‹ Traité de philosophieChapitre 746 sur 921 · II. — PRINCIPE DES CONNEXIONS ORGANIQUES OU DU PLAN DE COMPOSITION · texte numérisé non relu

II. — PRINCIPE DES CONNEXIONS ORGANIQUES OU DU PLAN DE COMPOSITION

On peut résumer ainsi la loi des connexions organiques d'après Geoffroy-Saint-Hilaire (^) : Tout être est composé d'après un type ou plan général dont les différentes parties sont toujours en nombre égal et semblablement placées, quelles que soient les modifications secondaires qu'elles puissent subir dans les différentes espèces. — Pour Geoffroy-Saint-Hilaire, les lois de coexistence représentent l'immutabilité du type. Le type est conçu comme un système de rapports

dévorer une proie, ses griffes pour la saisir et la déchirer, ses dents pour la couper et la diviser, le système entier de ses organes de mouvement pour la poursuivre et pour l'atteindre, ses organes des sens pour l'apercevoir de loin... Telles seront les conditions générales du régime Carnivore. Tout animal, destiné pour ce régime, les réunira infailliblement, car sa race n'aurait pu subsister sans elles.' >> (Cuvier, Discours sur les révolutions dit globe, Paris, 1830" p. 98-99). Mais ce principe ne permet pas de conclure a priori d'un caractère dominateur au caractère subordonné, parce que, dans ce cas, plusieurs caractères subordonnés sont indifféremment compatibles avec le même caractère dominateur : vg. un vertébré pent être mammifère, oiseau, reptile, batracien ou poisson (76, III, A). Pour lever l'indétermination il faut recourir à l'expérience. — Janet, Les causes finales, Appendice II.

{'■) CuviER, Annales du Muséum, T. XIX, p. 76. L'expérience n'a pas pleinement confirmé cette vue a jmori de CijVier, car nombre d'animaux inférieurs n'ont pas de système nerveux.

(-} On a voulu aussi expliquer les lois de coexistence par le Principe des Corrélations ORGANIQUES, qu'on peut formuler ainsi d'après Cuvier : Tout être organisé forme un système clos dont les parties se correspondent mutuellement et concourent à une même action définitive par une réaction réciproque. (Cf. Règne animal, Introd.). Mais ce n'est là que l'affirmation qu'il y a des lois de coexistence et non leur explication ; aussi Cuvier a-t-il eu soin de ramener ce principe des Corrélations organiques à un principe supérieur, qui en est la raison et qui l'explique, au principe des Conditions d'existence.

(') Et. Geoffroy-Saint-Hilaire, Philosophie zoologique. Discours préliminaire. — P. Janet, Les causes finales. Appendice IV.

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géométriques et numériques. C'est une explication anatomique fondée sur l'idée du plan de composition : tous les organes d'un animal sont liés ensemble par le fait même qu'ils font partie d'un certain type ou plan de composition (^). Ces organes peuvent parfois vaquer à des fonctions différentes, s'atrophier et devenir inutiles ; mais ils ne peuvent être supprimés. Ainsi, pour G. Saint-Hilaire, le principe qui rattache les uns aux autres les divers organes d'un être, c'est l'existence d'un typ^ immuable de l'espèce, d'après lequel sont produits tous les individus : c'est le point de vue statique C^).

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