‹ Traité de philosophieChapitre 736 sur 921 · II. — UTILITÉ DE UINDUCTION · texte numérisé non relu

II. — UTILITÉ DE UINDUCTION

La connaissance des lois de causalité permet :

A) D'expliquer les phénomènes et de les comprendre : Y ère scire per causas scire. Il n'y a pas, en effet, de science du particulier (40).

B) De les prévoir avec certitude : fort de cette prévision on peut pourvoir ù l'avenir : vg. un capitaine de vaisseau prévoyant le prochain déchaînement d'un orage prend ses précautions.

C) De les susciter, de les empêcher, de les modifier à volonté: par là on arrive à se rendre maître de la nature selon le mot de Bacon : Naturae, non nisi parendo, imperatur. « On ne commande à la nature qu'en obéissant à ses lois » ; vg. apphcation des lois de la nature : transports à vapeur, télégraphe, lumière électrique (39, § C) (^).

(') On en trouve une application frappante dans l'utilisation des hautes chutes d'eau. G. Hanotaux cite et décrit brillamment le premier essai en ce genre tenté par M. Berges à Lancey. Cf. Revue des Deux Mondes, 1" avril 1901, p. 481 sqq : Impressions de France. Les hautes chutes. La houille blanche.

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