‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 372 sur 604 · ARTICLE II. — LE RELATIVISME · texte numérisé non relu

ARTICLE II. — LE RELATIVISME

Certains philosophes prétendent que, toute connaissance étant essentiellement relative au sujet connaissant, nous n'atteignons jamais les choses telles qu'elles sont en elles-mêmes, mais seulement telles qu'elles nous apparaissent. Nous ne connaissons rien absolument, mais tout relativement. C'est dire que notre connaissance ne peut aller au delà du phénomène pour atteindre l'être et la substance, au delà du contingent et du relatif pour s'élever jusqu'au nécessaire et à l'absolu. Le problème métaphysique est donc hors des prises de l'esprit humain. Telle est la prétention du Relativisme. On l'appelle aussi Idéalisme, parce que, d'après ce svstème, nous ne connaissons que nos idées, et l'objet de notre connaissance est uniquement l'objet pensé en tant que pensé. Tout l'être se ramène donc à percevoir ou à être perçu. Esse est percipere aut percipi (Berkeley. Cf. Métaphysique, 36, I).

Le Relativisme a pris plusieurs formes, dont voici les principales : I, — Phénoménisme (Hume, Stuart Mill).

IL — Ciiticisme (Kant).

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