Petit
leuscàsaisirles différences que les organes présentent, de même les commençants soin souvent incapablesd'apprécier des différences qui, après quelques mois d'exercice, leur deviennent palpables , el ils s étonnent alors de n'avoir pus pu les discerner plus lût. Voici une aiiccdole rapporlée par Gnll à ce sujet :
t Le médecin de la maison de correction à Gralz, en Styrie, lut avait envoyé une caisse pleine de crânes; en les déballant il Fut tellement frappé de l'cxlivino Wgeur que présentait l'un de ces crânes à ht région antérieure des tempes, qu'il s'écria ;
■ Mon Dieu , quel crâne de voleur ! i Cependant le médecin de Grau n'avait pas pu découvrir l'organe de l'acquisitivité sur le crâne ; la lettre qui accompagnait la caisse ne contenait que cette note: « Le crâne marqué ... est celui de L"", voleur incorrigible. >
Relativement a l'emploi pratique de l'échelle que nous venons de tracer, on doit rcneii-qucc que chaque pbrénologue attache aux termes petit, moyen, fort, etc., une idée qui ne peut être bien appréciée que par lui-même ou par ceus qui sont accoutumés à le suivre dans ses observa lions. Les appréciations de la même loie, biles par deux plii'énologucs, ne peuvent donc jamais être exactement semblables. On ne doit pas oublier non plus que ces termes n'indiquent que les proportions relatives des organes d'une même télé ; mais comme les différents organes peuvent avoir la même proportion dans une petite comme dans une grande tête, les termes que nous avons proposés ne permettront pas au lecteur de reconnaître si la tête dont il est question est, dans son volume total, petite, modérée, ur* forte, l'uitr supplée; a riiiiiifemee de ecs movctis, ou a proposé do mesurer en moyen d'un compas; mais il ne peut pas indiquer 1rs dimensions des organes en particulier ; cet instrument n'est donc applicable qu'à la mensuration du volume total de la tête. La table suivante indique quelques
mesures prises en grande partie sur des télés de ma collection :
Ces mesures ont été prises au-dessus des téguments; elles indiquent le volume d'une cerlaine quantité de tflles dans les
directions spécifiées, mais, je lu répète, elles ne peuvent se rvïr pour indiquer les dimensions d'un organe particulier. Le compas n'est pas propre à ce dernier genre de mesure. On ne pourrait pas, au moyen de cet instrument, apprécier la distance a laquelle, lu périphérie dis l'organe se trouve de la moelle allongée, mm plus que la projection qu'il Forme audesslis des lignes dont «uns avons parle; il ne peut pas non plus indiquer la largeur, cl ce pendu m toutes ces données sont nécessaires pour estimer le volume total de l'organe en particulier. Le terme moyen de la grandeur do ces vingt têtes est plusélevéquenc le serait ndni fourni pur vingt tétes d'Anglais, • prises indistinctement ; car, purmi telles, il s'en trouverait plusieurs d'une dimension extraordinaire , et aucune petite.
On ne doit jumais oublier, dans lus applications pratiques de la phrcnûlogie,quc c'est le volume de chaque organe comparé aux autres sur la tete de fùuUwtu qu'on observe, el non leur volume absolu ou leur volume relativement à une téte modèle qui détermine la prédominance, dans cet individu , de quelques talents ou de quelques tendances morales. Ainsi, sur la tête de Bellingham, la dcstrucliviti est très-large, et les organes des sentiments moraux et intellectuels sont proportionnellement petits; selon la re;,de que, uni les chose:, égales d'ailleurs, l'énergie d'un organe est en raison directe de son volume, Bcllingham devait avoir une très-forte tendance vers les actes «l'une cruauté brutale. Sur un grand nombre de crines d'Iudous qui se trouvent dans la collection de la Société plirénologique d'JÏd imbourg, l'organe de la destruclivilé est petit, comparativement aux autres, et nous en concluons que la tendance do ces individus à commettre des actes do destruction a du être très-faible. Mais sur la tète de Gordon, qui assassina un colporteur, le volume absolu de l'organe de h deslructivilé était moindre que celui qu'on remarque sur la léle de Spurzbeim, et pourtant ce dernier était un philosophe des mœurs
les plus douces, lundis que Gordon ne fui qu'un assassin. Ce fait vient à l'appui de la règle que nous amns établie, qu'il ne faut jamais juger le volume d'un organe d'une manière absolue. Chez Gordon les organes des scniiuienls moraux el des facultés iulellcdurllr.s cl;iictit petits rit proportion do relui de la destruclivilé, qui était le plus large do son cerveau , taudis que dans Spuiv.heiiu les organes moraux i l intellectuels étaient beaucoup plus forts que celui de la destruclivilé. Ainsi donc , selon nus principes, les tendances les plus puissantes lie l'esprit de Spiiizheiui devaient le poiler a l'anmiiplissemeul des actes moraux Cl intellectuels les plus élevés et les plus nobles, tandis que l'esprit de Gordnn était sous l'empire de la destruclivilé cl des passions animales. Si le caractère de Spurzheim se ressentait de l'influence d'une desiruciiviié assez énergique, celte tendance ne se manifestait que pur une grande clialeur, une grande véhémence de caractère dont l'abus était comprimé par l'action îles sentiments moraux. Chez les hommes heureusement organisés, mais dont la destruclivilé es! forte, elle donne au caractère celte chaleur, cette véhémence dont nous venons de parler. Spurzhcim me dit un jour : < Je suis trop em poi l é pour rep- miire dans re moment à celle attaque injuste; j'a tiendrai cinq ou six moïs.> C'est ce qu'il fit effectivement, et sa réponse eut alors tout le calme d'une sage philosophie.
Auire chose est prouver la vérité de la phréuologie et enseigner a observer les organes. Dans le premier de ces cas, nous ne comparons pas, en général, le même organe sur deux télés différentes, parce que c'est la prédominance d'organes particuliers dans la même tête qui donne de l'ascendant a certaines facultés particulières aux individus, cl c'est pour celu que, pour prouver la vérité de la phrénologie, nous comparons enlre eux les différents organes de la même têle; mais, pour apprendre à observer, il est utile
COItt. — TMITÉ M FIlliESOUICIE. 17
d'examiner le menu: oi'gani? sni- différentes têtes, afin de se familiariser ii ver l'apparence qu'ils préscEitrnt , avec leursdiiTërenres de volume et leurs diverses combinaisons. Dans ce bat, il est utile de commencer à observer les organes les plus développes; chez deux personnes d'un esprit tout a fait différent, il faut comparer les organes qui forment contraste, en plaçant leurs listes de manière à pouvoir être examinées comparativement. Ainsi, si nous prenons pour exemple l'organe de la circonspection, nous devons l'observer chez des personnes remarquables par leur timidité, par leur esprit de doute el d'hésitation, et !e faire contraster avec l'aspect qne présente la iflie des personnes vives et dont l'esprit ne connaît ni le doute ni la crainte. Une personne aimant les enfants avec passion servira de point de comparaison pour l'étude de l'organe de la pliiloprogcniiure avec une autre, ennemie de leur présence et de leurs jeux.
Il Faut éviter avec soin, si on ne veut fltre exposé à commettre de fréquentes erreurs, de commencer par l'examen d'organes peu proéminents, sans les comparer avec ceux d'individus chez lesquels ils sont plus développés.
On a souvent objecté que les personnes qui ont de grosses têtes ont, en général, peu d'esprit; tandis que d'autres, dont la téte est petite, montrent un esprit distingué. Les phréno- Ingties ne font pas dépendre b force, iiiiellei'iucllc du volume total du cerveau; car c'est un principe fondamental de la science, que les différentes parties du cerveau sont chargées d'accomplir des fonctions différentes, et qu'ainsi la mémo quantité absolue du cerveau, si elle est formée des parties intellectuelles, exprime le génie le plusélevé; tandis que, si elle est formée par les parties constituant les organes des propensilës animales, qui se trouvent dans les régions occipitales et basilaires, elle indiquera nécessairement une effroyable prédisposition aux appétits sensuels. Le cerveau des Caraïbes est, par
— Ul -
son volume total, équivatcal à relui des Européens; mais le développement du premier lire son volume principal de la masse des cirgaiif.s dcsiim/s mix propeusilén animales , tandis que celui des derniers lire son [>rî[ii ip^ii volume du développement des facultés morales et intellectuelles. Aucun phrénologue n'admettra, en comparant le développement <Iu cerveau de ces deux races d'hommes si différentes, que leur intelligence et leur moralité puissent Cire les mémos, quoique leurs cerveaux soient d'un volume è^al. Le meilleur moyen d'arriver a la vérité est de comparer deux tfltcs appartenant a des individus sains et dans les mCmes conditions d'âge et de tempérament, mais différents par un développement de tout point contraire des organes cérébraux; si, alors, l'énergie dos faculiés morales, intellectuelles, cl des propensilés animales, n'est pas en raison directe du développement des organes qui
En comparant les cerveaux des animaux avec le cerveau de l'homme, le plirï-nnldgtir. eherdir à l'aile jaillir la vérité de quelques analogies et à les prendre pour guide dans ses recherches; mais jamais il n'a pu penser à les faire servir d'arguments tendant à expliquer les différentes foriclionsdes organes qui composent le cerveau de l'homme, par la raison que les différents genres d'animaux diffèrent trop de l'homme, dans leur organisation, pour qu'on puisse tirer des inductions positives des faits d'analomie comparée. Plusieurs philosophes, convaincus que le cerveau est l'organe de l'esprit, et ayant observé que le cerveau de l'homme est plus volumineux que celui de la plupart des animaux domestiques, tels que le cheval, le chien, la brebis, ont attribue la supériorité morale de l'homme au volume absolu de sou ecrveau ; mais les phrénologues n'adinelleul pas celte conclusion d'une manière aussi générale. Le cerveau d'un animal peut être très-volumineux, et
néanmoins, s'il est principale mon! formé de |inrtics approprier* à l'énergie de l'exercice musculaire, ou aux instincts animaux, l'animal qui le possède sein encore de beaucoup inférieur à un nuire animal pour l'entendement et 1» sagacité , si cet autre animal a un cerveau plus petit, mais en grande partie forme Je portions destinées aux manifestations intellectuelles (i). I.a baleine et l'éléphant ont le cerveau plus volumineux que l'homme, et, toutefois, leur sagacité est loin d'égaler la sienne; mais porsritine n'a pu démontrer que les parties destinées aux foiii'iirjus iiitelh eiuelles sont plus volumineuses chez ces animaux que cher, l'homme. Ainsi la supériorité intellectuelle qui distingue l'espèce humaine est d'accord avec la règle générale de la nature, Je répète cependant qu'il n'est pas possible de tirer des inductions justes, en comparant les cerveaux d'animaux de différentes espèces.
De la même manière, les cerveaux du singe et du chien sont plus petits que ceux du bœuf, du cochon et de l'âne, et toutefois les premiers, sous le rapport de l'intelligence, se rapprochent davantage île l'humilie que les derniers. Pour pouvoir les étudier d'après les principes de la plirénologie, il faudrait établir d'abord que le cerveau, par sa structure, sa constitution et son tempérament, est en tout semblable dans les différentes espères que l'on veut comparer (ce qui est impossible); alors, établir quelles sont les parties affectées aux actes intellectuels et aux propensités dans chaque espère; et, enGn, comparer la puissance de chacune des facultés avec le développement de la portion cérébrale qui lui correspond. Si on reconnaît que le volume n'est pas lu mesure de la puissance, il faudrait en conclure que le principe phrénologique n'est pas applicable à l'espèce ; mais encore cela n'autoriserait pas il affirmer que la règle ne soit pas vraie pour l'espèce hu-
fi) Phonologie de Spnnhefnt, seci. ut, ch. a, p. 51.
muinc ; car, en ce qui se rapporte à l'homme, la phrénologie est fondée non sur des analogies, mais sur des faits positifs. Quelques uns alliniiem que I(> ivi-vciiii îles animaux contient tous les rudiments du cerveau de l'homme, mais sur une moindre échelle ; celle assertion est erronée. Si on examine le cerveau d'une brebis, d'un chien, d'nn veau ou d'un cochon; comparativement au cerveau do l'homme, on trouvera une immense différence ; beaucoup de parties manquent totalement chez ces animaux, spécialement les circonvolutions qui forment les organes dos sentiments moraux et des facultés ré fie clives.
En commençant l'éttidc de la phrénologie comme de tonte autre science, il est d'une grande importance d'avoir un but bien défini ; si on veut franchement arriver à la vérité , on doit étudier d'abord les principes généraux que nous avons exposés au commencement de cet ouvrage, et les présomptions qui résultent, pour ou contre eux.de l'examen des faits établis dans les sciences morales et physiologiques; étudier ensuite la nature avec les connaissances préliminaires indispensables relativement a la forme, la situation, l'aspect et les fonctions des organes.
Les pi iniipales circonstances qui modifient les conséquences du volume (les organes, sont : la eonsiiiniinn , la sanlé de l'individu et le pins ou moins d'exercice habituel de ces organes; jamais on ne doit omettre les circonstances importantes. Nous ne pouvons que renvoyer le lecteur à ce que nous avons dit, a ce sujet, pages il à 'm. Nous ajouterons cependant que les tempéraments sont rarement purs chei les différents individus, mais qu'ils se combinent entre eux. Les tempéraments bilieux et nerveux, par exemple, se modifient fréquemment et unissent ainsi ia force à la vivacité; l'union assez commune du tempérament lymphatique et du tempérament nerveux produit le phénomène d'une extrême indolence unie à une
grande délicatesse d'esprit , la combinaison des tempéraments nerveux ei sanguins demie une grainle vivacité d'esprit sans une vigueurci>rre.>pctmlante. l.c docteur Thomas, de Paris, a public une théorie des tcmpiTaïunUs dont nous allons essayer de donner une idée.
Quand les organes digestifs qui occupent la cavité abdomiualc sont volumineux, et que tes poumons et le cerveau sont en mémo temps trop priiis, l'individu es! lymphatique;
moral ou physique. Quand le cœur et les poumons sont Torts, le cerveau et les viscères abdominaux petits, l'individu est sanguin; son sang, tirhe ci abondant, est poussé avec vigueur dans toute l'économie; il aime les exercices corporels et montre de l'aversion pour ceux de la pensée. Quand le cerveau est volumineux, les visixires iliurarliîqin.'s et abdominaux petits, les facultés mentales s'exercent avec une grande énergie. Les types peuvent se combiner et former de nombreuses variées qui modilinii nécessairement leurs effets.
Chez quelques individus, le cerveau semble être d'une texture plus line ([in: rln.Y II' plus grand nombre ; il r:t ré-nke alors une finesse, une délicatesse d'esprit qui est un des éléments du génie. Une heureuse combinaison des organes donne des perceptions saines et juslts, mais il est une certaine finesse de perception indépendante de celle r.-jiiihinaisoit. l.onl Uyron la possédait au plus haut degré.
11 peut arriver que chez deux personnes les organes des propensites, des senlinienls cl des facultés inlcl leclucllis se con Ire-bal a Dcenl également, et que, néanmoins, elles diffèrent
aura vécu, auront été de nature à éveiller cl fortifier les prop en si tés animales aux dépens des facultés intellectuelles et des
sentiments moraux, unulis que In secundo, plus heureuse, aura vécu dans des circenstanccs de toui point opposées. La puissance native des propensités et des sentiments peut avoir été égale d'abord, mais l'éducalinu a plus lard fait dominer les organes 1 i-s plus fréquemment mis en aelion.
En supposant que deux personnes possèdent une organisation exactement semblable, mais que l'une ait reçu une éducation distinguée, et que l'autre ail été abandonnée à la seule impulsion du la nature, la première possédera des faeidlés beaucoup plus énergiques que la seconde, et on peut, de celle manière, soutenir que le volume îles organes n'est pas toujours
Mais ici la condition requise [cœlcris paribus) n'existe plus; cette eondition importante est altérée, et les plirénologues conviennent unanimement qu'il faut tenir compte des effets de l'éducation avant de porter mi jugement ipiolconque. On peut objecter que si l'exercice augmente h puissance, il devient impossible de tracer la ligne qui distingue l'énergie dérivant de celle cause de t elle qui résulte du volume des organes, et qu'ainsi les elTels réels du volume ne peuvent être appréciés. Voici la réponse à relie objeeliuii : L'éducation peut faire que les facultés s'exercent avec toute la vigueur et toute l'énergie que te volume des organes peut comporter ; mais cette énergie a des limites que l'éducation no peut faire dépasser. Un homme ordinaire doit, sans aucun doute, gagner en intelligence par I'liII'l'I U'iuir; bufini: éd ma lion, mais jamais cette éducation no peu! faite de lui un Pope, un SI il loir, et encore moins nu Sltakspeare; si donc nous supposons que deux individus, dont les cerveaux sont également sains , mais dont les organes diffèrent par leur volume, reçoivent la même éducation, celui qui l'emportera sous le rapport du plus grand développement physique, aura, sans aucun doute, des facultés mentales plus énergiques : l'objection se réduit donc à celle-ci : si nous comparons deux cer-
veaux dans (les conditions opposées, nous pouvons filre induits en erreur; nous en convenons, mais le fuit n'est pas en opposition avec la règle que, cmieris paribus, la puissance d'action est en raison directe du volume. Enfin l'extrême petitesse entraîne, comme nous l'avons vu, l'incapacité a recevoir de l'éducaliou et constitue l'idiotisme, tandis qu'un développement extrême, si le cerveau est sain, engendre les Sbakspcare, les Franklin, les Burus, les Cuvier, les Byron , quelle que soil, d'ailleurs, l'éducation que ces hommes supérieurs reçoivent.
Ainsi, en établissant i-imimc règle générale que, cœlerit paribus, le volume est la mesure de la puissance, les phrénologues admettent comme exception ce qu'admettent, du reste, tous les physiologistes, au nombre desquels ils se rangent dans ce cas comme dans beaucoup d'autres.
Mais il y a une disiliu'i iim importante à faire entre la puissance réelle et l'activité de l'esprit, et celte distinction ne doit jamais être perdue de vue. La puissance , strictement parlant, est la capacité de sentir, penser ou apercevoir, quelque faibles que puissent être les organes; ci, prise dans ce sens, elle est synonymede faculté. L'action est l'exercice de fa puissance, tandis que l'activité résulte du degré de rapidité avec lequel Faction t'accomplit, et du penchant qu'on éprouve a exécuter factt. La distinction entre la puissance, l'exercice et l'activité des facultés mentales a été parfaitement sentie par les philosophes qui se sont livrés à l'élude de l'homme. En parlant des facultés affectives lesplus irrésistibles de l'homme, Cowper s'exprime ainsi :
" His passions, lilc Itic iv.Iitv tlnrcs Uialsloep Itcnealh the soiUing surface otlhe deep, Wall hut Lue lasbes of a wïiilrj slotm , To frown, anil roar, an.l Lis Un-Mi: lorm." (t)— Il opt. (1) ■ Soi passions, comme les eaux calmes et pures qui recouvrent les i abîmes, soin 1)1 mi! m? tiitor à in-in..- an snuliti- lu n'iJijTj mais, a la vois . upla lemptie, elles s'asilcnt, rougissent, 1*0 tout en 'agiies furieuses et . brisent loul ce qui leur fait obstacle. ■
" lu evcrj neart Arelonn lie (parti thaï kindlc lierj war; Oivrisiim ri . -■ ■■ I h Jull f:m II. mi;, iiml Un'; lilii/.'." 111
The Tttlk, B. 3.
Le D r Thomas Brovyn s'exprime de In môme manière sur les proptnsitis cachées , i qui sont,» dii-il, ides forces dormantes; lorsque le vice a éclaté il est presque au-dessus de notre pouvoir de le réprimer; ce n'est qu'il l'éiat de germe qu'on peut l'étoulfer par une bonne éducation morale. > Plus loin il ajoute : i II faut une élude sérieuse et approfondie du cœur humain pour pouvoir ci éc ouvrir une propcusilc avant qu'elle n'ait fait explosion, et pour pouvoir, pour ainsi dire, apprivoiser les passions et les empêcher d'éclater (»}. » — «Le naturel, > dit Bacon, «peut sommeiller longtemps et se réveillera la première occasion, comme la chatte métamorphosée en femme, qui s'élançait du lil nuptial an bruit d'une souris, i 11 est démontré que nous pouvons posséder la capacité de ressentir une émotion telle que la colère, la crainte,
non moins évident que nous pouvons po^edc.r lu fatuité de voir, de goûter, de calculer, de raisonner, de composer de la musique, et que souvent toutes ces puissances restent engour-
II est également facile de distinguer factitiili de [action et de fayui'ssance; quand la puissance est en exercice, l'action peut avoir différents degrés de rapidité. Que deux individus essayent de résoudre le même problème de mathématique,
(1) < Au fond de tous lu raiiin broie en aliénée le feu de la guerre : que • l'occasion naitse, et soudain il édite rapide comme la [oudre. i
(3)trclurr>, vol. I, p. 00 ; myc: ainsi : D" Blair's Sermon on Ibe Chsracler of Hanoi, Sermon*, vot. IL
COHUE. — TRAITA OC PIIBÉSOLOGIf . 16
on verra que l'un y armera plus rapidement que l'autre; en d'autres ternies, la faculté des nombres entre chez l'un plus facilement en action que chez rature. Celui qui résout lentement un problème abstrait manifeste beaucoup de puissance unie a peu d'activité; tandis que celui qui résout rapidement nn problème facile peut avoir peu de puissance et beaucoup d'activité. L'iiomrae capable de résoudre rapidement un problème difficile fait preuve loin à la fois de beaucoup do puissance et d'activité de l'organe des nombres.
Dans son acception commune, le mot puissance est synonyme de foret ou de grande puissance, et non pas de simple capacité agissant peu ou beaucoup; tandis que par activité on entend ordinairement la rapidité d'action, une grande disposition à agir. Néanmoins, comme il est extrêmement désirable d'éviter toute ambiguïté, nous emploierons les mots puissance et activité dans le sens que nous avons primitivement adopté; et, pour désigner un haut degré de puissance , nous nous servirons des termes énergie, intensité, force ou tugtieur,- tandis que, pour désigner une grande activité, nous nous servirons des termes vivacité, rapidité , vitesse.
En physique, la force est tout h fait différente de la vitesse : le balancier d'une montre se meut avec beaucoup de vitesse, mais le plus léger obstacle , tel qu'un cheveu, par exemple, suffit pour l'arrêter; le balancier d'une machine à vapeur parcourt l'espace avec lenteur, mais son énergie est prodigieuse.
Relativement à l'action des muscles, les distinctions sont aussi faciles à saisir : Le lévrier s'élance avec agilité à travers les plaines et les montagnes, mais le plus léger obstacle arrête sa course impétueuse; l'éléphant, dans sa marche lourde et paresseuse, franchit ou brise tout ce qui lui fait obstacle.
Dans les opérations mentales [considérées abslraclivement de l'organisation) , on peut également établir une distinction
facile entre Vactiviii cl Véntrgie. Au théâtre , roistrisa Siddous et John Semble sain remarquables par l'aisance cl la dignité
l'extrême énergie de leur jeu ; ils captivent à la fois l'esprit et tes sympathies de l'auditoire , et chacun sent ses facultés s'accroître . son esprit grandir sous le charme de ces puissantes intelligeuces. D'autres acteurs sont remarquables par la vivacité de leurs gestes et de leur débit, qui néanmoins sont faibles et incapables d'émouvoir les spectateurs. La vhacité est leur qualité distinclive, mais ils manquent de vigueur. Au barreau, dans la chaire, à la tribune, les mêmes observations peuvent être appliquées. Certains professeurs dans les sciences déploient une grande abondance, une grande facilité d'éloculion; la rapidité de leur conception nous étonne et nous ravit, et pourtant leur esprit n'a ni force, ni profondeur; ils ont da la facilité, une grande finesse d'esprit sans étendue ni solidité. C'est de la vivacité sans énergie. On voit d'autres orateurs qui abordent la discussion avec lourdeur : l'action de leurs facultéscst lente niais énergique; leurs paroles retentissent à l'oreille comme le roulement du tonnerre, bieniil elles éveillent et fixent l'attention ; leur geste expressif indique la force et la profondeur de la phrase qui va venir. S'ils s'animent, leur éloquence brillante comme l'éclair, impétueuse comme la foudre, subjugue les faibles et courbe leur volonté sous sa puissance gigantesque,
Cowper, dans une de ses lettres , établit fort bien la différence qui existe entre la vivacité et l'énergie : i L'esprit et le corps, 1 dit-il , i ont , sous ce rapport, une parfaite ressemblance. Dans l'enfance, ils se montrent actifs, mais faibles; ils se meuvent et apprennent avec une merveilleuse promptitude, mais tout travail intense du corps ou do l'esprit les fatigue et les abat. L'âge raùr let rend moins actifs, mais plus vigoureux, pins capibiu d'un* application soutenue qui, dans leur jeu-
nesse, n'eût pus lardé :\ épuiser leurs forées.! Le D r Charltou, dans son Discours sur les diffirencts de [esprit humain, décrit ad m Irai) le m eni deux caractères, dont l'un est le type de la force sans vivacité, l'autre, celui de la vivacité sans force; il appelle ce dernier l'homme d'esprit actif, le premier l'homme d'esprit lent, mais solide. Les Français et les Écossais forment, sous ce rapport, un contraste parfait.
En régie générale, les organes les plus développés dans chaque tête ont une tendance plus forte a entrer en action et à remplir leurs fondions avec la plus grundc rapidité.
Les tempéraments indiquent aussi assez exactement les sommes de vivacité des organes. Lo tempérament nerveux est le plus vif, ensuite le sanguin, puis le bilieux; le lymphatique est caractérisé par la lenteur qu'il imprime à toutes les fonctions.
Un cerveau lymplialique, quel que soil son volume, est disposé à l'inaction; mais il peut se montrer énergique sous l'influence d'une forte stimulation; si le cerveau est très-petit, aucun stimulant, soit interne, soit externe , ne le tirera de son apathie.
Certaine combinaison d'organes, comme la combativité, la destructivité, l'espérance, la fermeté, l'acquisilivitc et l'amour de l'approbation, tous fortement développés, dispose à la vivacité d'esprit; une autre combinaison, dans laquelle les organes petits s'unissent à nu grand développement de la bienveillance et de la vénération, entraine ordinairement une grande indolence de caractère; mais l'activité générale du cerveau est, comme nous l'avons déjà dit, cottsiitulionnullemcnl plus grande chez certains individus que chez d'autres. Il peut arriver que chez le même individu un organe soit plus actif que l'autre, abstraction faite de son volume, par la même raison que le nerf optique est quelquefois plus irritable que le nerf auditif : mais ces faits sont exceptionnels. L'exercice augmente beaucoup
l'activité ainsi que la force; de là les avantages immenses d'une bonne éducation. Spurilieim pense que < la longueur des fibres donne l'activité et que leur épaisseur produit la force. >
Le principe que le volume est lu mesure de la puissance d'un organe n'implique pas nécessairement qu'une grande puissance soit la seule et même la plus désirable qualité de l'esprit dans toutes les circonstances de la vie. Une grande énergie intellectuelle peut être la première qualité d'un homme placé au milieu de circonstances difficiles, chargé de mener à bien des entreprises gigantesques, de diriger ou dompter les partis dans les temps de révolution s cl dedésordres. Pour commander aux hommes, pour frapper leurs passions et forcer leurs hommages, il faut unir à une haute intelligence un caractère ferme et énergique; tels furent Bruce, Napoléon, Luther, Knox, T)émoslhèii<;, ï>liakspi.-ari', Mirabeau, Milton, Cromwell, tous remarquables par le volume extraordinaire de leur tflte ; mais, pour être doué d'un caractère sage, d'un esprit droit et convenable à IVxoiricc de ia plupart des professions sociales, pour cultiver avec succès certaines parties de la philosophé morale, pour avoir un esprit fin, du goitt, une élocution agréable et facile, pour être susceptible d'acquérir de l'érudition, pour avoir des formes polies ou agréables, un cerveau d'un volume modéré est peut-être préférable a un cerveau d'un volume extraordinaire; car la force s'allie difficilement a ta délicatesse, à la mesure et au bon goût. Les hommes dont le cerveau est d'un volume modéré trouvent facilement leur place et l'occasion de déployer toutes les ressources de leur intelligence; ils brillent dans les circonstances ordinaires, parce qu'elles sont mieux en rapport avec la portée de leur esprit ; au contraire, l'homme doué d'un vaste cerveau trouve difficilement la sphère qui lui convient; les minuties dont s'occupent si volontiers les hommes médiocres ne sauraient éveil 1er
son énergie; il vil, la plupart du temps, inconnu, ignoré, et meurt sans qu'on ait soupçonné, sans qu'il ait connu lui-même la portée de son intelligence. Mais, si les circonstances ie placent dans son élément, il ne larde pas à comprendre la valeur et la puissance de son esprit, il entrevoit la gloire qui l'attend, et son énergie s'accroît en raison des obstacles qu'il doit surmonter ; le génie apparaît alors dans toute sa magnificence et commande le respect et l'admiration à ceux dont l'esprit plus faillie allait succomber sous le poids des difficultés.
Le terme faculté son à designer les différentes puissances intellectuelles, morales et perceptives des organes cérébraux. Les pbrénologues étudient l'homme en lui-même cl comparativement aux animaux ; quand ceux-ci manifesteut des propensilés ou des actes intellectuels que l'homme possède, les facultés sont considérées comme communes à l'homme ela l'a-
Une faculté est primitive :
1° Quand elle existe chez certaines espèces d'animaux, et non chez d'autres ;
2° Quand elle n'est propre qu'an maie on à la femelle d'une même espèce ;
3" Quand elle est hors de proportion avec les autres facultés du même individu ;
i" Quand elle ne se manifeste pas simultanément avec les autres facultés, c'est-à-dire, quand elle appâtait ou disparaît plus lot ou plus tard que les autres facultés ;
6° Quand elle agit ou sommeille seule ;
6° Quand elle esl transmise positivement par une voie originelle;
7° Quand elle peut être séparément saine ou malade.
Les observations plirénologiqucs établissant la pluralité des facultés mentales , chacune dépendant d'un organe particulier du cerveau, il s'agit de savoir si l'esprit est simple ou s'il
ett on composé do diverses puissances séparées (i). Celle question est très-difficile a résoudre. En considérant les faits tels que nous les présente l'observation, on est porté à conclure que l'esprit est formé de plusieurs facultés réunies, dont l'une est chargée de donner le sentiment de l'identité personnelle ou la conscience du mot, faculté a laquelle toutes les autres semblent être soumises. Celle idée de la conscience du moi semble ressortir de quelques-uns des pliénomèncs de la folie; car il arrive parfois que tes malades éprouvent un trouble notable de ce sentiment , tandis que les autres facultés de leur esprit restent saines; ils perdent la conscience de leur passé et de leur propre personne; ils s'imaginent qu'ils ne sont plus eux-mêmes, alors que, sauf celte idée erronée, ils pensent et agissent sainement. En Iraitantde hMémoire dans une nuire partie de cet ouvrage, nous donnerons une observation d'un rasde double individualité par suite de maladie, communiquée parieD' Dyced'Àberdeen au D r Henry Dewnr, et publiée parce dernier dans les Tranmclions de la Société royale d'Édimbourg. Un cas semblable, inséré dans le Recueil médical, est raconté par le D'Milcliell au révérend D'Notl, en janvier 1816, .Élant occupé, i dit-il , ■ avec différentes autres personnes , en décembre 1815, b visiter l'Académie militaire des États-Unis, un des professeurs me rapporta un cas fort extraordinaire de double conscience (fil moi chei une femme. LemajorEllicolt, qui occupait dignement la rlniiv ilr iimliiniuirqiK-- thns rcue école, nous confirma la vérité du fait, dont le sujet était une de ses parentes, habitant l'ouest de la Pensjlvanie. M ot R" - , douée par la nalure d'une très-bonne constitution, était arrivée à l'âge adulte sans avoir éprouvé de maladie; son esprit était distingué, et elle avait reçu une excellente éducation. Outre les arts qn'eile culùvait, son intelligence s'était éclairée par
(1) Vorei PhM.jaum., toi. I, p- 503.
la lecture et la conversation; son écriture était remarquablement belle ; enfin, sa mémoire élait étendue et ornée. Tout à coup, et sans symptômes précurseurs, elle tomba dans un sommeil profond qui su prolongea Je plusieurs heures au delà du terme ordinaire. En s'éveillant, elle s'aperçut que toutes les connaissances quVlli> avait précéilciiiiiieni acquises avaient disparu. Sa mémoire avait fait table rose; il ne lui restait nul souvenir ni des mots, ni des choses. Elle se trouva dans la nécessité de recommencer toute son éducation, et parvint, en faisant de nouveaux efforts, à épeler, lire, écrire, calculer; à établir avec les personnes et les choses qui l'entouraient de nouveaux rapports, romme à sa première apparition dans le monde. Elle fit des progrès remarquables dans ses nouvelles éludes, mais, au bout de quelques mois, elle fut prise d'un nouvel accès de sommeil; en s'éveillant, elle se retrouva dans l'état qui avait précédé son premier paroxysme ; mais ayant oublié tout ce qui s'était passé dans l'intervalle, elle désignait les deux périodes de son existence par [ancien état et le nouvel ilal ; et elle n'avait pas plus d'idée de sa double existence que deux personnes différentes ne peuvent en avoir l'une relativement ù l'autre ; par exemple, dans son état primitif, elle jouissait de ses connaissances primitives; dans le nouveau, elle ne savait plus que ce qu'elle avait appris depuis. Si quelque personne lui avait été présentée dans l'un de ces états (et il en élait ainsi pour toutes choses) , elle ne la reconnaissait pas dans l'autre. Dans son état primitif, elle possédait, comme nous l'avons dit, une très-belle écriture; tandis que, dans l'état secondaire, elle écrivait fort mal, n'ayant pas eu le temps de se perfectionner. Pendant l'espace de quatre années et plus, elle passa périodiquement d'un état à l'autre; la transition était toujours la conséquence d'un sommeil lourd et prolongé. Celle dame et sa famille sont maintenant parfaitement habituées à celte singulière affection; ses rapports et