‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 520 sur 604 · II. — MAL PHYSIQUE · texte numérisé non relu

II. — MAL PHYSIQUE

A). — Les désordres de la nature : tempêtes, inondations, éruptions volcaniques, etc. — Ce ne sont que des désordres apparents, car ces faits sont le résultat des lois qui président à l'harmonie de l'univers. Pour bien juger un ouvrage il ne faut pas se borner à en considérer chaque partie isolément, mais il faut embrasser l'ensemble. Or l'ensemble de l'univers nous échappe : il faut donc se garder de voir du désordre dans des faits particuliers, dont nous ne voyons pas le lien avec le reste. Chaque progrès de la science a montré que ce qui était qualifié désordre n'était que désordre apparent et harmonie réelle.

B). — La douleur : !« Chez l'animal : c'est le seul moyen suffisant pour qu'il soit intéressé à la conservation de son être. La douleur est en effet un signe d'imperfection qui porte à. remédier au mal (Psych. 64. § B). La douleur chez l'animal est donc la condition d'un bien pour lui : elle est d'ailleurs beaucoup moins vive que chez l'homme (^).

20 Chez l'homme (^) : les maladies sont souvent les conséquences de fautes morales, le châtiment de l'intempérance. — De plus, en attachant la douleur à l'imperfection, la Providence a chargé le mal de se combattre lui-même, car la souffrance est l'aiguillon du progrès industriel et artistique. Elle développe dans l'homme toutes les vertus, notamment la force et la douceur. (Psychol., 64, § B).

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