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rons dans notre ouvrage sît l'analomic du syslcnie nerveux cérébro-spinal , plusieurs faits tendant à éclaircir ce i)oiut si important de l'anatomie du cerveau des quadrupèdes et des «iseaux : nous croyons même les avoir présentés plus distinctement , et même avec beaucoup plus d'avantage que ne l'ont fait, avant nous, les deux anatomistes qui nous ont précédé.
Les systèmes nerveux particuliers du cerveau se terminent par un épanouissement fibreux, disposé en couclies ; de même que les autres systèmes nerveux s'épanouissent en fibres à leur extrémité périsphérique.
Ohservation, Cette proposition nous parait généralement vraie.
Aucun système particulier du cerveau ne peut être dérivé d'un autre système cérébral ; de même que les autres systèmes nerveux , aucun ne peut être dérivé d'un autre.
Ohservation.
Cette idée est celle qui jusqu'à ce jour a dominé les anatomistes les plus distingués. Quelques anatomistes et physiologistes ont prétendu cependant qu'une partie cérébrale pouvait en suppléer une autre ; ce qui serait contraire à la proposition ci-dessus énoncée : mais l'assertion de ces derniers anatomistes ou physiologistes n'est rien moins que démontrée.
Tous les systèmes nerveux particuliers du cerveau sont mis en communication avec les systèmes voisins , par des branches communicantes , ainsi que les autres systèmes le sont entre eux.
Tous les systèmes particuliers du cerveau sont doubles comme ceux de la colonne vertébrale et des sens.
Les parties doubles du cervelet et du cerveau sont , de même que celles de la colonne vertébrale et des sens , réunies entre elles par des appareils de réunion.
plu/uer le dJ faut de corps calleux ou de Jihres rentrantes, le docteur Spurzhciin admet que la nature a suwi une autre marche pour les. oiseaux que pour les quadrupèdes. Nous crojons que cette explication sera loin de satisjliire les esprits un peu sci>ères.
DE l'nUE.NOLOGlE. . 121
Observation.
Les propositions, 9, 10 et 11 ne présentent aucune idée neuve ; mais, par leur manière d'étudier le cerveau, MM. Gall et Spurzheim ont fixé davantage l'attention des anatomistcs sur les points principaux qui leur servent de base.
Les systèmes nerveux du cerveau , qui sont un prolongement ou un renforcement des faisceaux pyramidaux , sont seuls en communication par cntrecroisemea? avec les systèmes nerveux de la colonne vertébrale.
Observation.
Nous avons déjà dit que cet entrecroisement était évident chez l'homme et les quadrupèdes, et que c'était à tort que quelques anatomistes , comme Chaussier par exemple , en avaient nié l'existence. Nous avons en même temps fait observer qu'un anatomiste français , Pourfour-Petit , l'avait trouvé bien avant Gall , et en avait donné une excellente description.
De même que les systèmes nerveux du bas-ventre , de la poitrine "et de la <;olonne vertébrale sont plus ou moins nombreux dans les diffèrens animaux , et de même que les animaux sont doués d'un nombre plus ou moins considérable de sens ; de même aussi les diverses parties du cerveau sont plus ou moins nombreuses dans leâ différentes espèces.
Observaiion.
Cette proposition et les dix qui vont suivre , sont foutes enchaînées ensemble. Elles ne sont , comme nous allons le voir, qu'une conséquence de la première , qui admet la pluralité de systèmes nerveux et conséquemnient des facultés. Nous avons déjà observé que , long-temps avant Gall , Herder et lîonnet , avaient positivement reconnu la pluralité des organes du système nerveux cérébro-spinal; celui ci ne s'est pas contenté d'en faire une application à l'espèce humaine, mais encore à tous les animaux. Voici , par exemple, une des observations générales de cet auteur à ce sujet (1) : « La » construction des machines animales a été calculée sur le nombre et la di- » versité des objets qu'elles doivent produire , relativement à la place qui » était assignée à chaque espèce dans le système de l'animalité : le cer- » veau du singe, beaucoup moins composé que celai de l'homme, l'est in- )> comparablement davantage que celui de l'huître. » Nous ne reproduirons
(IJ Boiiuct , Palin^cncsie f tome I, page 195.
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pas ici tous les passages , et ils sont nombreux , cités par Bonnet en faveur de la pluralité des organes cérébraux de l'homme et des animaux : on regrette seulement que ce philosophe n'ait point donné de faits anatomiques plus nombreux que ceux qu'il a présentés. L'ouvrage de Gall a donc sur le sien un avantage marqué sous ce rapport ; mais que l'on ne s'y trompe pas , il y a aussi plus de théorie que de pratique dans l'ouvrage de Gall , du moins quant aux animaux. Kt en fait de sciences naturelles , il ne s'agit pas de citer , comme il l'a fait , une longue liste d'animaux remarquables par une faculté ; car il suffit pour cela d'ouvrir le premier ouvrage sur l'histoire naturelle des animaux. Gall aurait dû au moins donner une idée de cette complication du système nerveux , en traitant cette partie autrement qu'il ne l'a fait.
De même que les autres systèmes nerveux sont tantôt plus gros , tantôt plus simples, tantôt plus composés, dans les différentes espèces d'animaux, de même aussi les systèmes cérébraux analogues entre eux sont plus gros ou plus petits , plus simples ou plus composés , dans les diverses espèces d'animaux.
Observation.
On Voit que cette proposition n'est qu'une conséquence de celle qui la précède ; car là où il y a complication d'organes , on doit aussi trouver des différences de forme et de composition.