‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 611 sur 761 · MAT MÉTAPHYSIQUE · texte numérisé non relu

MAT MÉTAPHYSIQUE

qi consiste dans Pimperfection des êtres ; c’est la condition nécesire de toute créature. Il serait contradictoire que la créature fût parüte, puisqu'elle est essentiellement contingente et dépendante (?). Je mal métaphysique est négatif : c’est une simple limitation de l’être, absence d’un bien ; ve. l'ignorance est l’absence de ce bien qu’on omme science. On ne peut donc tirer de l'existence du mal métaphyue aucune objection contre la Providence, car la créature est nécesrement bornée, et il valait mieux que les êtres fussent ainsi que des, ne | ne pas être du tout. Se plaindre que les créatures sont imparfaites, c’est se plaindre qu'il y ait des créatures. [l ne peut pas plus exister de monde [Sans imperfection que de mouvement. sans vitesse. C’est pourquoi Leibniz

4) Sur la prétendue impossibilité de constater le miracle, Cf. W. DEVIVIER, Cours d’Apo- | étique... 1re pe Ch. mi, Art. II, p. 227 sqq., Paris-Tournay, 1907 *°. — G. SORTAIS, Ea 0 sa vidence. et le Miracle…., Ch. 1v. — « On dira aussi que, si tout est réglé, Dieu ,ne:Sauraitae sen c faire des miracles. Mais il faut savoir que les miracles, qui arrivent dans le monde, ent aussi enveloppés et représentés comme possibles dans ce même monde considéré St état de pure possibilité ; et Dieu, qui les a faits depuis, à décerné dès lors de les faire nd il a choisi ce monde. » (Leibniz, Essais de Théodicée.…., 17e P., $ 54). 4 J'LEIBNIZ, Théodicée..., Ire P., $ 20-21 ;, II° P., $ 335. Monadologie, $ 49.

IN

ces faits sont le résultat des lois qui président à l'harmonie de lPunive à

pour qu’il soit intéressé à la conservation de son être. La douleur est

force et la douceur. (PsYcnoL., 64, $ B).

a dit excellemment : « Dieu est la cause de toute la perfection qu di Y dans la créature ; et, quant aux défauts de la créature, ils ont leur cau non pas en Dieu, mais dans la limitation de la réceptivité de la créæ

ture. » : ne |

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