‹ Traité de philosophieChapitre 133 sur 921 · L — THÉORIE DE LA ROCHEFOUCAULD · texte numérisé non relu

L — THÉORIE DE LA ROCHEFOUCAULD

Il soutient, dans ses Maximes, que tous les motifs de nos actions dérivent de l' amour-propre : « Toutes nos affections et nos vertus vont se perdre dans l'intérêt comme les fleuves dans la mer. » Il en fait la revue et s'efforce de montrer qu'elles ne sont que des variétés de l'égoïsme : vg. « La reconnaissance est comme la bonne foi des marchands, elle entretient le commerce « ; — « la libéralité est la vanité de donner » ; — « Yamitié la plus désintéressée n'est qu'un commerce, où notre amourpropre se propose toujours quelque chose à gagner » ; — « la pitié est une habile prévoyance des maux où nous pouvons tomber », etc. La Roche foucauld en conclut que toutes nos inchnations ont leur sQurce dans l'amour-propre, c'est-à-dire « l'amour de soi et de toutes choses pour soi ». C'est aussi la doctrine de Hobbes, de Spinoza, d'HELVÉTius.

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