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CONNAISSANCE INSTINCTIVE, RÉFLÉCHIE

concreto : — les sens ne saisissent que les qualités sensibles qui sont concrètes et individuelles. — La connaissance réfléchie a pour objet Vabstrait, le général : elle dégage des données concrètes et particulières fournies par la conscience spontanée les concepts d'être, d'unité, d'identité, de causalité, de substance, de finalité, de liberté, de personnalité, etc. (72). — De plus la connaissance réfléchie peut s'élever jusqu'aux rapports généraux, jusqu'aux lois, c'est-à-dire jusqu'à la science. Son utilité se confond donc avec celle de la science, puisqu'il n'y a pas do science du particulier (Cf. Logique, L. II, Gh. I, 40).

IL — Rapports de ces deux connaissances avec :

1° Les opérations intellectuelles : le jugement, sous forme spontanée et instinctive, avant qu'il existe d'une façon distincte et réfléchie, est engagé dans les fonctions inférieures de l'intelligence : la perception (79, 95) ; • — la mémoire (106, I). — Il fait le fond même de V abstraction (133, II, B) et de la généralisation (136, II).

20 Les principes directeurs : ils sont les lois spontanées de la pensée, avant de devenir, sous leur formule abstraite, les règles de la pensée réfléchie.

3" Le langage : on peut abstraire, juger, raisonner sans le secours des mots; mais alors ces opérations sont fugitives et imparfaites (^). Les mots facilitent et perfectionnent la connaissance réfléchie (230).

Conclusion : la spontanéité est la forme primitive de toutes les opérations de l'esprit ; autrement la réflexion, faute de matière, ne pourrait pas commencer.

(M Sans le langage, dit Hamilton, les idées abstraites sont des étincelles qui ne brillent que pour mourir.

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