JUGEMENT ET CROYANCE : HUME
en les comparant, le sujet de l'attribut, et distingue entre eux un rapport logique qu'il affirme ou qu'il nie : il n'y a pas simple juxtaposition, mais composition.
On objecte l'association qu'on remarque chez l'animal. Mais l'association cli-ez l'animal, comme d'ailleurs chez l'homme, quand elle est isolée du jugement, n'est qu'une contrefaçon du jugement qu'elle supplée : vg. le chat qui s'approche du foyer pour se chauiïer, parce qu'à la sensation visuelle de la flamme est associé le souvenir de la chaleur qu'elle lui a causée, n'a pas fait un jugement. C'est une « simple consécution », comme dit Leibniz (^), de sensations et d'images. Pour faire un jugement, il faudrait qu'il vît le rapport logique existant entre la chaleur et la flamme et qu'il se dît : la flamme rentre dans la catégorie des objets chauds.
Remarque : Descartes a rapporté l'acte du jugement à la volonté (148, § B).