B. — SENS RESTREINT
La philosophie des sciences, au heu de les embrasser toutes, peut s fragmenter. Chaque science peut avoir sa philosophie. Quand une scionc' cherche à se rendre compte de ses notions fondamentales, de ses principei et de sa méthode, surtout quand elle veut rendre raison des résultat; généraux auxquels elle est arrivée, s'efforçant de les enchaîner dans uni vigoureuse synthèse et d'en montrer les relations avec les autres sciences alors elle s'élève à la philosophie. On aura ainsi la philosophie des t I. — Sciences mathémati(iues : elle examinera l'origine des notion de figure et de nombre, l'apphcabilité des sciences abstraites à la réahti concrète, la nature et le rôle de l'infini mathématique, etc. (^).
II. — Sciences physiques : elle se demandera : vg. si les forces pliy siques sont irréductibles ou si elles ne sont que les transformations d'ui phénomène identique au fond, le mouvement. C'est ainsi que le Péri Secchi a écrit : L'unité des forces physiques. — Elle recherchera quell( est la constitution intime des corps ; c'est ainsi que J.-B. Dumas a écri une philosophie de la chimie. — Elle déterminera l'origine du monde des astres et de la terre ; c'est ainsi que Cuvier a composé le Discours sm les révolutions du globe.
III. — Sciences naturelles : elle construira une théorie sur l'originf des espèces, discutera l'opinion de Cuvier qui les regarde comme fixes et irréductibles, et l'hypothèse de Darwin qui fait dériver, par voie d( transformation, les espèces actuelles de quelques types primitifs Geoffroy-Saint-Hilaire a écrit une philosophie de Vanatomie.