‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 479 sur 604 · SCIENCE ET SAGESSE DE DIEU · texte numérisé non relu

SCIENCE ET SAGESSE DE DIEU

même aucune imperfection essentielle, nous l'attribuerons à l'intelligence divine en la portant à l'infini.

2^ Les qualités positives des êtres créés doivent être transportées en Dieu soit formellement, c'est-à-dire selon le même concept formel, quand elles n'entraînent aucune imperfection ; soit éminemment, c'està-dire sous une forme supérieure, quand elles sont mélangées d'imperfection. Cette forme supérieure remplace avantageusement l'autre, puisqu'elle peut, et d'une façon suréminente, tout ce que peut la première. Ainsi la connaissance intuitive peut être attribuée à Dieu, parce que son concept est exempt de toute imperfection ; la connaissance discursive ne peut l'être, parce qu'elle suppose une marche lente, détournée, dépendant d'intermédiaires. Mais l'intuition, élevée en Dieu à l'absolu, en tient lieu éminemment.

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