‹ Traité de phrénologieChapitre 12 sur 35 · A1UTITITH · texte numérisé non relu

A1UTITITH

Le cervelet ! A A , fig. 2 , p. 103 ) est l'organe de cette propensilé (i) ; il est situé entre les apophyses masloides et la ligne IranSYcrso de l'os occipital. Le volume de cet organe est în-

■i) l'arli's p.ïiillli s, -m - (■■!!.■!: li'Hi'-iiiilin. i'! lii iiihii. ul'Tirs [■.rc>|iiïiFinnom .1(1 vencri'm c\i:ilarc ii.- M [ui riiil. N:LtiL in |,ticris leiicris sliinillusspminis lerretiiml anlcicdil. l'Inre. ci du", ",icjni|iibm iiMiibun privati,

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diqué, pendant [a vit', par la largeur de la nuque vers ces parlies ou entre les oreilles, cl par la saillie que forme la portion inférieure de l'occipital. Chez quelques individus, les lobes du cervelet descendent et forment deux bosses , qu'où remarque vers la base de l'occipital, sans, pour cela, que la distance d'une oreille à l'autre soit augmentée. Dansées cas, les protubérances qu'il forme sont facilement senties lorsqu'on presse le bas de la nuque avec la main. Les gravures ci-après indiquent la saillie que forme cet organe pendant la vie, quand il est modéré ou large.

II c\istr presque un demi-pouce d'intervalle entre le cer-

relet et le lobe postérieur du cerveau ,

a l'insertion de ta tente.

La tente du cervelet, formée d'un{

membrane irès-forlo

sépare le cerveau du cervelet; chez 1

comme le chat et le tigre, une plaque

place cette membrane (i). Néanmoins,

le cervelet est lié au

eliim hujiis lnclinslinnis causam in liquore p

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eopiotinimi est. — l'hrinatnt/ie dt Spnniieim

(t) Voyctls nolepag. (11-113.

cerveau ; car ses fibres lirenl leur origine des eorps restiformes qui donnent également naissance à d'autres organes des propensités animales. Cenaines fibres venant de celte source, après avoir traversé la couche des nerfs optiques, se répandent dans les organes de la pliilopi'o^Bniture, de l'inlliésivité, de la combativité, de la dcslruclivilé, etc. Les nerfs de la vision (4,4, fig. 2, p. 103 } peuvent être suivis jusque dans les éminences nates, joignant de très-près à ces parties; tandis que les nerfs de l'audition ( E, fig. 2 , p. 10." ) naissent du prolongement de la moelle a la surface du quatrième ventricule, situé immédiatement sous le cervelet. Ces rapports des parties sont d'accord avec les faits; les yeux semblent, plus particulièrement que les autres sens, chargés d'exprimer la passion de l'amour: l'abus de cette propensiié jmiiif souvent la craie ou la surdité; elle excite secondai rem eut l'action de l'adbéstvité, de la combativité et de la deslruclivilé ; elle inspire ces attachements irrésistibles qui donnent à la femme la plus timide un courage et une détermination dont elle serait incapable de sang-froid. Le cervelet est formé de trois lobes, deux latéraux et un moyen. Le lobe moyen ivuumunique directement avec les corps restiformes, et les deus lobes Ihut;hi\ sont lies l'un à l'autre par le pont de Varole. ( Voy. lig. 2 et 5, pp. 103, 106.)

Gall est arrivé a la découverte des fonctions de cet organe de la manière suivante. 11 était le médecin d'une dame veuve qui fut saisie d'une maladie nerveuse, à laquelle succéda une violente nymphomanie. Comme il soutenait sa téte pendant un des paroxysmes, il fut frappé du volume que présentait le crâne vers la nuque. Plus tard, il apprit que la malade ressentait toujours, avant l'accès, un sentiment de tension et de chaleur vers celte région; il se livra a de nombreuses observations qui le confirmèrent dans l'idée iju'il y avait une connexion entre le volume du cervelet et la propension à l'amour physique.

Celte faculté donne le désir de l'union des sexes, Cbez les

r. 1 .1.1 . <u . ■ r - . 1. 1 |.,ir ii< i, ni i>i !■ I f.i' ,in croire

de la base du crâne. Le poids du cervelet est nlors, comparativement à celle du cerveau, tomme un à treize, à quiuie ou à vingt. Dans l'adulte, Il est mmme un à six, a sept ou à huit. Le cervelet prend bi';iue..iup < l';n-.'t't >tssi L ini j :H ;\ l'époque de la puberté, et atteint son développement i-nmpli't outre dix-huit Ct vingt-six ans. La nuirnc parait alors plus saillante ni urriiTe. Mn général, U 1 l'emploi l'SI uiuins vii!iiiiiini<ii\ lIm ns l;i femelle que dans le mâle. Fréquemment il diminue de volume dans la vieillesse. La proportion du cerveau au cervelet varie beaucoup du '7. les diuercnls individus ; aussi remarque-!- on de grandes di lien: ne lis cuire la j-t'i >| j l 'u^i 1 1 1 qu'il r.onfèie et les autres facultés de l'esprit. Quelquefois le cervelet atteint un grand développement avant I a;;o île la puberté. Tel était le cas d'un enfant de trois ans , d'un autre de cinq, et d'un troisième ilr ilnu/o, qui tous étaient remarquables par une forte proponsité a l'amour ; on remarque sur le buste du docteur Hette, qui fait partie de la collcctiun de la Société de pluénologic d'Éditubourg, ijuc cette partie est peu saillante, et !a faiblesse de son penchant [mur le sexe y correspondait. Il est très-proéminent sur le crâne d'un condamné qui nnnu uL à Clialum , et chez, lui ia propensité vers l'union des sexes était irrésistible. Il en est de même pour les crânes Je Mitcbell et de Dean. On trouvera dans l'ouvrage de Call, Sur 1rs fimrnmis du nrveau, tom. 111, pag. 22ÎM14, plusieurs cas i ■eiiinriptablcs. Je me contenterai de reuviner , i n outre, le k'i'ii'iir ;ui.\ nuvr;i:;(s nu i vaut s : Journul th-sùiiffiralitih: jinlhi'lnijiijui-s di- l'écn/c '.'r médecin?, n" 108. Le cas de Jean Michel Brigand, lit juillet 1817, paumai tïe fHSul-Dieu. Le cas de Floral, lif mars 1819, et d'une femme, Il novembre 1818. Vepferus, llistorùù apophrtieorutn ,

ciiit. 1724, pag. 487; Phitosophical transactions, n°228, \r.ir le docteur Tyson ; les Mémoires de chirurgie militaire et campagnes du baron Larreij, vol. II, p. ISO. vol. III, p. 202; De ÏOjiitpkxie, pur Serres; Eléments de physiologie, par lliciierand, p, 579, 580; la Pkrénologte de Spurzlicim, p. 150; le Journal phrénalogigue d'Êdimbmirg , vol. V, pag. 98, 311, Giïli; VII, p. 29; VIII, p. 377, 529; IX, 188, 083,523; Observations sur l'aliénation mentale, par André Combes, p. lGt ; et \e Journal médical et chirurgical de Londres , des 21 juin et 23 août 1834, vol.V, p. 649, et vol. VI, p. 125. Le docteur Culdwell a donné, dans ses Annales de phrénologie, n° 1, p. 80-84, lin sommaire des principale s raisons (pli doivent faire considérer le cervelet comme l'organe de l'amour physique. . .

• Il est impossible, i dit Spurebcim, i de rassembler un plus grand nombre de preuves à l'appui d'un l'ait naturel, que celles qui attestent les fonctions spéciales du eervelct. • En cela, nous sommes d'accord avec lui; ceux qui n'ont pas lu, dans l'ouvrage de Gall, le chapitre consacre à cet organe, ne peuvent se former une idée juste de lu force et de l'évidence des [neuves doal il appuie son npiuioii sur ce point.

M. Flourens, après s'être livré, sur les animaux vivants, à diverses expériences qui «insistaient a piquer et irriter leurs cervelets, est arrivé à conclure que la principale fonction du cervelet est de régulariser les mouvements musculaires. < Eu enlevant le cervelet, ■ dit-il, < on Ole à l'animal le pouvoir d'exécuter des mouvements combines. > M. llagcudie, à la suite de semblables expériences, a trouvé que les lésions du cervelet donnaient seulement ans animaux une tendance irrésistible à marcher, courir ou sauter en arriére; des expériences faites sur les corps striés et /('.; tiétiruhs ijiunlrij uni finir,, mit dminc les résultats suivants : (Juan;! certaines parties étaient divisées, l'animal tournait sur lui-même; la section de certaines autres

portions lui imprimait une tendance â marcher en arrière et & étendre la télé et les extrémités; une autre seetbn causait une disposition à exécuter les moucemenls combinés. Ainsi, d'après celte méthode d'appi'Onaliun des ni (Hiverne tus cérébraux, les parties possèdent, en commun avec le cervelet, la faculté de régler les mouvements musculaires. Le fait est que toutes les parties du système nerveux sont si intimement unies, qu'on ne peut guère en léser une sans troubler toutes les autres ; il est donc fort difficile de déterminer, de celte manière, les Tondions propres à chacune d'elles, mène les mains importantes; cette vérité est maintenant admise par la grande majorité des physiologistes, parmi lesquels nous pouvons compter CbarlesBell(i).

Néanmoins, le grand volume du cervelet, la circonstance que ses lobes latéraux n'ont pas chez tous les animaux les mêmes rapports avec le lobe moyen, et les résultais obtenus par les expérimentateurs ont Fait penser qu'il n'est pas un organe unique, mais que, outre l'organe de l'amalivilé qui , h:i lis iiurim doute, le constitue en grande partie, il en renferme d'autres chargés d'accomplir des fonctions di (Ténuités; cela semble assez probable, mais nous n'avons aucune preuve à l'appui de la supposition de ces fonctions, cl nous pouvons seulement appeler sur ec point l'allcnlmn des physiologistes dans le Journal dcpkysiologie, publié par H. Ungeudte (a" du mois de juin 1831); on voit cependant l'observation d'un individu chez qui, à l'ouverture du crâne, on ne trouva pas de cervelet; lequel, probablement, avait été détruit par l'effet d'une maladie; cependant, le sujet avait continué de jouir, jusqu'à sa mon, de la faculté d'exécuter des mouvements combinés, et n'avait été nullement sujet aux mouvements en arrière ou circulaires qui, chez les animaux soumis aux expériences, semblent être le résultat des sections pratiquées sur cet organe (s) .

(il Voyez Ihr l'hrcntilmjital Jimrnal, IX, 133.

(1) La cai auquel l'Juleur tait allusion est celui d'une (Il le publique

M. Scoll, dans son excellent essai sur l'influence qu'exerce celle propensité sur les facultés morales el inlellecluolles, fait observer qu'il a été cunsirlén'' [i:ir quelques personnes comme Synonyme de libcrliiin^i'ii'oniinr si son iidhiU' cuti-aiuait nécessairement une sorte de souillure. Oltc nn^nsr résulte de ce qu'on ne considère que l'abus de celle propensité ; mais lout ce qui enlre dans le grand système de la nature porte le cachet de En noble origine. Quoique susceptible d'abus, l'amaliïiliS exerce une douce influence sur les rapports des sexes entre eux; elle est, en partie, l'origine du tendre intérêt qu'ils se portent mutuellement , car cette disposition ne résulterait pas de la, bienveillance et de l'adhésiviié seules, ou de tout autre

se retrouverait dans les liaisons qui se forment parfois entra individus du même sexe, ce qui u'a pas lieu. ■ Celte propensité, quand elle est considérée et convenablement dirigée,! dit M. Scotl , t n'a rien qui puisse blesser la plus exquise délicatesse; au contraire, l'absence de tome sensation de celte nature doit être (.'ousiilécéi.' cnruuio un défaut capable d'altérer le plus heureux nalurcl. Le sentiment de l'amour adoucit les passions orgueilleuses il haineuses, qui rendraient l'homme insociable; elle augmente et entretient les alfectipns douces et bienveillantes. L'amatmlé seule explique les égards mutuels que se montrent les deux sexes; l'homme est, en général, meilleur cl plus généreux envers la femme qu'envers l'homme ; et il en est de même pour la femme. • C'est celle faculté qui

nommée Lahrotsi", les jiln r.oircs île la [iljivuolii-ir k- liiunl connue tondant a proarcr h taniwlr iln celle scii'inr. t..: IV LaMwdl :i démontré clam les ,(im«lci ArphrèRofagie, n* f , p. "U (lojei le Journal fkrfnatugique d'Ëdimliourg, inl.'J,[.. 22l>,., qui' i-t» 1-iini'Iiu.irmt ii'cCiiml jku fondées. Car, [[îLniqui- w ni'n l. i r i . .in .1 11 m-, il. il .|.- r., |,<it; preaifiie cntiÊre-

ri;sîiU:.i iS'im Iravjil ihllïmiiinloirc dam les organes, iriftaniition expliquée pr III niircii-italion [nvi-iii-Liiidr l'or-fanc et do SCI fonctions.

inspire au poêle les peintures enivrantes de l'amour; et sa puissante influence se f;iil sentir à l'homme pendant la plus longue el la plus belle période do sa vie.

Col organe est, en général , plusaclirdans les climats chauds que dans les climats froids. Cependant, quand il est très-développé, son action est cincr^iquo , même dans les régions les plus froides. Les habitants du Ooniland et les différentes tribus des peuples Esquimaux sont remarquables par leur propensilé il l'amour; aussi , sur envii'iin clon/e iràiies apparie lia ni il des individus de cette nation , que possède la Société de pbrénologie d'Édïnibourg, la saillie que forme l'amativité est fort remarquable {i).

L'abus de celle propeiisiie peut devenir la source de grands maux pour les individus qui s'y livrent; el, comme l'organe el la propensilé peuvent résister et exercer une grande influence Mirlrf4ri.-i. ir. iud^[-»od»oin)< ut •]• • rc|-|>w> î- nul, >|xir{heim pensait qu'il valait peut-être mieux instruire les jeunes gens des conséquences funestes de l'abus des plaisirs de l'amour, que de les laisser dans un état d'ignorance capable de provoquer une fatale curiosité qui, toi ou lard, détruit la santé, affaiblit l'intelligence, et compromet même les enfants auxquels ils donneront le jour. L'existence de cet organe est bien établie.

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