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460 QUALITÉS d'une LANGUE BIEN FAITE (234)
III. — Au point de vue généalogique : c'est-à-dire d'après la race. Cette classification serait la meilleure ; mais elle n'est pas possible partout, d'autant que les langues sont souvent indépendantes de la race. Voir, comme échantillon, le tableau ci-joint d'une classification généalogique^ tracé d'après Max Mûller (p. 457-458).
Remarque : unité primitive du langage. — « La philologie comparée a démontré isolément la parenté qui rehe entre elles les différentes langues de la famille indo-européenne et de la famille sémitique, ainsi que de plusieurs branches de la famille touranienne, mais elle n'a pu aller plus loin » (1). La linguistique n'arrivera peut-être jamais à démontrer l'existence de l'unité primitive du langage, faute de documents assez anciens, qui permettent de rattacher les divers rameaux des langues connues à une même souche. Cependant la découverte de la langue dite accadienne ou sumérienne a fait avancer la question. Quoi qu'il arrive d'ailleurs, des linguistes éminents reconnaissent que la diversité actuelle des langues n'est pas un argument contre la possibilité de l'unité primitive. « Il n'y a point de hmites, dit Withney, à la diversité qui résulte des différents développements entre des langues originairement unes» (^). M. MûLLER est plus exphcite encore : « ... Nous arrivons à cette conviction que, quelque diversité qui existe dans les formes et dans les racines des langues humaines, on ne peut tirer de cette diversité aucun argument concluant contre la possibilité de l'origine commune de ces langues » (^).