‹ Traité de phrénologie (volume 2)Chapitre 52 sur 78 · SIX · texte numérisé non relu

SIX

AUacheiiiPnt.

Je ne m'appesantirai pas beaucoup sur cette faculté, dont l'existence est trop bien |>rouvée pour avoir besoin de démonstration. Ses caractères me paraissent aussi trop tranchés pour qu'elle soit confondue avec une autre.

316 TBAITÉ

Des milliers d'oiseaux vivent par troupes avant ou après l'accouplement , Presque fous les oiseaux de passage voyagent en bandes plus ou moins nombreuses. Chez les quadrupèdes, nous voyons beaucoup d'espèces vivre en compagnie, tels sont les singes, les chevaux sauvages, les cerfs, les chevreuils; d'autres, au contraire, ne vivent que par couple : les renards, les blaireaux, leâ martes sont dans ce cas.

L'homme est un animal éminemment organisé pour vivre en société. Indépendamment du penchant naturel qui le porte à s'attacher à ses semblables, il possède d'autres facultés qui ne peuvent se développer que dans leur commerce. Combien de facultés eussent été peu connues ou peu énergiques, si les hommes qui les possédaient n'avaient pas trouvé dans la société de ceux qui les entourent de puissans excitans?

En laissant à part ce pêle-mêle d'intérêt qui en impose souvent aux hommes et leur fait prendre le change dans beaucoup de cas, on ne peut s'empêcher d'admettre qu'il existe chez eux des différences frappantes dans leurs relations. Il en est, et j'en connais plusieurs , qui ne s'attachent à personne, ou qui sont d'une tiédeur étonnante en amitié. D'autres, au contraire, se font remarquer par un attachement que la mauvaise fortune ne fait pas toujours disparaître. Ces cas cependant sont assez rares. J'ai la conviction qu'il existerait plus d'attachement entre les hommes, si raille circonstances extérieures, telles que le torrent du monde et des passions , ne venaient les distraire d'un penchant qui leur est si naturel. Rien ne contribue plus à fortifier l'amitié que l'habitude de vivre longtemps ensemble et dans la retraite ; rien ne la diminue plus au contraire que l'éloignement et la dissipation. Souvent deux individus naturellement disposés à s'attacher l'un à l'autre, deviendront ennemis , par cela même qu'ils parcourront la même carrière : avec deux professions différentes ils eussent été inséparables.

On sait qu'il en est de certains peuples comme des individus. Il existe chez quelques-uns une disposition assez saillante pour former un des traits du caractère national : les Suisses sont généralement très-attachés à leur pays. Je n'en ai pas rencontré un seul qui ne m'en parlât avec plaisir, souvent même avec attendrissement. On sait qu'il était défendu aux regimens suisses de jouer le rans-des-vaches, sorte d'air qui , en leur rappelant le pays natal , produisait la nostalgie. Je me rappelle avoir vu mourir à l'hôpital de Caen un jeune soldat suisse , dont la maladie ne présenta d'autres caractères qu'un dépérissement journalier , évidemment occasionné par le regret d'avoir quitté sa famille et son pays , dont il s'entretint jusqu'au dernier soupir. Peu de temps après , un Italien mourut avec les mêmes symptômes.

La faculté de l'attachement devait être bien prononcée chez le philosophe Montaigne , car jamais homme n'a peint ce sentiment avec des couleurs plus vives et plus vraies. On voit, en le lisant , que personne n'avait plus que lui goûté les charmes et les douceurs d'une amitié sincère. Je souhaiterais, dit-il, pjirlor à dos gens qui eussent essayé ce que je dis: mais sachant combien c'est

DE rnRENOLOGlB.

chose éloignée du commun usage qu'une telle amitié, et combien elle est rare , jo ne m'attends pas d'en trouver aucun bon juge ; car les discours mêmes que l'antiquité nous a laissés sur ce sujet , me semblent lâches au prix du sentiment que j'en ai ; et en ce point les effets surpassent les préceptes mêmes de la philosophie. « Si on me presse , conlinue-t-il , de dire pourquoy ie l'aimais (la Béotie ami de Montaigne) , je sens que cela ne se peut exprimer qu'en rc?pondant : parce que c'estait luy , parce que c'eslait moy. Il y a au delà de de lout mon discours , et de ce que i'en puis dire particulièrement , ie ne scais quelle force inexplicable et fatale , médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous eslreveus, et par des rapports que nous oyons l'un de l'aullre , qui faisoient en nostre affection plus d'effort que ne porte la raison des rapports ; ie crois par quelque ordonnance du ciel , nous nous embrassions par nos noms : et à notre première rencontre, qui feut par hazard en une grande fesle et compagnie de ville , nous nous trouvasmes si prins , si cogneus » si obligés entre nous , que rien , dès lors , ne nous feut si proche que l'un à l'aullre. Au demeurant , ce que nous appelons ordinairement amis et amitiez, ce ne sont qu'accointances et familiarilez nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. Enl'amillô, de quoy ie parle, elles se meslent et confondent l'une en l'autre d'un meslange si universel , qu'elles effacent et ne retrouvent plus la cousture qui les a ioinles (1). » Je ne rapporterai pas ici tout ce que Montaigne dit sur l'amitié: son vieux langage, loin d'affaiblir ses pensées , leur donne dans CL'lle occasion plus de charme et plus de force.

Il n'est pas rare de rencontrer dans le monde des personnes entièrement étrangères aux plaisirs de l'amitié. Quant à ce défaut , se trouvent réunis la faculté de conservation , celle qui préside au choix des alimens , et le désir de posséder , dans un haut degré de développement, il en résulte un caractère profondément égoïste.

Le développement considérable de quelques facultés communes à l'homme et aux animaux n'exclut pas celle de l'attachement : c'est là ce qui explique pourquoi des hommes très-dépravés ont cependant fait preuve de beaucoup d'atlacliement. Gall cite l'histoire d'un voleur de grand chemin qui se pendit afin de ne pas être forcé de trahir ses complices, et il attribue cette conduite à rattachement. Il n'est pas impossible que l'attachement de cet homme pour ses compagnons ait entré pour quelque chose dans sa conduite; mais je ne pense pas qu'il en ait été la seule et unique cause. Souvent la fermeté est Irèsdéveloppée chez les grands scélérats , et cette faculté seule pourrait donner lieu au même résultat. Chez d'autres, la vanité pourrait produire le même effet.

Les observations que j'ai faites sur le crâne de plusieurs personnes remarquables par leur attachement, m'ont appris que Gall et Spurzhcim avaient

(I) Montaigne, livre XXVll.

placé le siège de l'organe de cette faculté trop en dedans et trop haut. Sa véritable place me paraît être celle que j'ai indiquée par le n" 9, pi. LXXXVII, fig. 2; cette région est généralement plus développée chez la femme que chez l'homme; elle l'est aussi dans un degré remarquable cliez les Nègres. Le crâne représenté fig. 1, pi. CXIV, la présente dans un haut degré de développement; c'est celui d'un Calraouck faisant partie de la collodion de Gall. Cet homme ne cessa durant toute sa vie do donner des preuves d'attachement à ses maîtres.

Chez les singes , la place de l'organe de l'atlachement est absolument la même que chez l'homme. J'ai trouvé cette région très-dôveloppée sur tous les crânes de singes qui font partie de ma collection.

Chez les oiseaux capables de s'attacher aux personnes, ou qui vivent en société, la région 9, pi. XCIII, fig. '^, que je considère comme celle qui répond à l'organe de l'attachement, est ordinairement très-apparente. Que l'on examine maintenant les crânes de la corneille manlelôe , pi. XLIV, fig. 3 , du choucas , id. pi. , fig. S ; de la pie , id. pi. , fig. 4 ; de l'oie , pi. , LI , fig. 1 et 2; de l'étourneau , pi. XLVI, fig. 4; du geai , pi. LXVIII , fig. 1 , et l'on trouvera que chez tous , cette partie est assez renflée. Elle est surtout très-apparente sur le cerveau de l'oie domestique. Les observations et les recherches que j'ai faites sur cet oiseau m'ont prouvé non-seulement qu'il aime à vivre en troupe mais qu'il est très-capable de s'attacher aux personnes qu'il affectionne. J'ai rapporté dans le Mémoire que je présentai à l'Institut de France, l'histoire d'une oie qui s'était attachée singulièrement à un fermier dont j'étais le médecin ; cet animal le suivait partout : un jour il vint le trouver jusque chez un de ces amis qui demeurait à plus de deux cents pas de chez lui.

Les perroquets sont ordinairement très-susceptibles d'attachement. Je possède dans ma collection le crâne d'un petit perroquet appartenant à l'espèce connue sous le nom d'inséparable ; il mourut le lendemain de la mort de sa femelle. La région que je viens d'indiquer est très-bombée. J'ai dans ce moment une petite perruche du Sénégal? qui affectionne beaucoup la femme-de-chambre d'une dame qui demeure près de moi : celle-ci fut obligée de s'absenter pendant quelques jours ; sa disparition produisit un effet très-remarquable sur cet oiseau qui devint, au bout de deux jours , d'une maigreur étonnante ; ce ne fui qu'au retour de celte personne qu'elle reprit ses allures ordinaires et tout son appétit.

Qui n'a entendu raconter les traits d'attachement dont certains chiens ont donné des preuves ? Il est digne de remarque que chez cette espèce d'animal la première impression s'efface rarement ; il faut même qu'elle soit bien forte , puisqu'on en a vu quitter des personnes chez qui ils étaient parfaitement soignés, pour retourner avec leurs premiers maîtres chez qui ils étaient loin de trouver les mêmes avantages. Une pareille conduite nous surprendra moins si nous examinons la conformation du cerveau du chien dans la région affectée à rattachement. L'organe de celte faculté est généralement (rès-dèveloppc

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chez eel animal: cependant la femelle est celle qni le présente commun6racn( dans le plus haut degré. La circonvolution marquée 8, pi. LXXV, fig. 6 , est celle qui constitue Torgane de rattachement ; elle se termine , comme on le voit en consultant le dessin fini , fig. 2, pi. LXXX , par une espèce de crochet , dont la convexité est en dehors. Pour le chat, la portion de circonvolution située entre 10 et 12 , et formant , comme chez le chien, une sorte de crochet, m'a toujours paru saillante chez les chats capahles de beaucoup d'attachement. Chez les animaux à cerveau lisse , tels sont le lièvre, le lapin, la taupe , qui vivent par troupes , la même région se trouve renflée d'une manière sensible.

Je dois faire remarquer ici , qu'après avoir indiqué le siège de l'organe de l'attachement chez l'homme , Gall se contente de dire que la même région se trouve très-développée chez certains animaux. C'est , comme on le voit , une manière très-commode de faire de la science. Mais quelle est cette région chez les animaux? C'est ce qu'il n'indique en aucune manière. Au reste , nous retrouverons partout dans son ouvrage , le même vague quand il s'agira de préciser le siège des organes chez les vertébrés.

SX.

Organe du penchant à la reproduction.

Chez les animaux des classes inférieures , tels que les poissons et les reptiles, les facultés dominantes se bornent à trois principales : se conserver, se nourrir et se reproduire. Si d'autres facultés se manifestent, on peut dire, d'une manière générale, qu'elles ne sont que les rudimens de celles que nous retrouverons à un plus haut degré chez les animaux des classes supérieures. Par reproduction nous n'entendons pas ici la faculté de reproduire un individu semblable à soi ; nous voulons seulement indiquer un penchant qui n'a rien de commun avec les autres , et qui existe chez tous les vertébrés. Son activité, son énergie et sa durée varient beaucoup , suivant les espèces, et ne se manifestent qu'à une certaine époque de la vie : c'est ordinairement celle où les animaux ont atteint leur complet développement.

L'influence du pencliant à la reproduction sur l'activité des autres facultés , est on ne pent plus remarquable : c'est ordinairement à l'ûge où il entre en action , qu'une nouvelle énergie , une sorte de surabondance vitale se laisse apercevoir chez tous les animaux sans exception. Le coassement des grenouilles, le bourdonnement des insectes, les hennissemeus des chevaux , les longues courses qu'entreprennent certains herbivores et carnassiers , annoncent un état de surexcitation , dû en partie à l'activité qu'imprime à tout le système nerveux l'une des plus importantes fonctions de l'espèce. Qui n'a observé l'activité que le penchant à la reproduction donne aux facultés des oiseaux? que d'agitations, que de soins, que de mouvcniens ! Les oiseaux

â20 TRAITÉ

clianfeurs qui s'étaient tenus silencieux pendant l'automne et l'hiver , font entendre de toutes parts leurs chants harmonieux.

L'homme est de tous les animaux le plus favorisé sous le rapport de la durée et de l'énergie du penchant à la reproduction. Si quelques animaux ont pu le satisfaire un plus grand nombre de fois dans un temps donné, c'est que chez eux la sensation qu'il fait éprouver aura été beaucoup moins vive et accompagnée d'une perte moins grande. Chez la majeure partie des animaux , il existe d'assez longs intervalles entre les périodes où ce penchant entre en action : l'homme au contraire peut le satisfaire à toutes les époques de l'année, et même jusqu'à un âge assez avancé.

L'organe qui préside au penchant à la reproduction , présentant chez tous les vertébrés une multitude de variétés de volume et d'activité, on doit s'attendre à trouver des nuances innombrables d'action et d'énergie de cette faculté. Chez quelques espèces , son intluence est peu remarquable et son action de peu de durée , tandis que chez d'autres son énergie est telle, qu'elle subjugue et anéantit toutes les facultés. Si l'animal qui l'éprouve jouit d'une bonne santé ; s'il vit dans l'état de continence sans pouvoir satisfaire le penchant qui le domine , des traces évidentes d'un état maladif ne tardent pas à se manifester. J'ai vu des chattes et des vaches maigrir à l'époque de leur chaleur, de manière à n'être plus reconnaissables. Les loups se livrent alors des combats acharnés pour s'emparer d'une femelle.

A l'époque du rut, les cerfs parcourent des distances incroyables et deviennent d'une maigreur effrayante. L'homme n'est pas plus que les animaux à l'abri des accidens que produit le penchant à la reproduction non satisfait. Buffon a peint avec une rare vérité d'expression les effets fâcheux que produisit chez l'infortuné curé de la Réolle une continence portée à l'extrême. Quels sont les journaux qui n'ont pas retenti de l'attentat horrible du curé Maingral? quelle est l'ame honnête qui n'a pas frémi d'horreur au récit des détails qui l'accompagnent ? C'est un homme qui , pour satisfaire sa passion brutale, entraine une jeune femme dans un lieu retiré de sa maison, et qui après l'avoir vainement sollicitée de céder à ses désirs, ne trouve d'autres moyens de la posséder que de l'étouffer. Ni la présence de sa servante, ni les cris de sa victime ne peuvent l'arrêter un instant. Ce n'est plus une passion , c'est une rage qu'il faut assouvir! Si de pareils actes pouvaient être calculés de sang froid, il n'existerait pas de châtimens trop sévères pour leurs auteurs. Je conçois l'influence que de pareilles atrocités doivent avoir sur les masses qui ne voient que les actes sans tenir compte des circonstances qui les produisent ; mais pour celui qui connaît l'homme , pour le médecin surtout, leur rareté et les scènes dégoûtantes qui les accompagnent sont précisément ce qui prouve que les individus qui les ont commises étaient dans un état trèsvoisin d'une aliénation mentale. Supposons pour un instant, qu'au lieu d'être célibataire , Maingrat eût été marié. Est-il presumable qu'il se fût porté à de pareils actes ? N'est-il pas à croire au contraire que l'état de continence dans

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lequel sa profession l'obligcail do vivre , aura 6lô la principale cause du trouble de SCS facultés, et les aura perverties au point de le changer pour un instant eu une véritable bêle féroce? Je ne crains pas de direque si j'avais été appelé à prononcer sur le sort de Maingrat , je ne lui aurais pas infligé la peine capitale, mais la réclusion perpétuelle, l'assimilant à ces êtres que le développement excessif de quelques facultés affectives place à côté des monomaniaques.

Mais quelle est la partie du système nerveux cérébral affectée au penchant de la propagation? Des expériences multipliées paraissent démontrer que la partie nerveuse que nous avons décrite dans la première partie sous le nom de cervelet, serait le siège du penchant à la reproduction. Voici quels sont les principaux faits sur lesquels la phrénologie s'appuie pour prouver cette assertion.

1 0 Le cervelet n'acquiert un développement remarquable qu'à l'époque où les désirs vénériens se manifestent.

2° L'énergie du penchant à la propagation est en raison du développement de cet organe. Les faits recueillis à cet égard sont excessivement nombreux.

3° Des apoplexies cérébelleuses ont été accompagnées de phénomènes erotiques portés au plus haut degré.

4o La castration complète produit une diminution remarquable du cervelet, et donne lieu, après un laps de temps assez considérable, à une diminution du volume de la nuque ; de là , la différence qui existe entre la nuque du taureau et celle du bœuf.

5» La castration uni-latérale occasionne une diminution du lobe cérébelleux opposé à celui où l'opération a eu lieu (I).

Aux faits déjà cités je joindrai les suivans qui me sont personnels.

Chez fouslesanimauxquipuIlulentbeaucoup,et qui entrent plusieurs fois en amour dans l'année , le cervelet est généralement très-dôvcloppé. C'est ce dont on peut se convaincre en examinant le cervelet du chat, pi. LXXV, fig. A; du lièvre, id. pi., fig. 8; de l'écureuil , pi. XXIX, fig. A; du cochon d'Inde, id. pi., fig, 1 ; de la taupe , id. pi. , fig. 12. On peut dire que le cervelet des rongeurs , qui se trouvent être la classe d'animaux qui pullulent le plus , est aussi celle où l'on rencontre un cervelet trcs-développè , eu égard au volume de l'encéphale. On objectera peut-être que les oiseaux qui n'ont que le lobe médian du cervelet , présentent une grande activité du penchant à la reproduction. Considérés d'une manière générale , il s'en faut de beaucoup que cette assertion soit vraie. Un nombre très-considérable d'espèces chez les oiseaux, ne se livre aux plaisirs de l'amour qu'une ou deux fois dans l'année. Il n'existe

(1) Dans le mémoire que je présentai à rinstitut en 1827 , j'avais dit n'avoir observé aucune diminulion dans un des lobes cérébelleux de quatre lapins que j'avais châtrés unilatéralement, et conservés pendant huit mois. Chez quatre autre? lapins que j'ai fait nourrir pendant dix-builmois j'ai trouvé après la mort une diminution apparente du lobe cérébelleux opposé.

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dans nos climats qu'un (rcs-pelil nombre d'oiseaux qui font exception à cette règle, encore apparliennent-ils aux espèces domestiques, mieux nourries et à l'abri de l'inclémence de l'atmospbère. 11 est bien certain qu'un seul coqsuflil dans une basse cour pour coclier plusieurs femelles : phénomène qui paraîtrait eu apparence en opposition avec celte loi générale de la nature , qui démontre que l'énergie d'un organe coïncide avec son volume , me parait très-facile à expliquer ; et comme on va le voir , si , ainsi que je l'ai déjà observé dans le cours de cet ouvrage , la comparaison de volume des organes cérébraux se fait chez les individus de la même espèce, la nature vient déposer en faveur de celte régie générale.

Personne ne peut révoquer en doute que les fonctions animales ne s'opèrent avec plus d'activité chez les oiseaux que chez les quadrupèdes. Il n'est donc pas surprenant que le coq répare beaucoup plus vite, d'une part, par la nature même de sa propre organisation , de l'autre, par une nourriture plus abondante et plus nutritive que celle qu'il eût trouvée dans l'état sauvage. D'un autre côté , je ne crois pas que l'on puisse comparer dans tous ces points l'acte de la reproduction chez rhnmme et chez le coq. Les pertes que l'un éprouve et qui doivent être une grande cause d'épuisement, ne ressemblent on rien à celles de l'autre : ce qui explique très-bien la plus fréquente rèpélilion de l'acte vénérien chez celui-ci.

J'ai examiné comparativement quatre encéphales, dont deux avaient appartenu à des coqs excessivement ardens en amour, et deux à deux autres qui l'étaient très-peu. Chez les deux premiers le cervelet était très-développé : la fig. l de la pi. LXXI , représente un de ces encéphales. Chez les deux autres il y avait un cervelet qui présentait, avec celui que l'on vient de voir, une différence de plus d'un tiers en volume. Le cervelet du quatrième était presque aussi volumineux que chez un des coqs ardents , mais d'une molesse singulière; le reste de l'encéphale, les tubercules bijumeaux exceptés , était très-mou.

Les carnassiers qui présentent un grand développement du cervelet, tels que les chiens et les chats, sont très-ardens en amour (1). Sur plus de deux cents crânes de chats qui font partie da ma collection, il y en a plus de trente dont j'ai examiné l'encéphale. J'ai constamment trouvé chez toutes les femelles très-ardentes un cervelet très-volumineux.

Quelle est la personne qui n'a pas été réveillée par les cris que ces animaux poussent dans le temps de leurs amours? J'ai fréquemment observé la femelle de cet animal venir rôder dans un jardin sur lequel ma fenêtre avait vue , y jeter des cris auxquels ne manquaient pas d'accourir, plusieurs matous que je voyais sur les murs. Un instant après, commençait le plus infernal des

(1) Chez le cUicii le icivclct esl comert en partie par les liOniisphères cOrébraux ; chez le chat , an contraire, il est entièrement â nu. ( Voir les pUmchcs où leurs cerveaux sont rclir<?s('ntés. }

Di: iniI'.ÉNOLOGlP. 32Î

sabbats; ou eùl dil une deini-dou/aine d'enfaus a qui on adininisirail le fouel.

Ou connaît les expériences qui ont été pratiquées par plusi<)urs médecins sur le cervelet de quelques animaux. Le professeur Rolando de Turin est le premier qui ait fait ces expériences en assez grand nombre : ses observations à ce sujet ont été consignées dans un ouvrage publié à Sassary en 1809 , intitulé Saggio sulla vera structura del cerveUo deWuomo e degll aniniali, e sopra le fnnzioni delsistema nervose. Voici quels sontlcs principaux résultats obtenus par les expériences de cet habile anatouiiste. Elles ont été pratiquées sur le cervelet des mammifères , des oiseaux , des reptiles et d is poissons.

a La structure du cervelet , les découvertes importantes f;jiles par le professeur de Padoue sur le grand nombre de feuillets dont il est composé , firent naître en moi plusieurs soupçons sur le véritable usage do cet organe. Je crus qu'il était destiné à la locomotion ; et pour confirmer cette opinion, voici les expériences que j'entrepris de faire sur le cervelet.

Ayant pratiqué avec le trépan une ouverture sur un des côtés du cervelet chez quelques cochons et chez un mouton, j'emportai à plusieurs reprises tout ce que je pus emporter. Mais la lésion s'étendait à peine au delà du côté trépané , que l'animal était frappé d'hémiplégie, et il périssait au milieu des spasmes convulsifs et de l'Iiémorrhagie.

Il est très-difficile de pénétrer dans le cervelet des quadrupèdes , sans les priver tout à coup de la vie ; et l'animal qui m'a paru le plus propre à ce genre d'expérience , c'est encore le chevreau. Une ouverture ayant été faite avec le trépan, je coupai en différens sens, avec un stylet tranchant, le cervelet d'un de ces animaux, après quoi il ne put plus se soutenir sur ses jambes, comme s'il eût été paralysé. Il vécut vingt-quatre heures en cet état, et mourut dans les convulsions. L'autopsie me montra une grande quantité de sang coagulé sur le quatrième ventricule, ce qui , je crois , fut la principale cause des spasmes et de la mort. Je manquerais à la brièveté que j'ai dû m'imposer , si je voulais rapporter minulieusemenl foutes les expériences que j'ai multipliées de différentes manières sur le cervelet d'un grand nombre de quadrupèdes : je me bornerai à dire que la diminution du mouvement était toujours en raison directe de la lésion du cervelet. C'est pourquoi l'animal était tantôt entièrement paralysé, tantôt il ne l'était que d'un seul côté; d'autres fois les extrémités antérieures ou postérieures seules étaient privées du mouvement , suivant que cet organe était détruit en totalité ou en partie.

Sur le cervelet des oiseaux. — J'ai trépariè des oiseaux de plusieurs espèces sur le point correspondant , tantôt à la partie latérale , tantôt à la partie supérieure du cervelet , et le mouvement des muscles soumis à la faculté locom(»lricc cessa toujours en raison de la lésion qui avait été faite.

Ayant perforé la partie supérieure du cervelet d'un coq avec un instru-

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ment approprié , j'enlevai à peu près la moiliô du côt6 droit de cet organe. A l'inslanl, il fut frappô de paralysie et tomba du même côté sans pouvoir se servir en aucune manière de la jambe droite , ni exécuter avec cette jambe le plus léger mouvement. Pour m'assurerde plus en plus de ce phénomène singulier , je pris avec la main la jambe du côté blessé , et en la soutenant dans une position favorable, le coq pouvait faire quelques pas sur l'autre jambe ; mais peu de temps après il ne pouvait pas même s'en servir, et à la On la paralysie gagna les deux côlés.

On doit observer que , dans ces lésions du cervelet , l'animal ne tombe jamais dans l'assoupissement et la stupeur : il tient les yeux ouverts, regarde tous les objets, mais c'est en vain qu'il essaie d'exécuter le moindre mouvement au moyeu des muscles qui dépendent de la faculté locomotrice.il faut convenir néanmoins qu'il fait quelquefois de légers mouvemens avec les ailes elles extrémités inférieures; mais ces mouvemens semblent être l'effet de la seule mobilité dont jouit encore la fibre musculaire, ou bien ils ont lieu lorsque quelque morceau considérable du cervelet reste intact, de manière qu'il peut encore remplir une partie de ses fonctions.

Si je déchirais l'organe tout d'un coup, ou que je l'emportasse en entier, l'animal était constamment frappé d'une paralysie complète ; mais quand la lésion n'était que légère , peu d'heures après il recouvrait la faculté de se mouvoir.

Sur le cervelet des reptiles et des poissons. — Les expériences que j'ai faites sur les animaux à sang froid m'ont donné des résultats semblables.

Une tortue dont je séparai le cervelet de la moelle alongée resta eutièrement paralysée , et vécut pendant dix ou douze jours dans la plus parfaite immobilité. Après une pareille opération , une autre tortue vit encore depuis deux mois, sensible comme à l'ordinaire aux plus légères offenses et à la plus faible stimulation , mais immobile au point de ne pouvoir s'éloigner en aucune manière du lieu où elle est inquiétée. Je traitai de la même façon un lézard avec un égal succès. Mais ce qui est surprenant, c'est de voir les mêmes phénomènes avoir lieu chez deux serpens d'une espèce extrêmement agile [colubernnirix). K'ayant pas emporté complètement l'organe d'où dépend la locomotion chez le premier , qui était le plus petit , il resta paralytique pendant deux ou trois heures , mais il recouvra ses forces par la suite , et s'enfuit. Le second ayant été mieux opéré, fut entièrement privé de la faculté de se mouvoir; seulement il était par intervalles agité de mouvemens incertains, qui n'étaient point dirigés par l'ioslinct , mais dépendant de la grande mobilité de la fibre musculaire de ces animaux : il périt au bout de cinq jours.

Pour rendre complète cette expérience sur les poissons , qui meurent avec facilité pour peu qu'on les tienne hors de leur élément , je fixai , avec des attaches contre une petite table, un spams erythrynus, L. , pesant environ deux livres; et étant ainsi assujetti sous l'eau, je lui emportai tout le cerve-

DE PIIRENOLOGIE.

let ; l'ayant ensuite détaché , il tomba comme mort au fond du baquet , quoiqu'il vécut ensuite.

Je pratiquai la même opération sur un squalus catulus avec bien plus de facilité, parce que le crâne de ce poisson est cartilagineux, et qu'il peut rester plus longtemps hors de l'eau. Il perdit la faculté de se mouvoir , et l'ayant romls dans l'eau , il n'exécutait plus que quelques mouvemens vagues et incertains , et ne pouvait plus se livrer à la natation.

J'ai observé , comme je l'ai dit , que les lésions faites sur le cervelet de plusieurs poulets , guérissaient proraplement, et que ces animaux recouvraient leur ancienne aptitude à se mouvoir ; mais j'ai vu la même chose d'une manière plus singulière chez la tortue que j'opérai la première, et dont je n'avais fait que déchirer et diviser l'organe en question : l'animal resta paralysé pendant plusieurs heures, mais bientôt après, il acquit une faculté surprenante à se mouvoir , si bien qu'il marchait avec une vitesse pour ainsi dire quadruple de ce qu'il avait coutume de faire auparavant. Je fus curieux d'examiner le cervelet qui était seulement couvert d'un sang coagulé; il me parut cicatrisé et avoir acquis un volume considérable. Serait-il possible que le cervelet ayant acquis , par le moyen de la cicatrice , un plus grand développement , il put ainsi contribuer à l'agilité insolite dont cet animal jouissait après l'opération (1). En admettant comme rigoureusement exactes les expériences précitées, bien que nous ayons peine à admettre comme telle la dernière, dans laquelle il est question d'une cicatrice qui se serait formée au bout de plusieurs heures, nonobstant la déchirure du cervelet, je ferai observer que les expériences qui ont été tentées plus tard par MM. Flourens , Magendie et Bouillaud, ont donné des résultats trop variés pour servir de base à des observations bien faites. La nature de mon ouvrage ne me permettant pas de suivre ces auteurs dans toutes leurs expériences , je me contenterai de faire observer qu'après les avoir lues, tout esprit impartial sera frappé des différences obtenues dans les résultats.

Il est même plusieurs de ces expériences qui se contredisent évidemment : ainsi , par exemple , M. Flourens assure que la spontanéité des mouvemens appartient aux hémisphères; M. Magendie, au contraire, prétend que leur soustraction chez les reptiles et les poissons n'influe en rien sur les mouvemens. Le même auteur dit aussi que les expériences de M. Flourens sur le cervelet ne sont nullement applicables aux quadrupèdes ; il va plus loin même , car il assure qu'elles n'ont lieu que sur certaines espèces d'oiseaux , c'est-à-dire celles sur lesquelles M. Flourens a fait ses expériences (2). Enfin, comment donner comme certain que le cervelet soit le régulateur des mouvemens, si, comme l'assure M. Magendie , les mouvemens ont conservé leur régularité chez des animaux privés de cervelet? J'ai déjà dit dans la première partie,

(1) Premier vol. des Archives de Médecine , pag. 371 etsuiv.

(2) Magendie , Physiologie , T édition , page 336.

que je ne pensais pas que la voie des mutilations fût un guide bien sûr pour arriver à la connaissance des fonctions du système nerveux cérébral. M. Rolando ne justifie-l-il pas lui-même la vérité de ma remarque , en s'expriraant ainsi? J'ai fait, dit ce professeur distingué, des expériences innombrables pour découvrir les résultats des lésions faites aux tubercules bijumeaux et aux parties voisines des couches optiques ; mais j'ai rarement obtenu des résultats constans : ce qui n'est pas surprenant , si nous considérons l'entrelacement particulier des nombreuses fibres qui se rencontrent dans ces parties; car, comme il est extrêmement difficile de connaître quels sont les faisceaux de fibres qui ont été lésés dans ces opérations, nous ne pouvons tirer de conclusions claires et précises là où il existe une différence dans le résultat (1).

Mes nombreuses observations anatoraiques sur le cervelet des animaux vertébrés me portent à croire que cet organe n'est pas simple. Son volume , sa forme et sa composition, ainsi que je l'ai démontré dans la première partie , varient beaucoup dans les diverses classes d'animaux. On sait qu'il est généralement peu développé chez les reptiles; que chez les oiseaux il se compose de demi-anneaux , dont le plus large occupe la partie moyenne ; chez les quadrupèdes , les quadrumanes et l'homme, il se compose de deux masses latérales formées de diverses lames ; au milieu de ces deux masses se voit un renflement, processus vermiciiîaris. J'ai été frappé, en étudiant le cervelet, du volume de cette partie chez quelques espèces : je citerai comme exemple le chat , pi. LXXV, fig. A; l'écureuil , pi. LXXIV, fig. 4. On voit que , dans le premier, cette portion moyenne se compose de deux masses bien distinctes , pi. LXXIX, fig. 2; l'une supérieure c. Vautre inférieure c 2; i</.,fîg. Je ne crois pas que cette partie moyenne du cervelet remplisse les mêmes fonctions que les deux masses latérales. Un fait bien certain, c'est que je l'ai constamment trouvée très-développée chez les animaux grimpeurs, tels que le chat, l'écureuil, la marte ; et chez ceux qui ont le pas très-sùr, ou qui peuvent marcher facilement sur des terrains en penteetdeslieux escarpés. Voici les noms des animaux chez qui j'ai trouvé le proccssi/s vennicularis très-fortement exprimé : les chamois, les chèvres , les mules , l'âne , le cheval , le mouton. Je ne serais donc pas surpris qu'il existât quelque relation entre le développement de cette partie du système nerveux cérébro-spinal, et l'agilité et la sûreté des pas chez les animaux. Quelques faits d'anatomie pathologique viendront peut-être un jour éclairer cette question , soit chez l'homme, soit chez les animaux.

Siège tlerorganc du penchant à la rpproJuction.

Chez l'homme , le cervelet se trouve logé dans les fosses occipitales infèrîeures , pi. V bis y fig. 2, F, F. On reconnaît son développement à l'extérieur

(I) Kolando, lib. cit,

DE PHRÉNOrOGIE. 827

par la largeur qui existe enlre le? deux apophyses mastoïdes , ou , comme je l'ai reiicoulré bien des fois, par deux reliefs bombés dirigés de haut en bas. Dans le premier cas, la nuque présenle toujours de la largeur; dans l'autre, la nuque peut être étroite, ce qui n'empêche cependant pas le cervelet d'être assez développé : il gagne alors en épaisseur ce qu'il perd en largeur. Quand l'intervalle placé entre les deux mastoïdes est très-considérable , et les deux surfaces qui recouvrent le cervelet, 10-10, fig. 2, pi. LXXXVIII, trèsbombées , le cervelet présente un haut degré de développement. La fig. 2 et la fig. 3 de la pi. XCIV, peuvent servir à donner une idée dont cet organe se prononce, à l'extérieur, dans un très-faible et dans un assez haut degré de développement.

Chez les oiseaux , le cervelet occupe la partie moyenne et postérieure du crâne, n» 10, fig. 3 , pi. XCIII ; il est logé dans la fosse c, fig. 8 , pi. V bis ; celle-ci se trouve formée en grande partie par la portion moyenne postérieure de l'os occipital; cependant deux petites dépressions c, c, fig. 11 et 10, pi. XVII, appartenant aux angles supérieurs et postérieurs des pariétaux , contribuent aussi à sa formation.

Chez les rongeurs , le cervelet répond à toute la surface interne de l'os interparietal , fig. 11, pi. XV, et à toute la surface de l'os occipital indiquée par les chiffres 1,2,3, fig. 12 , id. pi.

Chez les carnassiers, le cervelet occupe non-seulement la cavité de l'os ioler-pariétal , fig. S , pi. XIII , toute celle de l'os occipital , id. pi., fig. 6, mais encore une portion assez considérable des pariétaux. Chez quelques espèces, toute la région couverle d'astérisques, et celle marquée par des points d'interrogation, fig. 2, pi. XCIII, répondant au cervelet. La portion supérieure dvi processus venniculaiis correspond ici à la partie moyenne de la lame osseuse qui sépare la voùle du crâne en deux parties chez les carnassiers. (Voir la fig. 3 de la pi. I représentant la voûte d'un jeune chat, vue par sa face interne.)

Le développement de la portion la plus en arrière du lobe moyen du cervelet , peut être apprécié à l'extérieur du crâne , car elle répond à la portion osseuse que nous avons désignée sous le nom d'inter-pariélale , et n'en est séparée que par la cloison osseuse qui se trouve dans cette région , immédiatement appliquée sur elle. Mais plus en devant, la cloison ne touche plus aux pariétaux , de manière que la portion du cervelet qui y répond , n'est plus appréciable à l'extérieur. Sur les côtés et en arrière , nonobstant la présence de la cloison , le volume du cervelet est appréciable à l'extérieur, parce que le cervelet touche l'os pariétal dont il n'est séparé que par la membrane dure-mère.

Dans le chien , le cervelet occupe la même place que chez le chat, seulement il est impossible d'en apprécier une aussi grande surface à l'extérieur. Il suffit de jeter les yeux sur la fig. 4 de la pi. LXXV représentant le cervelet

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du chat, et sur la fig. 2 de la pi. LXXX représentant celui du chien, pour voir de suite à quoi lient cette différence.

Chez le chat , le cervelet est entièrement à découvert , tandis que dans le chien les lobes postérieurs du cerveau en recouvrent une grande partie : il n'y a donc chez celui-ci que la portion inférieure d\i processus vermicularis , et celle qui répond aux lobes latéraux , qui soient appréciables à l'extérieur. Ces régions sont marquées par des astérisques , pi. XCIII, fig. 1 : toute la surface marquée de points d'interrogation chez le chat , pi. XCII ,0g. 2, répond au cervelet ; tandis que chez le chien elle correspond aux circonvolutions postérieures.

Le siège du cervelet est absolument le même chez les quadrumanes que dans l'homme.

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