LANGUE UNIVERSELLE
On peut entendre par langue universelle, soit :
I. — Une langue absolument universelle : théoriquement, ce n'est pas une invention impossible ; des tentatives plus ou moins heureuses ont été faites C^).
Mais, pratiquement, c'est une projet chimérique. Car comment faire accepter cette invention par toute l'humanité ? Gomment, s'il s'agit non seulement d'un système à''écriture, mais d'une méthode de langue parlée, fixer cette méthode et l'empêcher de varier avec les habitudes organiques et psychologiques des différents peuples ? (^)
(') G. LONGHAYE, Théorie des Belles-Lettres, p. 2.
(') Max MiJLLER, Nouvelles leçons sur la science du langage. Il cite vg. Wilkins, Essai d'un caractère réel et d'une langue philosophique. — - Don Sinibaldo de Mas, Idéographie (t. I, 2« leçon, p. 56 et s. de la trad. fr.).
(') Descartes parle ainsi de ce projet dans une lettre au P. Mersenne : « ... Je tiens que cette langue est possible... Mais n'espérez pas de la voir jamais en usage... » (Édition Cousin, t. VI, p. 61).