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son genre tic vie sonl modifiés selon qu'elle est dans Fondai ou le nouvel étal. L'histoire (le ce cas curieui a été recueillie par te révérend doclenr Tbïmothée Aldin de Mcndvillc.
J'ai Souvent rencontré "n ministre Ji; l'Kiilise d'Écosse qui élanl devenu maniaque croyait Cire Napoléon , el , dans celle idée, il éprouvai i les plus poigmnts remords d'avoir commandé le massacre de Jaffa, el d'avoir ainsi occasionné la mort de inrit de braves soldats. Les cas que nous venons de rapporter oui fait naître, chez quelques personnes, l'idée que le sentiment de l'idenlilé personnelle est une facilité morale primitive dépendant d'un organe particulier, et, par conséquent, susceptilile de devenir malade séparément. Celle manière de voir est d'accord avec l'idée généralement répandue parmi les peuples; les divers langages sont tous pins ou moins empreints de ce sentiment du moi", distinct de tenues les antres fieullés mentales. Nous parlons des mautaisej pensées qui s'insinuent dans notre esprit, desdfe'r.- icnju-i icnv :in\ quels nous mignons de céder; les mots si souvent répétés nofre et nous semblent renfermer l'idée de l'identité personnelle; les mammwx penséti, les désirs, paraissent être des affections de ce principe, ayant leur source en lui et indépendamment de mut autre.
L'opinion la plus généralement répandue [larmi les philosophes, c'est que l'esprit est une substance simple et indivisible, el que les dill'érentes fanillés ne sonl que des inodilications de l'état de l'esprit. C'est sons ce point de vue que Gall a envisagé la question. < Dans mon opinion , 1 dit-il, < il existe un principe simple qui voit, sent, goûte, enlend, touche, pense et veut; mais, pour que ce principe puisse devenir capable de percevoir la lumière cl les sons , pour que l'odorat , le tact, le goûter s'exercent, pour que la pensée se produise, que les propenstlés s'éveillent , il faul des instruments matériels sans lesquels l'exercice de nulles ces facultés serait impossible (i). ■ (I) Du fonelioiu du cenum, l, \>. SUS.
COÏBt. — IlUIlt UE PlllfaOLOtlE. 1!'
Celle idée a été également adoptée par le révérend docteur David Welsh, professeur d'histoire ecclésiastique à l'université d'Edimbourg, qui démontre clairement qu'elle peul s'allier avec la théorie de la pluralité lies organes. « Un principe do la phrénologie, » dit-il, < c' est que les différentes parties du cerveau (les organes) sont chacune en rapport avec une faculté mentale primitive; la vérité de celle proposition est prouvée par l'observation ; en l'admettant donc comme vraie, on pourrait demander si elle s'accorde avec le grand principe que les facultés intellectuelles et morales de l'esprit ne consliluenl pas des principes divers, mais seulement dillcrenls états de l'esprit considéré comme unité? • 11 n'est pus nécessaire de réfléchir longuement pour se cunvaincre que le principe de la multiplicité des organes ne contredit nullement les idées du docteur Brown.Les organes cérébraux ne sont pas l'esprit : nous croyons que l'esprit est une substance simpk eL indivisible ; et lu seule différence qui existe entre la doctrine pbrénologique cl celle du docteur Brown , c'est qu'au lieu d'admettre que les facultés morales et intellectuel les émanent des rapports de la substance simple , nommée esprit , avec lui-même ou avec les corjis extérieurs, nous croyons qu'elles sont le produitde Tesprit agissant par l'intermédiaire des organes cérébraux.
t En examinant un corps iiurie(jm|iie, la neige, par exemple, nous avons la notion d'une certaine couleur. Celte notion n'existe pas dans la neige, mais dans notre esprit, c'est-à-dire que la notion de la couleur est dam l'esprit , modifié par ses rapports avec cet objet extérieur. Maisil est prouvé qu'il existe un corps intermédiaire entre la tfeige et l'esprit, c'est le nerf optique affecté d'une certaine manière; la notion de la couleur
et on doit nous accorder que ce fuit n'altère pas la notiou que l'esprit est une substance simple ; et si celte concession est juste, il devient clair alors qu'un second intermédiaire peut
être admis sans nuire à l'idée de l'existence d'an principe immatériel; seulement, nu lieu de considérer le nerf optique comme la substance iiUt'niti'iliuire qui l'un nui l'idée de lu couleur, ce sera une portion p;irtieulièi'e de l'encéphale. Comme dans cette dernière supposition , la notion de la couleur est eu rapport avec l'esprit, par le moyen de l'organe du coloris, il s'ensuit que si l'organe éprouve une impression quelconque, l'esprit en est à son tour impressionné. Ainsi, si cet organe est plus volumineux, d'une structure plus line ou plus active, la perception de la couleur sera plus délicate, plus rapide ou plus agréable. Ces remarques peuvent s'étendre à tous li'S Organes. Lorsque l'organe de la causalité est fort, comme dans le cas du docteur Brown lui-même, l'individu jouira d'une faculté intense de raisonner, et celte faculté résulte d'un étal de l'esprit en rapport avec l'organe matériel , lequel état sera différent si l'organe diffère.
•Ungrand nombre d'organes peu ventaffec ter l'esprit en même temps, et dans ce cas, l'individu éprouvent une grande diversité de sentiments. L'esprit n'en est pas moins une substance simple, seulement il se trouve en rapport avec des organes complexes.
■ Quand nous disons alors que nous avons des facultés, telles, par exemple, que celle île raisonner, uous no supposons pas que cette faculté soit indépendante de l'esprit. Il existe un organe matériel différent de l'esprit, mais la perception des rapports est un état entièrement mental. Un état particulier de l'ie^ane pcnl ilunuei' I i pcrerplinn il'un rapport ; un autre, le désir de le percevoir ou de le découvrir; mais la perception et le désir sont deux attributs, non de la matière, mais de l'esprit. L'effet d'un organe, petii ou grand, actif ou iiiactif, chei différents individus ou clic* lu même individu à différents temps, est un mijc! qiir j'examinerai dans le rliajiiii'e de la Cause
ei de l'Effet, que le docteur Brown n'a pas traité ji). >
(t) Wdtfc, fie A-raomaiBroirB.p. Î5.
Li; docteur Culdwcll argumente aussi fin liment eu faveur de l'unité de puissance de l'esprit: 'Nous ne croyons pas, > dit-il, ' à une capitulé séparé» ou isolée; l'esprit peut ei doit posséder un nombre de facultés disuneics, mais il est simple dans sa puissance comme (lotis sa substance. Il esl un principe agissant et net il', indispensable -,i Mules les facultés mentales , mais il ne les possède pas par iui-mémt; il n'est pas plus un composé de parties en rapport avec les facultés , qu'en rapport avec la substance; il est, sous tous les rapports, un et indivisible.
t Pour soutenir la proposition contraire, il faudrait admettre que, comme le corps, l'esprit est un composé. Être unique dans son essence, et posséder des facultés multiples, implique contradiction ; rien (le semblable n'e\isle dans la création, et l'on ne pourrait indiquer aucune analogie a l'appui d'une telle assertion.
i La seule chose qu'on puisse concevoir, c'est que l'esprit humain, tint'oue dam son essence, soit tributaire d'une multiplicité de Facultés. Cela résulte de ce qu'il agit par l'intermédiaire d'un système d'organes, au lieu d'un seul, et qu'il faut le considérer comme le moteur primitif de l'ensemble de l'organisation. Dans cet état de choses, ta multiplicité des organes , dilt'érant les uns lies autres, quoique agissant sous un même principe cl par uni même impulsion, assure la diversité nécessaire des résultais; car chaque urgaue doit nécessairement agir selon son organisation.
i Nous ne pouvons, en conséquence , dissimuler la pensée où nous sommes que la doctrine de [unité parfaite de l'esprit liumnin , dans sa substance et dans sa puissance, forme certainement une base telle ni eut solnle'à la pbrénologie, que rien no saurait l'éhniulei , et le temps et la niaeelie des connaissances humaines ne peuvent que raffermir de plus en plus : car , s'il esl vrai que l'esprit est une unité |>ossédanl l'um'lé de
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puissance, il s'ensuit nécessairement que lu puissance multiple, que manifestent les facultés mentales, ne peut être la conséquence que d'un «y .uèiiiu d'ori^i lies cérébraux multiples agissant sous l'impulsion de l'esprit (i). >
Il n'est pas nécessaire, pour l'élude de la phrénologic, de savoir si celte opinion est l'interprétation exacte de la vérité; car les effets des organes sur l'esprit n'en sont pas moins constants. Si l'esprit consiste dans une agrégation de puissances, alors chacune agit au moyen d'un organe particulier , et avec d'autant plus d'énergie que l'organe est plus volumineux. Considéré comme une substance simple, capable d'éprouver une variété d'étals, il n'entre dans ces états qu'au moyen d'organes séparés. Quand les organes sont spontanément actifs, la fonction s'exécute activement; sans leur influence, elle ne peut s'exercer : si l'organe est très-fort, l'esprit est fortement influencé par lui; s'il est très-petit, son action est faible : le lecteur peut donc adopter, sous ce rapport, la théorie qui lui paraîtra mériter la préférence. Sans vouloir nier que celte dernière manière d'envisager la question ne me paraisse la plus plausible , je traiterai , dans les pages suivantes , des facultés comme puissances mentales distinctes, dépendantes d'organes séparés, parce que, dans cette hypothèse, je pourrai présenter la doctrine d'une manière plus simple et plus claire que si je la considérais cou; un- nrsiillant de modifications particulières delà puissance gi'ucialu Nomunv esprit; et ce langage est d'autant plus rationnel , d'après ce qui parait être la véritable hypothèse, qu'eu vertu de ce principe, l'individu ayant l'organe de la causalité, par exemple, fortement développé, raisonne avec logique et avec profondeur -. ce dont il
(1) Pretiminirt dlKOOrte in answer lo lord Jeffrey'* mitai™ on phreBO- Ingj in tho S8* n-, nrilie Edimbaurg Retint, prt-lln-d lo tir dtilwrtl'i Si™. ofphrtn.. Su «lit., p. 10.
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esl incapable quand cet organe cm chez lui très-faible. Le mot faculté ou pouvoir est donc destiné à exprimer une qualité possédée a un fort degré ci non à un faible degré.
t Je sais bien, ■ continue le docteur Welsli, t qu'une aulrc difficulté mêla physique peut être élevée, relativement à la doctrine pliréno logique. Ou demandera : Qu'esl-ce que l'Ame, privée des organes relira in V Mai* le système de Brown no nous éclaire pas plus sur ce point que le système de Gall. L'avenir seul peu! :i|>[>ïiihIm' :'l riimuinc ce qui est au-dessus
• En attendant la mort, qui dissipera nos doutes, adorons . Dieu (i). .
; invitent à.
une émotion
Un second oi'iire tir. facultés non.; fait connaître les corps
précicr leurs qualités et leurs rapports: on les nomme facultés inltllcduelles. Spui/.lieim les :i siilitfiviifrs eu quatre genres. Le premier comprend les sens externes el le mouvement volon-
(t) • Willlhcgreat Hacher Dojlh, Ind God adore. •
taire; le second comprend les facultés internes qui perçoivent l'existence, ou qui donnent à l'homme et aux animaux la connaissance des corps externes et de leurs qualités physiques; le troisième comprend les facultés au moyen desquelles nous percevons les rapports des corps externes. Ces trois genres sont compris sous h dénomination générait: de facultés perceptives. I,e quatrième genre nmijirfnd les facultés qui agissent sur tomes les autres, celles qui comparent, jugent et distinguent: on les nomme facultés réflectives.
De grandes difficultés s'opposent il un classement méthodique des facultés et des organes ; en intendant , nous adopterons la c. lassilioalion dont Spurzlicim s'est servi pour lu troisième édition deson Traite de Phrénologie , puliliéecn 182ii (i). Pendant son séjour à Édimbourg en 1828, il donna uu cours d'analoraje du cerveau, et expliqua avec tant de clarté les rapports des organes entre eux, que sa classiûcation parut évidemment basée sur les lois de la nature. Gall semble s'être peu occupé de former une classification philosophique ; néanmoins, nous ferons connaître sa nomenclature des organes et le rang qu'il leur avait assigné; nous ajouterons, en conséquence, a la fin de cet ouvrage, un tableau destiné à les indiquer (,).
Pour un grand nombre d'organes , il existe des observations si nombreuses , qu'oit peut dire que leurs fondions sont maintenant établies d'une manière hiconlt'Sialile; pour plusieurs autres, des observations moins nombreuses rendent seulement leurs Tondions prnliables. Les |ilin;rioliij,'m'S sont d'accord sur l'espèce des fonctions des organes considérés comme établis; les différences qui s'élèvent entre eux n'ont rapport qu'a cer-
(t) Vojei OhjscilDns rotitre la claisifkation des facultés, ptopotfei par Spanaelm , ^/ppendtj n* ï. (i)I6id..n'S.
laines analyses métaphysiques des facultés morales et intellectuelles, et a leur classification.
Nous donnerons une courte notice sur l'histoire de la découverte de chacun des organes et quelques exemples qui prouvent h nature de sa finn iion; mais uous croyons devoir ju rii. le lui icui qui- nous u'atimt pas b prétention d'ajouter quelque cli ose il la démunsiratiun qai a déjà été faite de ta phrénologie. Nous renvoyons aux ouvrages de Gall ci de S|>iuïli' ini. aux Transaetumt des suriëtfc plininologiqoes oVÈ- ■imi houi K ''t de Pans, oie. ; du reste, reox qui veulent se fur mer une opioiun pliil'inopliique doivent étudier la nature elle-même; c«R lui: conviction ri.RMf. f.t kitièbb nu m i Urne
QUE LE nÉSULTAT DOBSBnVATIONS PEftSONB ELLES.
DE L'EXPRESSION NÀTtïRELLE DES FACULTÉS.
Gall et Spurzheim ont étudié tes signes par lesquels la prédominance des diverses facultés se décèle dans le port et l'aspect de chaque individu ; leurs observations sont à la fois intéressantes et iiislnm ives. (jinitrn- p ri [[ci j -h' fiind;imental , il faut admettre que les mouvements s'exécutent toujours dans la direction du siège des organes. La prédominance de lestime de soi, par exemple, produit une attitude dans laquelle la lÊte et le corps sont élevés et un peu peurbés en arriére. La fermeté imprime à toute l'habitude du corps un air de roideur très- remarquable. La circonspetlibn porte la tète en arrière et decûlé. La vénération l'incline en avant; et ainsi de suite.
un [m nu jim nuiiivemi'iiis et ;i l'iilt il mie du corps un caractère particulier; il modifie m nssi d'ii\u- manière, n'iniirquable la vois cl l'expression de la physionomie. Ainsi, b destructivilé s'an-
nonce pur une vois nuli: et vilininic, par dos traits sombres et durs; tandis que l'amour de l'approbation rend lu voix douce cl mielleuse, et stéréotype sur la physionomie un sourire gracieux. L'expression propre a chaque faculté est commune îi toutes les races et a tous les Sges; elle est le fondement de toute pantomime, do la sculpture et de In peinture. Son étude constitue la science phrsiognomonique.