‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 487 sur 604 · AMOUR, BONTÉ, VÉRACITÉ DE DIEL · texte numérisé non relu

AMOUR, BONTÉ, VÉRACITÉ DE DIEL

exercée par chacun de ces éléments, les dispositions présentes de la volonté, le degré de sa puissance, la quantité de ses forces disponibles. Au moment d'agir la volonté est inclinée par un motif dominant. Elle n'est pas prédéterminée par lui, comme le soutient à tort Leibniz ; mais, par son choix, son acquiescement, elle le fait sien et de dominant le rend dominateur . Si des hommes perspicaces peuvent prévoir avec une certitude morale le parti que prendra telle volonté dans telles circonstances déterminées, pourquoi la science infinie de Dieu ne le pourraitelle pas avec une certitude absolue ?

Conclusion. — Des diverses solutions proposées jusqu'ici aucune n'est pleinement satisfaisante. On ne peut que souscrire à cette sage conclusion de Bellarmin : « Savoir de quelle manière Dieu connaît d'avance les futurs, c'est chose tout à fait difficile et peut-être incompréhensible en cette vie (^). »

Mais c'est encore le cas de rappeler que « l'ignorance du mode ne détruit pas la certitude du fait ». I gnorantia modi non tollil certitudinem jacti.

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