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LE LIBÉRALISME

Ce mot équivoque est pris en sens divers qu'il faut préciser :

A) Sens général : doctrine favorable à la liberté.

B) Sens politique : système qui tend à faire prévaloir les libertés civiles et politiques (107) contre l'absolutisme de l'État.

C) Sens social-religieux : on peut, à ce point de vue, distinguer trois sortes de Libéralisme :

L — Libéralisme absolu : il proclame l'indépendance souveraine de l'homme qu'il prétend affranchir de Dieu, et travaille à organiser la société d'après ce principe impie {^).

II. — Libéralisme modéré : il accorde au vrai et au faux, au bien et au mal une égale liberté d'expansion et de propagande (^). Il repose sur une double erreur :

a) Erreur théorique : il accepte Vlndifférentisme ou plutôt le Nihilisme doctrinal, qui consiste à mettre, sur le même pied, le vrai et le faux, le bien et le mal.

b) Erreur pratique : il suppose à tort que la libre discussion des idées n'a pas un contre-coup nécessaire dans les faits et demeure inoffensive (67, § III, C 20).

( ') On consultera avec profit le Programme de la Corporation des Publicistes chrétiens, intitulé : Réformes nécessaires, où les principales revendications des Catholiques sont énumérées et motivées. Paris, au Bureau Catholique de Presse, 23. rue Vineuse, XVI'.

( *) Cf. Proudhon, De la Justice dans la Révolution ci dans l'Église, Paris, 1858.

( ') Cf. DoNoso Cortès, Essai sur le Catholicisme, le Libéralisme et le Socialisme, Œuvres, trad. française, T. III.

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