I. — Partie centrale qui comprend
A) L'encéphale : qui se divise en trois organes :
lo Cerveau : portion de l'encéphale qui remplit la plus grande partie du crâne. Il a la forme d'un ovoïde irrégulier. — Substance molle, blanche à l'intérieur, grise à l'extérieur. ■ — Se compose de deux hémisphères, fictivement divisés en trois lobes :
a) antérieur (circonvolutions frontales).
h) moyen (circonvolutions pariétales).
a) postérieur (circonvolutions occipitales).
Au moins 600 millions de cellules et 4 milliards de fibres pour les relier.
2° Cervelet : portion de l'encéphale au-dessous du cerveau, en arrière de la moelle allongée.
3° Moelle allongée : portion de l'encéphale qui relie le cerveau à la moelle épinière.
B) Moelle épinière : gros cordon de substance nerveuse faisant suite au cerveau et à la moelle allongée.
II. — Partie périphérique : nerfs, cordons blanchâtres, faisceaux de fibres nerveuses. — Les nerfs qui sortent de l'encéphale s'appellent : crâniens (12 paires). ■ — Ceux qui sortent de la moelle épinière s'appellent rachidiens (31 paires).
Bell et Magendie ont distingué les nerfs en deux catégories : 1° Nerfs de la sensibilité, qu'on nomme centripètes ou afférents, parce qu'ils apportent les impressions du dehors au dedans.
2o Nerfs du mouvement, qu'on nomme centrifuges ou efférents, parce qu'ils transmettent l'action du dedans au dehors. — Les nerfs sensitifs et moteurs ne sont que des conducteurs. La différence est dans leurs racines : les racines postérieures sont sensitives ; les antérieures sont motrices (^).
(') M. A. Dastre expose ainsi les résultats de la science sur le fonctionnement du système nerveux {Revue des Deux Mondes, l" avril 1900, p. 667-671) : « Les relations conscientes de l'animal avec le monde extérieur offrent deux aspects : le milieu ambiant agit sur l'animal par la sensibilité ; l'animal réagit sur le milieu par le mouvement volontaire. — Le contact du monde extérieur se traduit par des excitations qui impressionnent les organes sensoriels placés en surveillance à la périphérie du corps. Ces impressions, par ébranlement moléculaire, sont transportées du point où elles ont été recueillies, c'est-à-dire de la frontière de l'organisme, vers un poste central, sorte de station intermédiaire, appelée centre nerveux, et qui se trouve dans la moelle épinière ou les parties de l'encéphale qui lui sont homologues, voire même dans des masses ganglionnaires indépendantes de l'axe nerveux. La nécessité de cette étape interposée sur le trajet de l'impression est absolue. La règle ne souffre pas d'exception : aucune impression n'est jamais conduite tout d'une traite à sa destination.