LE VITALISME
A) Exposé : le Vitalisme a été professé surtout par l'École de médecine de Montpellier. Bakthez a été son principal interprète. Cette doctrine admet dans tout être vivant, outre la matière douée de propriétés physico-chimiques, une force vitale distincte de l'àme et présente à tout l'organisme C'est une force analogue à l'àme, mais sans conscience
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et sans volonté. Le Vitalisme distingue donc dans l'homme deux principes immatériels, la force vitale et l'âme pensante : d'où le nom de Duodynamisme qui est parfois donné à ce système. Lordat, Giinther, Baltzer, Jouiïroy ont adopté le Vitalisme.
B) Arguments : 1° Les caractères, qui distinguent entre elles les tendances de la vie animale et les aspirations de la vie proprement humaine, sont si opposés qu'ils exigent un double principe.
2^ De même, les diiïérences, qui séparent les phénomènes physiologiques et les phénomènes psychologiques (Psych., 4), supposent une double cause.
3° Une force intelligente, dit Jouffroy, ne peut ignorer les effets qu'elle produit ; or Fàme n'a pas conscience de produire la vie physiologique ; elle n'en est donc pas la cause.
4° La dignité de l'àme raisonnable s'oppose à ce qu'elle soit chargée des fonctions matérielles de la vie organique.
G) Critique : 1» Ces arguments seront réfutés au numéro suivant (48, B).
20 L'hypothèse de ce principe vital distinct de l'âme est une hypothèse :
a) Gratuite : les Vitalistes n'ont pu donner aucune preuve de son existence.
b) Inutile : il ne faut pas multiplier les êtres sans nécessité. Or l'àmo humaine, conjointement avec les phénomènes physico-chimiques, suffit à expliquer la vie (48). Les agents physiques produisent des phénomènes d'un caractère spécial, quand ils sont soumis à l'influence de la force vitale.
c) Encombrante : elle complique sans profit le problème de l'union de l'âme et du corps, car il faudrait déterminer quels rapports ce principe vital soutient non seulement avec le corps, mais avec l'âme.