CONNAISSANCE DU PARTICULIER ET SCIENCE DU GÉNÉRAL
« Tous les hommes, dit Aristote, sont naturellement désireux de savoir ». llav-sç àvOpwirot xoZ sîSc'vat ofô'yovTat cpûaei (^). Cette curiosité a d'abord pour objet les choses individuelles. Puis rintelhgence distingue dans les individus leurs caractères et leurs rapports communs. L'esprit passe ainsi, spontanément, de 1^ connaissance du particulier à la connaissance du général. Laquelle de ces deux connaissances mérite le nom de science ? La science est la forme la plus parfaite de la connaissance humaine : elle est une connaissance aussi adéquate, aussi rationnelle, aussi profitable que possible. Or le général est seul susceptible d'une telle connaissance ; le particulier ne saurait donc être l'objet de la
(M Novum orgdtium, L. I, Aph. III.
(-) Cours de Philosophie positive, Leçon II<', p. 51. Paris, 18G9".
{'■') Métaphysique, L, I. C. ii, § 8, 9.
(') « Rien n'est plus propre à montrer la différence entre une découverte industrielle et une découverte scientifique que l'histoire de l'invention de l'éclairage par incandescence. » (A. Dastre, Revue des Deux Mondes, l"' février 1901, p. 699).
(^) Métaphysique, L. I, C. i, § 1.