IY. DEVELOPPEMENT DE L’IMAGE SUR PAPIER SEC
La marche à suivre pour celle opération diffère essentiellement de celle indiquée pour les papiers mouillés. Tandis que l’envers des papiers mouillés est préservé de toute espèce de taches par l’immersion de l’épreuve dans le bain d’acide gallique, les papiers secs ont leur envers profondément taché par le même acide.
11 faut donc éviter avec le plus grand soin que l’envers du papier ne soit mouillé par le bain d’acide gallique. Au surplus, rien n’est plus facile. Pour cela, on verse un peu d’acide gallique dissous dans l’eau sur une glace bien calée, qui déborde le support sur lequel elle repose, et qui soit moins grande d’un demi-centimètre en hauteur et en largeur que le papier impressionné que l’on doit placer sur sa surface.
En soulevant le papier, et en le regardant de temps en temps par transparence à la lumière d’une bougie, on voit l’image se développer et on la soustrait à l’action de l’acide gallique lorsqu’elle a acquis toute la vigueur et toute la netteté désirables.
On procède de la môme manière pour les papiers au sérum et à l’albumine; pour les papiers au bromure d’iode, on fait venir l’épreuve en frottant le papier avec le mélange d’acéto-nitrate et d’acide gallique, comme lorsqu’il s’est agi de l’exposer à la chambre noire. C’est absolument la même opération à refaire une seconde fois.
Il sera bon de ne faire le mélange de 1 acéto-nitrate et d’acide gallique qu’au moment de s’en servir, car cette préparation se colore au bout de quelques minutes et alors le résultat est défectueux.
L’addition du nitrate d’argent à la dissolution d’acide gallique n’est utile, lorsqu’on emploie les papiers au bromure d’iode, que pour obtenir un effet plus énergique ; car en prolongeant la durée de l’exposition l’acide gallique suffit parfaitement.
Lorsque l’acide gallique a produit toute son action, et que l’épreuve a acquis toute la puissance désirable, on la lave à grande eau, et on la fixe soit avec le bromure de potassium, ou l’hyposulfite , comme il a été dit au § IV du chapitre Y, pour les épreuves obtenues par la voie humide.