‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 366 sur 604 · A. — NATURE DU PYRRHONISME · texte numérisé non relu

A. — NATURE DU PYRRHONISME

Le Scepticisme (de ax£7rT0|jLat, j'examine) prétend que nous ne somrties certains de rien : toutes les opinions sont également incertaines. D'après Pyrrhon, des raisons d'égale force peuvent être opposées à toutes les opinions ou invoquées en leur faveur (llavTt Xo'yw Xo'yo; àvTÎxetxat). Aussi le sage doit-il s'abstenir de toute affirmation ou négation. La vraie sagesse consiste donc, au point de vue intellectuel, à suspendre son jugement : c'est F 'K-rro/r,. L'idéal moral de Pyrrhon, c'est l'apathie et l'indifférence absolues (à^îta-joûta).

Les Sceptiques ne contestent pas l'existence de la certitude comme phénomène subjectif, mais sa valeur objective. Ils ne doutent donc pas des apparences, mais ils ignorent si les choses §ont en elles-mêmes telles qu'elles apparaissent. Dans la pratique, ils conforment leurs actes aux apparences et reconnaissent une certitude qu'on peut appeler empirique.

Bref, le Pyrrhonien doute de V aptitude de V esprit à connaître la vérité^ à pénétrer la nature des choses.

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