‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 130 sur 604 · III. — ARISTOTE · texte numérisé non relu

III. — ARISTOTE

A) Exposé : Aristote définit la vertu d'une manière générale, « une habitude ou manière d'être», â';^ (*). Mais il a soin de préciser la nature de cette habitude ; elle consiste à garder une juste mesuie entre l'excès et le défaut, dans les passions et dans les actes : IVIe-joTï)? Ttç apa iaxh h àpsTr^ (^). Enfin, réunissant les divers éléments, Aristote donne cette définition détaillée : « La vertu est une habitude qui dépend de notre volonté, consistant dans ce milieu qui est relatif à nous, et qui est réglé par la raison comme le réglerait l'homme vraiment sage (^). "licTtv aoa v) àpsTV) £;-.; -poatCET'.xr^, £v asTOTriTt oO^îa xr) TTpo; v];^5t;, wptaixÉv/) Aoyw xat (o; àv ô 'ipovty.o; ôiicstsv.

Voici les trois conditions requises pour la vertu :

1° La connaissance de ce que l'on fait. En cela, Aristote est d'accord avec Platon.

( M Platon, Phédon, Édition Didot, T. I, p. 67 c au bas ; 72 d au haut, etc. ; 73 c-e. ( •) Platon, Phédon, Ibidem, p. 73 e : àperri àpu-Ovi'a. (•) Platon, République, L. I.X, Éd. Didot, T. II, p. 176, c-d. < *) AniSTOTE, Morale à Nicomaque, L. II, Ch. vi, § 11. (') -A^tBTOTE, Morale à Nicommque, L. II, Ch. vi, § 13.

( *) Aristote, Morale à Nicomaque, L. II. Ch. vi, § 15. Traduction de Barthélémy Saint-Hilaire.

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