‹ Traité de philosophieChapitre 868 sur 921 · CRITÉRIUM : LE CONSENTEMENT UNIVERSEL SI · texte numérisé non relu

CRITÉRIUM : LE CONSENTEMENT UNIVERSEL SI

mis comnaiii ('). » Il constate qu'à, chacune de nos facullt-s r<|)(.[i<lf;nt des « principes primitifs de croyance ». Ce sont des « jugements naturels et primitifs » ({ui « font partie des données [)ron)ières dont la nature a doté l'entendement humain... Ils font partie de notre constitution... Co que nous appelons sens commun n'est que l'ensembli! de <es principes ; ce qui est manifestement contraire à l'un de ces principes est précisément Vahsurde {^). » Pour lui « la prémisse universelle de tous nos jugements » c'est la croyance « à la fidélité du témoignage de nos facultés «. lM»rt bien. « Mais comment sommes-nous assurés de cette vérité fondamenlalo, sur laquelle reposent toutes les autres ? Peut-être que l'évidence, «ju'on a si souvent comparée à la lumière, lui ressemble à cet égard comme à tant d'autres, et que, comme la lumière se manifeste elle-même, en même temps qu'elle nous montre les objets visibles, ainsi l'évidence, qui est la garantie de toutes les vérités^ est à elle-même sa propre garantie. Ce qui est indubitable, au moins, c'est que par les lois de notre nature nous sommes invinciblement déterminés à nous rendre à l'évidence (^). » En définitive, le critérium auquel semble se ralHer Reid, c'est donc Celui de Vévidence. Telle est aussi l'interprétation de Jouffroy, qui connaissait si bien la Philosophie écossaise : l'esprit humain « se sent déterminé par sa propre nature à former » les notions et vérités premières et << il n'y croit sur aucun autre motif que leur propre évidence et l'impossibilité où il est de juger autrement (*) ».

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