ARGUMENT TIRÉ DE L'UNITÉ DE LA PENSÉE
Aucune substance composée, étendue, divisible ne peut être le principe, le sujet de la pensée ; or l'âme est le principe de la pensée ; elle est donc une substance inétendue, simple, indivisible, c'est-à-dire immatérielle. Dans cet argument, la majeure seule est à prouver ; on peut le faire soit en considérant la pensée en général, soit en considérant une forme particulièio de la pensée, comme la comparaison ou la réflexion.
I. — La pensée en général : elle est essentiellement une, simple, indivisible, comme l'atteste la conscience. Qu'on prenne en effet un acte intellectuel quelconque, il faut reconnaître qu'il consiste essentiel-
( ') Fragments, dans Œuvres de Reid, traduites par Jouffrov, T. IV, p. i^-i.