‹ Traité de philosophieChapitre 314 sur 921 · I. — C'est l'acte essentiel de l'intelligence. En effet · texte numérisé non relu

I. — C'est l'acte essentiel de l'intelligence. En effet

A. — 1° « La sensation n'est pas encore la connaissance ; elle n'en est que l'occasion et la matière. — 2^ L'image n'est que l'écho de la sensation. — 3° ^attention prépare la connaissance, mais ne la constitue pas. — 4° La mémoire la conserve et la reproduit, donc la présuppose. « — 5° Uidée n'est ni vraie ni fausse, prise en elle-même. Elle ne devient telle que lorsque l'esprit la rapporte à un objet avec lequel elle s'accorde ou ne s'accorde pas. Or cet acte de l'esprit c'est un jugement. Il n'y a donc connaissance proprement dite que quand l'esprit affirme des rapports.

« Aussi le jugement, au moins sous sa forme spontanée, intervient-il dans les fonctions inférieures de l'intelligence : percevoir, c'est juger qu'une sensation est produite par un objet extérieur (79) ; — se souvenir, c'est juger qu'une idée correspond à un événement passé (107).

(< .4 fortiori le jugement est-il impHqué dans les opérations proprement intellectuelles : abstraire, ce n'est pas seulement faire attention

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