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RÉSIDÉ DE LA PREHIÈRE PARTIE

On aura soin de n’acheter que des plaques de bonne qualité, au moins au véritable trentième. Elles seront polies avec le plus grand soin , comme il a été dit , et on se rappellera qu’il vaut mieux recommencer un polissage que d’opérer sur une plaque d’une préparation défectueuse; avant de mettre la plaque sur l’iode on aura soin d’enlever toutes les poussières qui pourraient adhérer à sa surlace, et on surveillera avec soin le reste de l’opération , consultant souvent la teinte et retournant la plaque dans la botte pour avoir celte teinte uniforme et épier le moment où elle devient jaune d’or. Si elle venait avec des nuances verdâtres et voilées, il faudrait immédiatement la mettre au rebut , pour être frottée de nouveau; car ce serait la preuve que la plaque est empoisonnée de mercure, ou bien qu’une ancienne épreuve n’a pas été enlevée, ou bien encore qu’il y reste des traces de fixation.

S’il s'écoulait quelques instants avant de mettre lu plaque iodée sur la cuvette qui contient l’eau brùmée, et que quelques poussières s’y fussent fixées , il faudrait promener à sa surface avec une précaution infinie, pour les en chasser, l’extrémité flexible d’une poignée de coton arrachée à une carde, car chacune de ces poussière se trouvant saturée d’iode continue à agir autour d’elle, dans un rayon d’autant plus grand qu’elle est plus volumineuse, et annule par conséquent dans cette étendue les effets de la substance accélératrice.

Si l’on emploie l’eau brômée on se conformera à tout ce qui a été dit ; car si l’on se contentait de l’étendre d’eau en se guidant sur la couleur ou que l’on voulût faire servir plusieurs fois la même dissolution, ou bien enfin que l’on en versât dans la cuvette une plus ou moins grande quantité, on serait loin d’obtenir des résultats identiques, et on ferait bien mieux alors d’opérer d’après la couleur de la couche sensible en l'amenant à la couleur rose, soit avec le bromure d’iode, soit avec la liqueur hongroise, soit même avec l’eau brômée.

On aura grand soin que dans le passage de la substance accélératrice à la chambre noire , la plaque ne reçoive aucun rayon de lumière.

Nous ne pouvons établir de règle pour la durée de l'exposition à la chambre obscure ; mais, si l’élè've tient compte de toutes les circonstances qui modilient cette opération , quelques expériences suffiront pour lui faire acquérir une assez grande habileté.

On ajustera toujours au foyer, avec un grand soin, ou l’on apportera, si l’on se sert de repères, beaucoup d’attention à ce que le tiroir se trouve bien vis-à-vis de la division qui correspond à la distance de l’objet. On n’omettra pas , si l’objet à reproduire est très-inégalement éclairé , de masquer soit avec le rideau en drap, soit avec une étoffe noire, la partie la plus lumineuse. En retirant la plaque de la chambre noire, on prendra, pour la garantir de la lumière et de la poussière, les mômes précautions qu’en l’y mettant.

L’exposition au mercure devra durer au moins vingt minutes et quelquefois plus; néanmoins, on retirera l’épreuve aussitôt que l’on apercevra que les noirs commencent à se cendrer ; en général, nous engageons à chauffer peu, mais souvent. Dans le commencement on devra consulter le thermomètre ; mais une fois qu’on saura apprécier à la main le degré de chaleur convenable, on fera mieux de s’en passer. On aura soin que la lumière ne vienne point frapper l’image avant qu’elle ne soit bien mercuréc; pour cela, on ne soulèvera le rideau noir qui couvre la vitre qu’après plusieurs minutes et alors qu’on supposera déjà l’image formée.

Le lavage et le fixage au chlorure d’or pourront se faire en n’omettant rien de ce que nous avons indiqué dans les chapitres IX et X. Le dernier lavage , après avoir fixé l’épreuve, peut être fait simplement à l’eau filtrée; mais pour les grandes plaques on fera bien de suivre exactement les procédés de M. Fizeau.

— or. —

L’encadrement de la plaque a aussi une certaine importance pour son effet; quoique l’on ail généralement adopté des passe-partout à fonds blancs , nous trouvons que ces encadrements , d’assez bon goût du reste lorsqu’ils sont bien exécutés, nuisent singulièrement à l’effet du dessin photographique. En effet, l’échelle de tons de ces images est extrêmement bornée, elle varie du noir à un blanc plus ou moins gris; n’est-ce donc pas l’écraser que de l’entourer d’un immense placard d'un blanc éclatant? les cadres en velours un peu foncés, ceux dorés, les passe-partout garnis d'un fond un peu sombre feront infiniment mieux.

ns DE LA PREMIÈRE PARTIE.

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