‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 63 sur 604 · C. — CONSÉQUENCES PRATIQUES · texte numérisé non relu

C. — CONSÉQUENCES PRATIQUES

Si la solidarité ne saurait être regardée comme le principe de la morale, le fait de son existence et sa portée universelle auront du moins l'avantage de nous éclairer sur l'étendue de nos devoirs et de notre responsabilité :

1. — La constatation de cette solidarité est d'abord une leçon de modestie pour nous et d'indulgence pour les autres. Si nous avons quelque valeur, comment ne pas reconnaître qu'une part en revient à la famille et au milieu social dans lesquels nous avons grandi ? — Quand nous serons témoins des défaillances des autres ou que nous découvrirons des tares dans certains individus, ne soyons pas trop sévères envers eux. Leur responsabilité personnelle est peut-être atténuée : qui sait s'ils n'ont pas hérité de leurs ascendants des tendances pernicieuses et

(') Brunetière, Discours de œmbat, 2» série : l'Idée de solidarité, § II, p. 67, Paris 1907".

(') Darlu, Solidarité et Morale personnelle, dans l'Essai d'une philosophie de la solidarité, p. 127.

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