G us lus
II existe , au Musée britannique , une carie tic l'univers et des éléments îles sciences, sur laquelle cal dessinée une tfitc. Elle fut publiée à Rome en 1C32 (i).
Si donc tant de physiologie et d'écrivains ont été amenés a penser que les organes iiilelleclucl s élnient multiples, en trouvant qu'il serait absurde d'attribuer des phénomènes si variés ii l'action d'un seul cl même organe, nous ne risquerons pas de tomber dans une trop grande erreur, en disant que cette dernière notion, loin d'être évidente, parailsi improbable, que, pour la soutenir, des faits plus concluants encore que ceux qui
(i)Gall , Sur (ci Fonctioiu du CfUTOU, Jn-8«. Paris, )822-t8î3, lom. [f, p. 3S4-KJS.
(î) Elliouon'i Blunicnbacii, page 103.
prouvent la proposition contraire, seraient nécessaires, et que toutes les présomptions sont en faveur de la théorie qui admet que les facultés mentales s'exécutent au moyen d'organes multiples.
Nous avons taché dedémonlrer, 1" que l'opposition aveugle et passionnée que la pbrénologie a renrantrée dès sa naissance, l'obstination que mettent encore ù la combattre des hommes d'une haute réputation scientifique , ne prouvent pas que cette science soit erronée , car la plupart des grandes découvertes ont eu à. subir le même sort; 2° qu'il est impossible à l'intelligence de comprendre l'esprit comme entité distincte de la matière, et que c'est parce qu'ils ne peuvent par la conscience seule arriver a connaître l'action des organes, que les métaphysiciens ont supposé que leurs sensations et leurs perceptions intellectuelles étaient des émanations d'un esprit pur, tandis qu'elles sont le résultat de l'esprit agissant par l'intermédiaire des organes; 3" que les uoatomislcs et les physiologistes les pins éminents ont de tout temps considéré le cerveau comme l'organe de l'intelligence , et que l'opinion vulgaire a toujours placé son siège dans la téle, quoiqu'elle ne possédât aucune donnée sur la substance qui occupe l'intérieur du crâne ; qu'il résulte de l'idée môme que l'esprit agit par l'intermédiaire d'un organe, que chacun des actes intellectuels est nécessairement accompagné d'une modification du cerveau, et vice vend, de sorte que la vraie philosophie de l'esprit ne peut être découverte si on ne prend pas en considération l'iuDuence des organes; 4° que l'analogie dos nerfs du sentiment et du mouvement des cinq sens et des autres parties du corps, servant tous à l'exécution de fonctions distincte* au moyen d'organes séparés, l'apparition et l'accroissement successif des facultés chez l'enfant , les phénomènes du génie partiel, des rêves, de la monomanie, les blessures du cerveau, fournissent des preuves évidentes que l'esprit manifeste une pluralité de fa-
cultes au moyen d'organes variés et exclut la supposition, d'une puissance unique, opérant au moyen d'un organe commun.
11 resle , en ronsi'ipii-nri', à étudier l'Hl'i't que produit l'état matériel de res organes sur les arlcs înicllccliiels, s'ileslindïfférent qu'ils soient volumineux ou pelits, bien ou mal conformés , sains ou malades.
Les faits que uousallons examiner prouveront que dans les autres appareils de la nature vivante le volume d'un organe, toutes choses égales d'ailleurs, donne la mesure de la puissance de ses fonctions, i'Y;ii-à-din',qiie plus il est petit, moins il montre il énergie dans l'exercice de sa fonction; queplusilesi grand, plus la fonction qui lui correspond s'exerce avec puissance (i).
Tout le monde connaît la fable du vieillard et ses enfants , et du faisceau si solide dans sou ensemble, si facile a briser par la séparation de chacun des dards qui le formaient. La morale de celle fable s'applique parfaitement à l'organisation matérielle de l'homme ; par exemple : chaque muscle est composé d'un nombre plus ou moins considérable de libres, et sa force est en proportion de la quantité de fibres qui le composent. En admettant que les nerfs soient aussi formés d'un certain nombre de fibres nerveuses , leur action doit également être d'autant plus forte que ces fibres sont plus nombreuses; cependant, tout en reconnaissant la vérité de ce principe, une observation doit être faite , savoir : que toutes les parties doivent être de même qualité, soit mue elles , soit en totalité; par exemple : si le vieillard de ta fahle avait présenté dix baguettes de bois réunies en faisceau et fait observer a ses enfants qu'il était plus difficile d'en briser dix réunies que de les briser l'une après l'autre, et si ses (ils, pour réfuter son assertion, lui eussent présenté une tige do fer du volume de l'une des bail) Voici Andrew Combe, Ewav on tho intlnence of orginic nia; ou cuergr ni fonction pariicnlarly as applicd (o ihe organt of tbe eitcrnal tente and brain.
guettes en lui objectant qu'il serait plus difficile de rompre cette tige de fer, quoique seule, que son faisceau tout entier, la seule réponse à faire eût été que ces choses, différant dans leur nature et leur qualité, ne pouvaient être comparées, mais que si les dti tiges de fer élaieni réunies, la difficulté de les rompre serait la même , comparativement a la lige de fer isolée. De la mime manière les nerfs, les muselés, le cerveau et toutes les autres parties du corps peuvent être saines ou malades. La nature de leur tissu peut être plus ou moins fine, plus ou moins grossière; elles peuvent appartenir a un être jeune ou vieux, énervé par la chaleur brûlante du soleil des tropiques ou engourdi par le froid des régions arctiques ; et il serait peu rationnel d'attendre la même énergie, le volume Étant égal, de deux individus soumis à des circonstances si diverses. Le fer même est soumis à l'influence de la température, car il peut être liquéfié par la chaleur et même réduit en gaz lorsqu'elle ost portée à son plus haut degré. Or donc, pour que notre principe soit rigoureusement vrai, il faut que la constitution cl la santé des sujets soient dans des conditions égales, et que les circonstances au milieu desquelles ils vivent, soient les mêmes. Un muscle ou un nerf voluinineuy, composé défibres nombreuses, agira avec phis de force qu'un muscle ou un nerf plus petit et formé d'un nombre de fibres moins considérable.
Cependant, en étudiant l'influence de cette loi des êtres animes, nous ne pouvons rationnellement comparer une espèce avec l'autre; car, dans une semblable comparaison, les autres conditions ne seraient pas les mêmes. L'homme, le castor et l'abeille, par exemple, sont portés à construire: toutefois, dans l'abeille, l'organede la consiruclivité est très-petit; et si nous le comparions avec le même organe chez l'homme et chez le castor , on pourrait nous objecter que ces derniers n'excellent pas dans leur construction en proportion de i'excès de volume de leur organe de consiruclivité. Mais cette méthode de rai-
sonner serait loin à fuit défectueuse ; l'organisation des différentes espèces d'animaux est modifiée en raison de certaines conditions do leur existence. Le bceuf a quatre estomacs, tandis que le cheval n'en a qu'un, et pourtant l'un et l'autre digèrent la même espèce de nourriture. La seule méthode rationnelle consiste à comparer dans des individus de la mémo espèce le volume de chacun des organes avec l'énergie de leurs fonctions respectives, en tenant compte de l'état de leur santé, de leur constitution élémentaire, de l'âge ei de l'exercice do l'organe. Toutes ces choses étant égales, on pourra assurer que leur puissance est en raison directe de leur volume. Plus les espèces ont d'analogie entre elles, mieux on peut comparer leur organisation cl leurs fondions ; ainsi le flambeau de l'analogie peut éclairer les lois de l'iVouomie de l'homme, en étudiant celles qui régissent l'orgnniMitioti des espèces d'animaux qui se rapprochent le plus de lui. Kéan moins nous ne pouvons encore tirer de cette source que di s présomptions. Ce n'est qu'en observant l'homme lui-même, qu'on peut obtenir des preuves directes et positives. Cette dernière méthodo seule est admise par les phi'énologues comme suffisante, et c'est elle seule qui fait la base de leur science.
Les observations qui suivent, relatives à l'influence du volume des organes sur la puissance des fonctions dans les différents ordres d'animaux, ne peuvent donc servir qu'à rendre plus clairs et mettre a la portée de tous les esprits quelques points abstraits de la doctrine, et non h fournir des preuves d'unedvidence incontestable; car, pour arriver à celte évidence, il faut nécessairement s'appuyer d'observations faites sur l'espèce humaine seule.
Personne ne conteste, je pense, que la force des os, toutes choses égales d'ailleurs, ne soit toujours proportionnée a leur volume. Ce principe est si vrai, que, quand la nature d'un oiseau exige que ses os soient doués d'une grande force, tout en cou-
servant la légèreté nécessaire aux fonctions de l'espèce, on observe qu'ils ont tin grand diamètre, mais que le centre en est creux : c'est un principe de mécanique connu : que l'augmentation du volume d'na corps ajoute à sa force. Cette loi du volume ressort encore de l'examen du cœur et des vaisseaux sanguins, car chacun sait qu'un tube de trois ponces de diamètre doit transmettre un volume d'eau plus considérable que celui qui n'en aurait qu'un. Ce principe s'applique encore aux poumons , nu foie , aux reins et aux différents organes; car si un foie, dont la surface est de dix pouces carrés, peut sécréter quatre onces de bile, il est évident que celui qui en aura vingt devra , toutes choses égales d'ailleurs, en sécréter une quantité proportionnée à son volume. Et si cette loi n'était pas exactement vraie, pourquoi serait-il donc plus avantageux d'avoir un organe pulmonaire volumineux et contenu dans un large thorax que d'en avoir un d'un petit volume et comprimé dans une poitrine étroite ?
Généralement parlant, il existe deux espèces de nerfs distribués dans toute l'économie, savoir : les nerfs du mouvement et ceux destinés aux sensations ou nerfs de la sensibilité. Les muscles constituent l'appareil principal et indispensable du mouvement; les nerfs no servent qu'à leur communiquer l'impulsion de la vntntiliî. I.r; t-otilrairc a lien pour les sensations : le nerf alors est l'instrument principal ; et les parties dans lesquelles il vient se ramifier, ne servent que de médium pour le mettre en rapport avec les corps spécifiques qu'il est destiné à connaître. Pour prouver, d'une manant j^uOi-ali', l'influence qu'exerce le volume des nerfs sur la puissance de leur action, on peut citer les faits suivants constatés par M. Desmoulins, célèbre physiologiste français. Les membres du cheval et du bœuf ont un pouvoir musculaire beaucoup plus grand, mais des sensations beaucoup moins intenses, que les membres de l'homme; aussi, en conformité du principe que nous soutenons.
les nerfs du mouvement qui se distribuent aux quatre membres du cheval et du bœuf sont au moins un tiers plus nombreux que les nerfs du sentiment que reçoivent ces parties; tandis que, dans l'homme, les nerfs du mouvement des membres sont d'un cinquième ou d'un sixième moins nombreux que les nerfs de la sensibilité qui se distribuent dans les mêmes parties. Les oiseaux et les reptiles, dont la peau écailleuse n'a qu'une sensibilité très-limitée, mais qui ont une grande puissance de mouvement, ne présentent que des nerfs de la sensibilité trèspcills et très'peu nombreux, tandis que ceux du mouvement
t- ui - u il I ri'-ml r. - 1 t--[iinuf,tin fcrilin, < h..qm ( ■.« qo.' 1 1
nature a voulu conférer un plus haut degré de sensibilité à quelques parties du corps d'un animal, on observe que les nerfs Un sentiment y existent toujours en plus grand nombre; par exemple, le seul nerf du sentiment qui vient se ramifier à l'extrémité de la trompe de l'Éléphant, qui, comme chacun le sait , est le siège du tact chei cet animal , est d'un volume plus considérable que celui de tous les nerfs du mouvement de cet organe. La queue du quelques espéras de singes, les ailes de certaines chauves-souris sont douées d'une grande sensibilité, et on observe que les nerfs du sentiment de ces parties ont un volume correspondant au degré d'augmentation de cette puissance foiieliiiiinelle. roue que les oiseaux [missent voler et se soutenir dans un milieu beaucoup plus léger que leur corps, il eût été nécessaire qu'ils fussent douésdo muscles volumineux; pais, comme leur poids aurait pu les gêner pour s'élever, la nature a évité celle difficulté en les douant de nerfs du mouvement très-forls, qui , en portant un puissant stimulant aux muscles, augmentent leur force, sans qu'un accroissement de volume soit nécessaire.
Les poissons qui vivent dans un milieu dont la pesanteur spéciûque est presque égale à celle de leur corps, sont doués de muscles volumineux qui leur donnent une grande puissance
de locomotion, mais les nûrfs du mouvement sont beancoup moins gros que chez les oiseaux. Dans ces circonstances, on voit que la nature a admirablement conféré la puissance des mouvements en augmentant le volume de la partie de l'appareil locomotif qui peut être volumineux sans inconvénient pour l'animal; ainsi donc, pour que la puissance locomotive soit énergique , il faut nécessairement que les muscles ou les nerfs do mouvement soient d'un volume assez fort.
Relativement aux sens externes, il faut remarquer que ebacun d'eux est composé 1° d'un instrument ou médium sur lequel l'impression se fait (l'œil par exemple); 2° d'un nerf chargé de transmettre l'impression au cerveau. La même loi du volume s'applique aux organes des sens. Un œil volumineux réunira une pins grande somme de rayons lumineux; une grande oreille rassemblera plus de rayons sonores; do larges narines admettront une plus grande quantité de particules odorantes. Ces faits sont d'une telle évidence qu'a peina est-il nécessaire de les appuyer par des preuves; toutefois, comme lord Jeffrey a été jusqu'à tourner celte idée en ridicule, nous dirons que Monro, Blumenbach, Scemmering, Cuvier, Magcndie, Georget, tous les physiologistes enfin, l'ont sou-
Blumenbach, en traitant de l'odorat, dit : Les animaux qui sont le plus favorises sous le rapport de la finesse de l'odorat, ont aussi les organes de l'olfaction plus développés. La même chose s'observe chez les peuples barbares. Par exemple sur la tétc de l'Indien du nord de l'Amérique (représenté sur une des planches de cet ouvrage), on remarque que les narines sont d'une ampleur extraordinaire. Ceux qui se rapprochent le plus de cette conformation des narines sont les Éthiopiens. Je possède huit crânes d'individus de celte race , tous très-différents les uns des autres, mais remarquables par des fosses nasales beaucoup plus étendues que celles dé cri les parSœmmering.Ccs
observations aiwlmuifpies sont d'arrfird aver ce que rapportent les voyageurs les plus dignes do foi, concernant la merveilleuse Guessc d'odorat de ces sauvages. De mime le docteur Monro, en parlant, ikins siui .\ n.iiinnir r< m: paréo, du volume de l'organe de l'odorat du chien, dit : t Sa finesse (de l'odorat) semble augmenter eu raison de l'étendue du l;i surface de l'organe, et culte observation est également fondée pour tous les autres sens. 1 Le même auteur ajoute que : < L'oreille externe a une ruiininiLLiin]] ililïnviilt' riiez ]i>s divers quadrupèdes, toujours adaptée au\ besoins de lonscrvaliondc t'animai; ainsi les lièvres et les autres animaux qui sont sans cesse exposés aux attaques des butes de proie ont de larges oreilles dirigées eu arrière; leurs jeux les avertissent du danger qui est devant eux. >
Ces observations peuvent s'appliquer non-seulement aux parties externes des organes des sens, mais aussi à leurs partics internes, dont les nerfs ne sont pas moins soumis à cette loi du volume. Georget, en traitant des nerfs, affirme que : < Le volume de ces organes est toujours en rapport, dans les différents animaux, avec l'étendue ut la force des sensations et des mouvements uuxqiie.ls ils président : Ainsi le nerf de l'odorat, dans le chien, est plus volumineux que les cinq nerfs des sens externes dans l'homme. ■ Le nerf de l'odorat est petit dans l'homme et dans la famille des singes, il est à peine perceptible dans le dauphin; fort dans le chien et le cheval , énorme dans la baleiue, clieï laquelle il égale presque le diamètre do la moelle éptnière. Dans la taupe son volume est extraordinaire, tandis que le nerf optique est remarquablement petit. Le contraire ;i lien pour l'ai fie, lu uni optique étant volumineux ut li iii'i 1 ull'iirti! insignifiant. La plupart des quadrupèdes remportent sur l'homme pour la finesse do l'ouïe ; aussi remarque- 1-on que le nerf auditif de la brebis, de la vache et du cheval excède de beaucoup en volume ce même nerf chez l'homme,
loiili's dioscs i-^alrs d'ailleurs. Clirz quelques iiiilres oiseaux i.ii' proie cilés pour la grande sensibilité de leur organe du goût, le palais reçoit une masse de filaments nerveux.
L'organe de la vue fournil une preuve plus intéressante en- U'i< .J t l'iiiiui'ii' ■ I- \"I"H- ••..fi. mr I ru-iii<« dri (-actions organiques. Le jjluliu de l'iril est desiiné il rassembler les rayons lumineux ; en conséquence, un ceil volumineux réunira une plus grande quantité de rayons, ou, en d'autres termes, agira sur une plus grande sphère de vision qu'un petit. Mais le nerf optique concourt aussi j la puissance de la vision et augmente son énergie en raison du volume. Le boeuf, par sa construction lourde et pesante, est mal organisé pour le mouvement : la nature l'a, en conséquence, pourvu d'un globe oculaire volumineux, au moyen duquel il peut embrasser un large champ de vision sans se déplorer; imiiHuis, ranime il n'est pas néeessaire que sa vue soit line pour trouver sa nourriture, son nerf optique est loin d'être proportionné au volume du globe de l'oeil. L'aigle, au contraire, planant dans les régions les plus élevées de l'aîr, parvient à distinguer sa proie a une immense distance, lors même que sa couleur la confond, pour ainsi dire, avec le sol. Embrassant un horizon immense par le fait seul de son élévation, ses yeux n'ont pas besoin d'être volumineux, mais le nerf optique est énorme et rend raison de la finesse et de l'étendue presque incroyable de sa me. Au lieu de former une membrane unie tapissant la surface interne de la chambre postérieure de l'œil, comme cela a lieu chez l'homme et les animaux , qui m- jiiuissr-n! pas d'une vue si extraordinaire, la rétine ou l'expansion du nerf visuel, riiez ees oiseaux à longue vue, forme un grand nombre do replis qui flottent dans l'oeil el augmentent ainsi d'une manière admirable non-seulement l'étendue de la surface nerveuse, mais la masse totale du nerf Celle disposition esL rommmie à l'aigle, au faucon, à l'épervier et aux autres oiseaux de proie. Nous voyous donc que pour ce otnm. — mniÉ nr. min. i
qui a rapport aux sens externes, it est de toute évidence que quand la nature a voulu augmenter la puissance de leur action, elle y est arrivée en augmentant le volume des organes.
Passons maintenant a l'examen du cerveau lui-même. Si j'affirmais que la différence, de volume du cerveau ne produit aucun effet sur lu vigueur de ses fonctions ou bien qu'un cerveau petit parfaitement sain et appartenant a un individu doué d'une bonne constitution, égale, par l'activité et la puissance de ses fonctions, celles d'un cerveau de forte dimension appartenant à un individu placé dans des conditions également favorables de santé, le leclcur pourrait-il, après l'évidence des faits qui lui auraient été fournis et qui prouvent que ta puissance des fonctions d'un organe est en raison directe île son volume, pourrait-il croire, dis-je, à celte assertion ? Il faudrait alors que le cerveau fit exception à la loi générale qui régit la nature organisée, et pourtant les phrénologucs se sont vus exposés à la haine etau mépris pour avoir avancé celle vérité, que de même que pour les autres organes l'énergie de ses fonctions est en raison directe de son volume, toutes clioscs égales d'ailleurs. Je vais fournir les preuves directes de l'évidence do ces faits, mais le lecteur voudra bien remarquer que je n'entends exposer ici que quelques principes généraux, tels que le comporte un discours préliminaire. Les conditions et les modifications indispensables pour que ces principes puissent être appliqués h la pratique seront exposées dans un chapitre subséquent.
1° Le cerveau d'un enfant est petit et son intelligence est faible, comparée au cerveau et aux facultés mentales do l'adulte ;
2» Le volume trop petit du cerveau est une cause invariable d'idiotisme. Les plirénologues ont en vain sommé leurs contradicteurs de fournir un seul exemple d'un esprit vigoureux manifesté par un très-petit cerveau. Le docteur Gall a établi comme un fait sans exception, que quand le cerveau est asseï
DiginzKl by Coo
petit pour qae la circonférence de In tête n'excède pas treize ou quatorze pouces, l'idiotie en est la conséquence invariable. > Une intelligence complète, dit-il, est absolument impassible avec nu aussi petit cerveau ; il existe toujours dans ces cas une idiotie plus ou moins profonde. Cette règle est sans exception (t). » En parlant sur ce sujet dans son ouvrage sur la folie, le docteur Spurzhcim s'exprime ainsi : i Nous savons parfaitement qu'un grand nombre de faits répétés dans diverses circonsiamts sont micesiiiires pour qu'on puisse en tirer une conclusion générale; mais, relativement à l'idiotisme de naissance, nous avons rassemblé un si grand nombre d'observations faites dans divers pays, que nous n'Iicsitons pas à affirmer qu'un cerveau trop petit est incapable de manifester des actes intellectuels complets. Je prie le lecteur de remarquer que je ne prétends pas que l'idiotisme soit l'attribut d'un trop petit cerveau seulement; l'idiotisme peut résulter de causes différentes, mais l'une d'elles est la petitesse du cerveau. L'observation nous a convaincu que les lois de la nature sont constantes, et si nous observons continuellement que le même phénomène a lieu dans les mêmes circonstances, nous pouvons considérer les conséquences que nous en tirons comme rigoureusement vraies jusqu'à ce que l'expérience ait démontré le contraire. Personne n'a le droit de dire qu'une conséquence a été trop prompte m en i ctablic,s'il n'a pas fait lui-même un nombre suffisant d'observations pour appuyer sa négation. Il est de son devoir de la prouver par des faits. Dans le journal de la Société phrènoloyiquc de Paris, du mois d'août 1853,1e docteur Voisin rapporte une série d'observations faites sur des idiots confiés à ses soins à l'hôpital des Incurables, qui viennent à l'appui des assertions de Gall que nous avons citées plus baut.H. Voisin assure qu'il lésa trouvées fondées dans tous
les cas. Dans le dernier degre d'idiotisme, <j iinnd les actes in-
peu au-dessus tic l'urlnic, varia de on/.!' à trei/p pouces; tandis que la distance de la racine du nez à la prot libérante occipilale, en passant par le sommet du la tête, n'était que de huit à neuf pouces. Quand l'étendue varie de quatorze a dix-sept pouces horizon ta le inouï et qu'elle est de onic à douze pouces, dans l'antre direction, quelques éclairs d'intelligence et d'activité des facultés pereeptives peuvent avoir lieu, mais l'individu est sans puissance d'attention ou de fixité dans les idées. [Inlin, quand la première mesure rend dix-tniii ou dix-neuf pouces, quoique la tete soit encore très-peliie, les foncliona intellectuelles s'exécutent assez régulièrement; seulement elles manquent de vigueur. Une téle peut être considérée comme ayant acquis le plus grand développement possible, quand sa mesure horizontale atteint a vingt-deux pouces et la seconde à qualorze.LaieledeSpurzlieim était si volumineuse que même sur le crâne , dépouillé des téguments, ces deux mesures moulaient l'unis a vingt-deux pouces 1/1 et l'autre à 15 pouces 6/to; que ceux qui nient l'influence du volume du cerveau sur les opéra lions de l'inld licence, niellent leur opinion d'accord avec les faits avant d'accuser la plirénnlngie de contredire la nature, et de soutenir que la vigueur de l'esprit est indépendante du volume de la tete.
Pinel, très-peu partisan de la plirénologie, s'exprime cependant ainsi : i 11 parait que l'idiotie de naissance est toujours accompagnée d'un vicede conformation originel du cerveau ; il en résulte qu'elle n'est pas susceptible de modilicatîon, et qu'elle doit durer autant que la cause physique dont elle dérive (i). » Un cas remarquable d'idiotie, jointe à une petitesse remarquable du cerveau, se trouve rapporté dans Ion" 42du Journal
(i) Di.-tioiiDnire dos Sciences Médicales, lomc I", page 313, VUÂUi-
pbréoo logique (1). Nous donnons ici aaf. Egare çméa de celle lete, cootrastanl arec celle du célèbre réformateur hindou, tbiumu-Uuo Roy.
Idloi, âgé de 30 un., T«e de Riminj-IJuii.
Le docteur Elliotson possède le crâne d'un idiot âgé de dixbuil ans, qu'il licol du docteur Ftirmby de Livcrpool , et qu'il a présenté à la Société phi énologique de Londres. Sa circonférence n'est que de sci/.e pouces, et la distance d'une oreille à l'autre, en passant au-dessus du vertex, n'est que de sept pouces 3/4. Le cerveau pesait seulement une livre sept onces i/i et le cervelet quatre onces (ï).
Le défaut de volume du cerveau n'est pas cependant la seule cause qui produise l'idiotie : un cerveau volumineux peut Cire malade et l'imbécillité résulter de cette maladie; mais comme nous l'avons démontré ci-dessus, chaque fois qu'il sera tres-
(I) Volume u, page i2(l-
(s) EllioUoiTs Dlunurnlucb, ppgo 100.
petit , fût-il sain d'ailleurs, l'idiotie en sera la conséquence inévitable.
Tons les hommes remarquables, soit pur leur intelligence , soit par la force de leur cararlcre, tels que Napoléon, Franklin, Burns, Frédéric II, elc, avaient la tolc remarquablement forte. Il esi prouvé que Ifs nations, chez lesquelles le cerveau est volumineux, possèdent une grande supériorité intellectuelle sur celles qui ont cet organe plus petit, et qui, de tout temps, ont été subjuguées par les premières. Le cerveau des Indous est beaucoup plus petit que celui des Européens; et plusieurs millions d'Indiens ne fnrent-ils pas soumis par quelques milliers de nos soldats? 1-e cerveau des peuplades originaires de l'Amérique est aussi moins volumineux que celui des races européennes ; et l'on sait qu'une poignée de ces derniers asservit plus d'un quart du nouveau monde.
L'influence du volume est maintenant reconnue par les physiologistes les plus distingués m Le volume du cerveau, > dit Magendie, ■ est généralement on raison directe de la force de l'intelligence. On n'en peut néanmoins rigoureusement conclure que tout homme, ayant une grosse tôle, a nécessairement une intelligence supérieure; plusieurs causes indépendantes du cerveau peuvent concourir à augmenter le volume de la tflle, ou diminuer le volume du cerveau. Mais il est rare qu'un homme , distingué par ses facultés intellectuelles , n'ait pas une téle volumineuse. Le seul moyen d'estimer le plus ou moins d'ampleur du cerveau, chez une personne vivante, est de mesurer les dimensions du crâne; tout nuire procédé, même celui de Camper, c'est-à-dire la mesure de l'angle facial, est incertain. > Le passage suivant, imprimé dans le n" 04 de la Hevue dÉdïmbourg , prouve aussi, non-seulement, que les différentes parties du système nerveux, y compris le cerveau , remplissent des fonctions différentes, mais que l'augmentation du volume du cerveau est toujours marquée, dans l'échelle animale, par
une augmentation de la puissance intellectuelle. C'est dans le système nerveux seul, que nous pouvons trouver les causes qui subordonnent un animal ù un autre, et ceux-ci à l'homme, c'est en l'diudiant que nous acquiTons h possibilité d'associer chacune des facultés qui leur donnent leur supériorité ù une augmentation correspondante de la masse nerveuse , depuis les moindres rudiments des sensations et de la volonté jusqu'au degré le plus élevé de sensibilité, de jugement et d'expression. On observe que la conformation du cerveau devient de plus en plus complète, et que le volume de la moelle et des nerfs augmente graduellement jusqu'il la perfection du cerveau de l'espèce humaine, et que chaque addition est marquer p;ii reddition d'une faculté nouvelle , ou l'amplification de celles qu'on retrouve dans les animaux d'un ordre inférieur. L'homme seul possède des facultés dont les animaux sont totalement dépourvus, tandis qu'il possède toutes celles dont ils sont doués.
Ce sont-la, pensons-nous, d'assez fortes preuves, et des autorités assez respectables a l'appui du fait que nous avons avance, que le cerveau ne forme pas une exception à cette loi générale de la nature organisée; que toutes choses étant égales, le volume de Torgane donne la mesure de sa puissance fonctionnelle (i).
Nous allons maintenant passer en revue les circonstances qui modifient les effets du volume , savoir : La constitution, l'étalde
(0 II est peu de chapeliers qui n'aient fait la remarque que le> ulallel Inférieure» <te la société, plut remarquable! par leur puissance musculaire que par l'énergie ilts fatuités [iitmaltï. mit, ™ si'iuTal. la lélo plus petite que les personnes d'une classe dont les occupations exigent lies travaux intellectuel» et ilom la ilsisntr dYsprii mrpaHse l'i'lln du corps. Cependant les plirénologues ne jugent pas la puissance intellectuelle d'après le volume de la letc en général; ut, en outre, la largeur dn enapeau est loin d'indiquer le volonio total de la Itle. Un trouve quelques délails curieux sur ce point dans le Phrewlogical Joamai, tome IV, page 53!t, (orne V, nage ÏI3.
la santé, l'exercice habituel, l'influence des excitants extérieurs cl l'influence réciproque que les organes exe roc ni les uns sur les antres.
Une question se présente naturellement , savoir : Possédonsnous des données qui puissent nous indiquer les qualités consliuilionnelles du cerveau? Les tempéraments peuvent servir de guide jusqu'à un certain point. Ou en a distingué quatre, donnant lieu à divers degrés d'activité du n i veau. Ce sont ; les tempéraments lymphatique, sanguin, bilieux et nerveux. Les tempéraments sont supposés traduire la constitution particulière des différents systèmes du corps: si le cerveau et les nerfs sont doués d'une activité prédominante, par l'dlct de i-tiiiscs constitutionnel! os, cet étal semble produire le tempérament nerveux; si les poumons, le cœur et les vaisseaux sanguins prédominent consliluliiinnellemcnt , il en résulte le tempérament sanguin ; si ce sont les muscles et les systèmes fibreux, le tempérament est bilieux ; quand la prédominance d'action réside dans les glandes et les organes assimilateurs, c'est le tempérament lymphatique.
Lys différents tempérament seul indiqués par des signes
phatiquo, se reconnu it ù la rondeur des formes en général , à la mollesse du système musculaire; le tissu cellulaire est rempli de graisse; ordinairement les cheveux sont blonds, la peau plus ou moins blafarde. Ce tempérament est marqué par la langueur des fondions vitales, la faiblesse et la lenteur de
n'a qu'une action lento , faible ci languissante , et tous les actes intellectuels s'exécutent sous J'influence de celte faiblesse.
Le second , ou le tempérament sanguin, esl caractérisé par l'élégance des formes ; la (aille est bien dessinée , l'embonpoint esl modéré; on remarque une certaine fermeté des chairs; la couleur des cheveux esl claire, tirant vers le châtain; les yeux
sont bleus, le teint frais; l'expression générale de. l'individu annonce la gaieté et la confiance. Ce tempérament suppose une grande activité de la circulation; les personnes qui en sont douées, sont vives et actives : le cerveau partage l'animation générale de l'individu.
Le tempérament bilieux se reconnaît a la teinte sombre de la peau; les cheveux sont noirs, les muscles sont forts et fermes, l' expression générale de l'individu annonce une certaine rudesse de caractère; toutes les fonctions s'exécutent avec une grande énergie, énergie qui est partagée par le cerveau. Tout p chez ces individus, annonce la force et la résolution.
L'homme doué d'un tempiTiimiiiii. hu-ycux , a les cheveux fins et clairs; sa peau est fine; ses muscles ont peu de volume, mais ils jouissent d'une grande activité; sa ligure est paie, et souvent sa sanié est délicate : tout le système nerveux, y compris le cerveau, est doué d'une grande énergie, et les fonctions intellcc lue lies s'exécutent avec une vivacité proportionnée.
Il est clairement démontré que la constitution ou la qualité de la substance cérébrale modifie à un haut degré l'influence que le volume «crée dans l'inMimiilisa^mnii des actes intellectuels. Mais arrivons aux conséquences .-
Comme, en règle générale, les différentes parties d'un cerveau . jouissent d'une même constitution , si leur volume est la mesure de leur puissance, il en résulte que, dans chaque tête eu particulier, les organes proéminents auront plus de puissance que ceux qui le sont moins. Celle règle nous permet de juger de la force cl de lu faiblesse des différents organes de la tête. Maissi nous comparons deux cerveaux distincis, nous ne devons pas oublier que, le volume des deux étant égal, il se peut néanmoins que l'un, par l'effet de la finesse de son tissu et par sa constitution plus vigoureuse, suit extrêmement actif, tandis que l'autre, d'une qualité inférieure, sera plus ou moins inerte. La conséquence
COVBE. — TIU17É DE FHIÉJIOLOGIE. 3
do ce fait est qu'un cerveau plus petit, mais mieux constitué, agira avec plus de vigueur qu'un autre plus grand , mais d'une texture moins heureuse. Néanmoins, il sera toujours facile de prouver que le volume est la mesure de la puissance, en examinant simultanément les actes intellectuels qui émanent d'un pelilctd'un large cerveau; tous deux possédant la mâme configuration et étant également bien constitués; la puissance ou l'énergie du dernier restera évidente. Comme les tempéraments se distinguent par les apparences extérieures du corps et de l'expression de la figure, etquelccerveau partage toujours laconslilulinn générale de l'individu, nous possédons un moyen puissant, sinon tout a fait certain, d'arriver a uno appréciation juste des qualités de son tissu. Je répète que ces remarques ne s'appliquent qu'au cas où il s'agit de comparer un cerveau à un autre; car tous les organes , dont l'ensemble forme un même cerveau , jouissent d'une constitution tout à fait semblable; le volume de chacun d'eux est donc la mesure exacte de sa puissance, et ceux qui l'emportent sous ce rapport sont donc nécessairement les plus vigoureux. Si le tempérament est lymphatique, l'action de tous les organes sera lente; mais, cependant, les plus volumineux jouiront d'une puissance et d'une activité qui seront en raison directe de leur volume. Si le tempérament est actif de sa nature , tous les organes partageront celte activité ; mais les pins volumineux n'en posséderont pas moins, comparativement, un plus grand degré d'énergie. C'est pour ces raisons que ceux qui se livrent a l'étude de la phrénologie ne doivent pas, pour arriver à se convaincre de sa vérité, comparer le même organe dans différents cerveaux, sans tenir compte, avec le plus grand soin, des différences des tempéra- On a cherché par diverses théories à expliquer la cause des tempéraments; mais aucune, jusqu'à présent, ne nous parait complètement satisfaisante. Cependant, comme l'a fort bien
remarqué on des rédacteurs du Journal Phréhologique; il nous importe beaucoup plus de connaître les tffets des tempéraments que leurs causes, et heureuse ment les nns sont beaucoup moins obscurs que les autres. Quand un individu est remarquable par la mollesse de ses chairs, la fraîcheur de sa peau, que ses cheveux sont flasque» et tombants, sa figure pleine, son pouls lent, et que ses traits indiquent peu d'intelligence et d'animation , les physiologistes s'accordent à reconnaître dans l'ensemble de ces traits le tempérament lymphatique; et quelles que soient les cotises de cet état, l'expérience nous apprend qu'il indiqut une langueur des fonctions corporelles et intellectuelles. Cateris paribus, le tempérament semble affecter, d'une manière égale, toutes les parties de l'économie; ainsi donc, si des muscles sont naturellement actifs et énergiques , le cerveau partagera cette activité et cette énergie; de même que si un faisceau musculaire est actif , la même vivacité d'action peut fitre attendue do tous les autres. Ce principe pratique est admis par William Cobbeltquî, quelles que puissent être il'ai Won rs s.'i fï\;igm'a lions politiques, est certainement un moraliste distingué et un grand observateur. Dans ses Lettres à un amant, il examine la question suivante :
• Quels sont les moyens d'apprécier dans une jeune fille les qualités qui la rendront une bonne ménagtrc?i — iL'amanl,sous le charme,» dit-il, m'est guère capable de juger celle dont le sourire, la grâce et les douces paroles ont fasciné ses sens; néanmoins, s'il veut savoir si celle qu'il aime sera une femme laborieuse ou indolente : • Il est certains signes extérieurs qui, « observés avec soin, pourront être des guides sûrs; si sa
• manière do parler est lente, et si sa conversation est tral-
■ nante, vous pouvez être à peu près sûr que ses pieds et ses
• mains partageront l'indolence de son langage. Par paresse de
■ la langue, je n'entends pas le silence, ni une certaine réserve
■ de paroles; car ceci , dans la plupart des cas, est un très-
• bon signe; je veux parler d'une manière traînante et pleine i de mollesse, d'une sorte do chant monotone, pendant le-
• quel les paroles onl l'air de tomber de la bouche, comme si < cette qui parle avait mal au eccur. La prononciation d'une > personne active et laborieuse est en général brève et distincte; ■ sa voix est ferme, sinon forte. Sans être masculine, mais en
• demeurant aussi féminine que possible, la parole ne doit ûiro i ni rude, ni criarde, mais accentuée, rapide et claire. Un
• autre signe d'activité du corps, est la rapidité du pas, quelt que chose d'assuré dans la démarche qui annonce que les i pieds sont portés en avant avec résolution, i Je n'ai jamais aimé la marche saccadée et tramante de certaines filles qui se meuvent, comme si elles étaient parfaitement indiflé rentes à l'action qu'elles exécutent (i). >
Je pensequo tes conseils da Cobbeit recevront leur application dans tous les cas où les systèmes nerveux et musculaire sont également développés, également sains et également accoutumés à l'exercice : mais si ta tête est forte et les muscles petits, la personne ainsi organisée sera beaucoup plus disposée a l'activai' 1 iiiirlItM'iiii'lle qui: iihvsii|ii*:; d'un MHic >.'<H>-, si une personne, ayant des muscles Irés-forts, a un petit cerveau, l'activité qui résultera d'un tempérament sanguin ou bilieux la portera aux exercices corporels. La raison en est que les organes les plus forts ont, toutes choses égales d'ailleurs, une tendance à l'action, et que leur activité est pour l'individu la source des plus grands plaisirs. Ainsi donc, les organes les plus forts entreront plus fréquemment en exercice, que ceux qui sont plus petits; leur éiiergiiî et leur activité deviendront de plus en plus prédominantes. Ces observations, relatives aux fonctions des systèmes musculaires et cérébraux, sont également applicables aux différents organes entre eux. Si deux
(i) Cobbtu'i Adrlce lojoung ma, lecture lit, S™ toi— a.
organes partagent les mêmes conditions de développement et d'éducation , ils seront également actifs cheiun sujet d'un tempérament sanguin ou nerveux ; maïs, si l'un est plus fortement développé que l'autre, il l'emportera en puissance et en activité. Chez un sujet d'un tempérament lymphatique, dont le cerveau sera égal pour le volume cl la forme, la même prédominance d'action et d'activité des organes entre eux aura lieu; mais la puissance et l'activité seront moindres que des iji'^uiii'!* de infimes volumes et dimensions, appartenant à un sujet nerveux ou sanguin. Ainsi donc, le tempérament exerce à la fois son inQucnee sur l'activité (il l;i puissance des organes, et cela d'une maiiitVe hetiucmip plus marquée que la plupart des phrénologues ne semblent le croire (i).
(Il Phrono-loirical journal, vol. IX, parjes llti-UB; voiei aussi pages 5.1 et 207. On Iranien, dam l'ouvrage d« Spnribeln «ir le rapport de la pliro-
noloajc avec l'élude ,1e la pliysir.KU.uminie, une [.larcin' indiquant le» llilPJ -
de considérer la puissance d'un organe tomme dépendant de un volume-, je joins à ieltci]alo']utl.|uese, irait. d'mi> rages phrcnologiqiies qui oui rap-
P Gall, diui le I" volume du m« TralU sur les fonctions du cerveau, dit : i L'énergie des riilii'liiUES îles inouïes ut dépend pas seulement de Itur développement, tnsti aussi de trur excitabilité (page lOli). Les fondions des sens dont les (irismes sent vins l'i.lisidiaahleï, plu. sains et plus développés, ol qui ont iivil une irrilaliiui plu- furie sriul [mur cela même plus vivei. Leméuit pliériuiinTie se ri'pm.luil :n«- la iii.'iue nclivilé: lesurgaues
développé» (pane 308). >
dit que : ■ il est impur mm, mus le |>niut île vue [ib; s in lexique, de prendre eu tonsiilt'ralroiilj eimslitiitiiin partie urWf an fr'ifini'i'riwrïi/dts individus,
non comme pouïunldririii.TdrsI'.iriil 1rs |.:ii-ii(-iili,'-L-,-, ,i, romme capables
d influencer [ènrH/ic des talions il ts divers i.r»nnes du eerveau (p. 13]. .
. I.Yhitljsi' i'I la MipiTiorilô iln rr-i vi aii , dit (,il,liv,dl . dépendent de son volume, de 11 eon tonna li un, et de la lonicilé , oiicnsité cl Inleniilé de la libre nerveuse, t Klrmrnts «f ]il»moh>gij, I.i i infini, IB2J, p. 38.) Voyez aussi le Journal phrénolngique, art. Tcmpérsmcni.
En oulro l'organisai ion propre du cerveau do'il éïre saine, el il doit jouir du degré d'activité ar.eiim[>ai;iii' uidi lia irriiiem la santé. Le cerveau, comme les aulres organes du corps, peut être affecté de maladies qui ne donnent lieu ni à une augmentation ni à une diminution de son volume, el qui néanmoins troublent ses fondions. Le [ibrénulogiic doit s'assurer, par une observation attentive, de l'état normal du cerveau. Dans les cas do maladie , son volume peut ne pas titre diminué quoique ses fondions soient troublées; or, cet organe peut litre a ITecté soit d'inflammation, suit de loute autre maladie dont la nature est moins connue et qui donne lieu à ce que les
ses fonctions peuvent éprouver une grande exaltation, et alors les actes inlcllediiols sVxcculeni qu<-lqut-fni.s avec beaucoup d'énergie, quoique le cerveau soit peu volumineux: mais il n'en esl pas moins vrai que, quand un cerveau plus développé est excité au iniinr Jrgré par dus raiises semblables, les actes s'exécutent avec une énergie proportionnée a la supériorité do son volume. Ces cas ne peuvent donc pas fournir d'objection contre la plirénologic ; car, avant tout, le phrénologuc doit s'assurer que le cerveau cstîi l'étal normal ; et s'il n'en est pas ainsi, les conclusions qu'il tirera de ses observations devront être modifiées; de plus, chacun sait qu'un exercice régulier des ni^ancs de lïi>lHlii;cm'^ ajoute imlal ilemeii! à leur puissance ; cette vérité ne duil jamais cive oublier par le phrénolo-
qui régissent les aulres appareils do l'économie; s'il reste inactif, sa vigueur décroît et les actes intellectuels et moraux s'exécutent conséquenimcnt avec faiblesse et lenteur. S'il est convenablement exercé après des intervalles de repos réguliers, l'esprit acquiert de la force et de la promptitude; enfin, s'il est sui excité par des travaux excessifs, ses fonc-
— HStions se troublent, une irritabilité maladive s'en empare, il perd sa santé et sa vigueur (i). > Les autres causes capables de modifier le volume du cerveau seront examinées plus tard.
Passons maintenant à l'examen d'un autre argument.
Nous avons vu que le cerveau est l'organe de l'esprit, qu'il ne forme |>us un leni u:iiqui' , m-,\h <[in; l'amincie de [mis les autres organes, le développement successif des facultés, le génie partiel , la monomanie , les rêves , ainsi que les phénomènes qui accompagnent les blessures du cerveau, indiquent qu'il est formé d'une réunion d'organes destinés à. manifester des facultés différentes ; que si, en ce qui concerne les os, les muscles, les nerfs du mouvement, ceux du sentiment et des sens externes, le volume exerce une influence directe sur la puissance des différentes fonctions : et que l'analogie de ces organes, les faits directs et l'opinion des hommes qui font autorité en physiologie, nous permettent de eonehire que, pour ce qui concerne les organes céiëbrmix, l énergie des fonctions, lonles choses égales d'ailleurs, est en raison directe de leur volume. De ces prémisses, il résulte nécessairement que, relativement a l'exercice des facultés intellectuelles, il n'est pas indifférent que le cerveau soit plus ou moins développé dans telle ou telle direction; par exemple : si différentes fonctions sont assignées aux diverses parties du cerveau , et si l'énergie de chaque fonrlieu est en proportion du volume de chacun des organes en particulier, la vigueur des facultés qui dérivent des organes situés vers le front , sera d'autant plus grande que In région frontale prédominera davantage par son volume sur les régions postérieures, et les proportions seront aussi différentes si les orgunes des parties supérieures prédominent sur ceux des régions inférieures.
(l) TlicpriTLrijîlcsd [i!i;.«iii!m|;v :i|':'li<7'i H' l'K'lwniiliimiit' ln-nllli. rtf.. h; Andrew Combe. 3'oiHt. , [>m ÎTT.
11 est donc démontré que deux cerveaux peuvent Être conformés de manière à présenter un volume égal dans leur masse, et toutefois exécuter des actes intellectuels totalement différents, selon que les organes d'un ordre de fonctions prédomine sur ceux d>n ordre différent; c'est donc, la forme de la u'tc qui doit surtout attirer l'attention des plii'éuologucs, car elle est tout aussi importante que le volume. De ces faits ressort clairement l'absurdité des prétentions de ceux qui veulent préjuger les actes de l'esprit par le plus ou moins de largeur du chapeau. Car le crâne peut Cire volumineux aussi bien dans sa longueur que dans sa largeur, tout en manquant de hauteur : dans ce cas le cerveau peut fort bien n'être que d'un volume ordinaire.
Crine lie Sputilieini. Crias d'un uoiurcl de la Nouvcllc-Holliinilc.
Nous représentons ici la ligure du crâne de Spurzhcira et de celui d'un naturel de la Kouvellc-Hollande , tous denx appartenant à lu mh-.n'''.'' pli réiin logique d'lùlimlnnir{;. I .;i ilill'cl'enec du front est énorme , si la portion du cerveau qui occupe cette région est dii'irtciiitiii on rapport avec les actes intellec-
tacts, et si son volume est la mesure de leur puissance, ces deux hommes devaient former un contraste manifeste de puissance et de faiblesse intellectuelles. C'est clfrciivcment ce qui a en lieu. Le docteur Spunheim a laissé d'immortels ouvrages de phrénologie, attestant de liâmes facultés Intel lectnel les et morales; et l'on sait que tes habitants de la Nouvelle-Hollande sont , sous le l'apport intellectuel , si malheureusement organises qu'ils ont été l'objet de l'étonnemont do tous ceux qui ont pu les étudier. Sir Waller Scott s'exprime ainsi en parlant de cette race déshéritée : < Les naturels de la Nouvel le- Hollande sont encore, de nos jours, placés au dernier degré de l'échelle sociale ; ignorant les arts qui ajoutent au bonheur de l'homme, étrangers à toute idée do décence, ces infortunés sauvages ne savent ni se vêtir ni se construire des cabanes) leur stupidité va si loin que, ne sachant ni chasser ni pécher, ils sont la plupart du temps réduits à vivre de débris d'animaux qu'ils trouvent morts dans le creux des rochers, de poissons putréfiés que la mer rejette sur la plage, ou de quelques reptiles dégoûtants qu'ils ramassent au hasard. Ils savent allumer du feu, et c'est là la seule conquête qu'ils aient faite au delà de l'instinct animal; car ils ignorent la manière de faire bouillir l'eau, et quand les Européens le font en leur présence, ils se sauvent effrayés. »
Par unesérie d'inductions claires cl appuyées sur des faits, nous croyons avoir prouve , presque à l'évidence, les principes fondamentaux de la phrênologie, savoir : que le cerveau est l'organe de l'esprit, qu'il est formé de portions distinctes chargées d'exécuter les différentes fonctions intellectuelles cl que le volume de ces portions exerce une influence sur la puissance des facultés qui en dérivent. Nous avons maintenant à examiner quelles sont ces facultés et quelles sont les parties du cerveau chargées de les produire; c'est la solution de cette grande question qui seule peut donner quelque précision et coma. — nurt. ni pnsfisutncit. B
une utilité pratique aux i .-on n:iï ssa nces que nous possédons rekili\emem aux foui-linns du i-rrvi^iu mi îles oE'yancs imellorluels. Eïaminons donc ce que les travaux des méiiipliyûi'iijiis ci des analoraislcs ont produit pour éclairer ce point de doctrine. Ce n'est qu'en étudiant les travaux des différentes sectes philosophiques, qun nous pourrons arriver a apprécier sainement en qui reste à faire sur ce sujet, et combien la phrcnologie fournit de lumières et de force pour arriver a son accomplissement.
L'esprit humain a été étudié par une secte de philosophes qui, donnant trop pt;u d'aiii>iiti<ni aux lois de l'économie et de la pensée, l'ont décrit, abstraction faite de l'organisation, comme s'il était déjà échappé do son enveloppe mortelle ; par suite de cette erreur de plusieurs écrivains distingués tels que Locke, Hume, Reid, Slewart et Brown, des préjugés se sont élevés contre la physiologie de l'homme comme si l'esprit était dégradé par son alliance avec la matière. Hais l'homme n'est-il pas, corps et amc, l'œuvre du Créateur de l'univers, et cxiste-t-il une seule partie de snn organisation qui ne soit digne d'étude et d'admiration? L'ensemble des phénomènes de la vie est le résultat de l'union du corps et de l'Ame , se modifiant l'un par l'autre; et comment pourri. ms-mnis uitîvit ;i expliquer les résultats de cette alliance, si nous n'examinions pas (ouïes les causes qui concourent a la production des phénomènes complexes de la vie? Le docteur John Gregory a dit : • L'écueil de la plupart de ceux qui se sont livrés a l'élude de la philosophie de l'esprit humain est l'ignorance où ils sont de l'anatomie du corps humain et des lois de l'économie animale. L'esprit et le corps sont si intimement unis et exercent une telle inlluence l'un sur l'autre, qu'ils ne peuvent jamais être compris si on les examine séparément. De leur coté, les médecins qui ont négligé l'élude des lois de l'esprit et leur influence sur le corps, n'ont jamais pu arriver à une appréciation par-
faite des lois do l'économie en général (i). ■ M. Dugald Slcirort admet que • parmi les différentes parties qui ont rapport à l'histoire naturelle de l'espèce humaine, les lois qui unissent l'esprit et le corps, et l'influence qu'ils exercent l'un sur l'autre sont le sujet des méditations les plus importantes qui aient jamais occupé l'esprit humain; elle est également nécessaire au moraliste et au médecin. >
Une autre secte philosophique, en évitant cet écueil, est tombée dans un aulre , en enseignant que l'esprit n'est qu'une combinaison de la matière el en tâchant d'expliquer ses fonctions par un mouvement mécanique imaginaire de ses différentes parties. Mais comme nous le démontrerons plus lard, cette manière de voir est tout aussi erronée que l'autre.
En étudiant les phénomènes de l'esprit nous sommes frappés de la variété des facultés dont il est doué. Ijes philosophes et le vulgaire admettent également qu'il peut avoir plus ou moins ih\ puissance : ainsi ils supposent nue l'acuité puni- le raisonnement, une autre pour la crainte, une troisième qui nous permet de discerner le bien du mal.
El pourtant, si nous recherchons quels sont les progrès que lu métaphysique a faits jusqu'à présent dans la connaissance des puissances mentales définitives, et pour rendre l'étude de la philosophie de l'homme intéressante et à la portée de l'entendement des personnes douées d'une intelligence ordinaire,
déplorable. Depuis ArisLote, les esprits les plus émïnents se sont efforcés d'établir des systèmes de morale, et successivement, ces différents systèmes, après avoir pendant quelque temps compté de nombreux sectateurs, sont tombés dans l'oubli. Dans ces temps modernes, le docteur Reida combattu la philosophie de Locke et de Hume; H. Stewart, disciple de
<i) ComparaUve rien of Uie itatt of man witti Uioie of lie animal worM 3- «dit. Lond., 1766. page S.
- no -
Rcid, n'était pasd'accord aver lui sur plusieurs points importants, et en dernier lieu , le docteur Thomas Brown a combatlu avec une éloquence puissante !e svsléine Je Slewarl. L'existence des facultés de l'esprit les plus évidentes, a été niée par ces pliilosophes. M. Slcwarl soutient que l'attention est une fa eut lé, ce que nie le docteur Brown. D'antre», enfin, pensent que l'imagination est une des facultés primitives de l'esprit, et M. Siewari nous dit encore que ■ ce que l'on appelle l'imagi-
rables (i). > L'observation vulgaire nous apprend que le goût rte la musique, le jjéuic de la poésie et de la peinture sont des dons que la nature accorde seulement a quelques individus privilégiés; M. S le «art, par ses éludes philosophiques, a découvert que ces facultés, ainsi que le génie du calcul, < s'acquiè- • rent graduellement par l'effort et le travail (s). • D'un autre côté, il envisage la perception, la conception et la mémoire comme des facultés primitives, tandis que le docteur Thomas Brown leur conteste cette qualification. Rcid, Slewart et Brown admettent l'existence de sentiments moraux, tandis que Hobbes, Handeville, Palay et beaucoup d'autres font dépendre -le sentiment du bien et du mal de l'instinct du bien-être personnel, de même que l'iiléi! Je la mvosiir d'obéir aux lois divines. Ainsi, après deux siècles et plus de travaux, les philosophes no sont pas encore arrivés à s'accorder entre eux relativement à l'existence de plusieurs des plus importants principes d'action de la puissance intellectuelle de l'homme. Tant que la philosophie de l'i'sprii se r lu fur niera dans ce cercle vicieux, il sera impossible d'élever les sciences morales et religieuses sur des fondements solides capables de leur donner la stabilité et la précision des autres sciences naturelles; et l'éducation,
(i) Eléments, chap. VII, S" I.
[s| Oullino, pige 10.
l'économie politique et la léjîUIaiHin resteront défectueuses dans leurs principes cl dans leur application.
Si II plll'éi!o[o;li(' [i irvicnt ;'i èlalilir diuis l'étude Je lû pllilosopliic île l'esprit un peu lie cette précision et de ce degré de certitude qui sicmiiquynent les reche relies physiques, elle rendra un immense service à eette science importante, et nous pensons qu'un examen siltciilif des points que nous avons déjà passés en revue , prouvera qu'elle csi compétente pour atteindre ce but. En supposant le nombre et la nature des facultés primitives bien établies, il reste à prouver que, pondant la vie, leur développement csi successif. L'enfant est susceptible de colère, de crainte et d'attachement avant de pouvoir apprécier le sublime ou le beau ; il observe les faits longtemps avant iln les juger; une théorie complète de l'esprit doit renfermer des principes iinvqnelï tes faits peuvent être t'attaches.
C'est lorsque l'homme est arrivé a l'âge mûr que ses facultés mentales prennent un caractère d'individualité bien tranché. I!n admettant que elmqiie individu possède tentes les facultés qui constituent l'esprit humain, quelle différence n'observe-t-on pas dans leur force relative chez les différents individus! Chcï l'un c'est l'amour de la gloire qui domine toutes les autres facultés ; un autre est sourd à la voix de la censure ; lin troisième méprise 1rs applaudissements publies. L'âme do l'un est touchée de pitié à la vue du malheur, tandis que jamais l'œil Je l'antre ne s'est humecté d'une larme de compassion. Tel emploie sa vie à accumuler des richesses dont il ne sait pas jouir, tandis que tel autre dissipe , avec la plus aveugle prodigalité, le patrimoine de ses aïeux. Newton, danî sa vaste intelligence, embrasse l'immensité de la science, tandis que l'esprit de tel autre suffit à peine aux soins les plus vulgaires de la vie commune. L'imagination puissante de Sliakspeare et
de Milton s'élève au delà des bornes de ce monde sublunaire , tandis que l'esprit stérile de tant d'êtres humains reste insett-
- Oî -
sible aux gloires du ciel et aux sublimes beautés île ta
Or donc, pour qu'un système de philosophie morale puisse s'établir solidement, il ue doit pas être seulement fondé sur l'étude des simples éléments de In pensée et du sentiment, mail il faut encore qu'il indique dans quelles proportions ils se combinent chei les di lièrent s individus. En chimie, certaine combinaison des corps élémentaires produit un médicament propre a combattre tclh' mi ( t: [ h ■ maladie, tandis i|ii'uiH! ;iulrc rumltinaisun des influes siilisui mvs produit lui poison mortel : do nicinn dans !'espiV<' humaine, tflte o.imbinaison des facultés peut produire le meurtrier cl le brigand, tandis qun telle autre produit l'intelligence d'un Franklin, d'un Howard, d'un saint Vincent de Paulo.
C'est en vain que nous chercherions, dans les ouvrages des philosophes sur lï-nnt humain, des règles qui puissent nous mener à la connaissance des effets que produisent, sur le caractère et la conduite des individus , les différentes combinaisons des facultés morales; au lieu d'y trouver des lumières sur cet intéressant sujet , nous n'y voyons que des disputes oiseuses sur la question de savoir si ces facultés sont un don de la nature, ou bien le résultat de l'éducation et d'autres circonstances accidentelles. Celle partie di: la philosophie de l'homme n'a clé, jusqu'à nos jours , qu'un vaste labyrinthe ; M. Stowarl lui-même, tout en reconnaissant son importance, convient qu'clleestencorecnvironnéede ténèbres, t Les différences qu'on aperçoit dans les facultés intellectuelles de l'homme, > dit-il , ■ forment un sujet intéressant d'études qui, vu son utilité pratique, n'a pas excité, de la part de nos compatriotes, toute l'attention quelle réclame (i). » La raison de celle négligence nous parait facile à saisir; elle réside dans la méthode erronée
(i) MnerUllon, tuj>. Encjrc. Brit., pin. Il, page 198.
qu'on a employée jusqu'à présent, et nu moyen de laquelle il tl:i il impossible d'an ci ml rt 1 le bm dêsiri*.
Si nous jetons un regard sur la philosophie de l'homme, telle qu'elle se trouve dans les cents des métaphysiciens modernes, nous voyons : 1° qu'ils n'ont nullement expliqué l'influence que les organes matériels exercent sur les puissances intellectuelles et morales, et que le développement de l'esprit, de l'enfance à l'âge adulte, les phénomènes du sommeil, des rêves, de l'idiotie et de la manie, sont inexplicables au moyen de leurs systèmes : 2° que l'existence et l'action de quelquesunes des facultés primitives les plus importantes, sont encore en discussion; 5° que lie n n'a été fait pour éclaircir la nature el les effets de la combinaison des puissances intellectuelles primitives, selon les forces relatives de chacune d'elles.
M. de Bonalda dit, avec raison, que îles doctrines philosophiques se sont multipliées de siècle en siècle , à mesure que
veaux chefs de secte ont apparu; qui- , maigre les richesses littéraires accumulées dans ses innombrables bibliothèques , l'Europe est encore pauvre de bons traités de philosophie; qu'enfin , malgré les efforts de tant d'hommes d'un esprit érainent, la science de l'homme moral n'a, jusqu'à présent, marché que d'un pas incertain, el que l'Lurope, centre de taules les lumières, ne possède encore aucnn système do philosophie proprement dit. i
Tandis que les philosophes se livraient, sans succès, à l'étude des sciences morales, la nature humaine était l'objet de l'investigation des moralistes, des poêles, des théologiens, observant l'homme dans la seule vue d'en tirer des hypolhèsesqui pussent s'accorder avec les tableaux enfantés par leur imagination. La plupart ont heureusement accompli leur tâche. Shakspeare, Addison, Johnson, Tillotson elWaltcr Scott ont esquissé les principaux traitsdu caractère humain avec une rare
vérité cl ont fait ressortir les résultats sublimes do son admirable organisation. Mais ces auteurs n'avaient en vue l'établissement d'aucun système , leur bui unique n'était pas de fonder leurs ohscrvaliutis sur des prie, i| ies qui pussent cire utiles à la pratique ordinaire île h vie. Si donc leurs travaux nous
avec leur aide seule, nous ne [> mimons arriver à établir un nombre suffisant de principes fondamentaux pour nous servir de guide dans nos rapports sociaux. Les tableaux qu'ils ont tracés de la vie humaine ne pèchent point par défaut d'exactitude, mais parce qu'ils sont par trop généralisés pour pouvoir être tildes. Ils ont esquissé des images frappantes des passions bonnes ou mauvaises de l'homme sans nous fournir les moyens de reconnaître si les individus avec lesquels nous avons des rapports doivent être rangés parmi les Lons ou les mauvais. Et pourtant celte distinction est d'une liante importance, car que de calamités n'évilernns-nous pas quand nous saurons discerner promptcmenl l'homme doué de facultés morales élevées,de celui qui en est dépourvu ! l'.nilii [es poètes et les romanciers peignent l'homme de la mémo manière qu'ils peignent 1r s intempérie» des saisons; lantoi c'est l.i tempcle dans sa terrible énergie, tantôt c'est le soleil échauffant doucement la terre de ses rayons ; maïs ils ne nous fournissent aucun moyen do reconniatre si le lendemain sera serein ou orageux. Si la phrénologie forme le seul système vrai do la nature humaine, elle doit non-seulement mettre la philosophie à la portée du vulgaire, mais encore lui fournir les moyens d'apprécier 1rs qualité» in te lieu u elles de l 'humilie par ln seule inspection de la léte , et de reconnaître la tendance perverse de certains individus avant de devenir leur victime. Les raisons qui ont empêché les métaphysiciens d'atteindre le but sont faciles à comprendre; ils n'ont étudié l'esprit humain qu'en
s'observant eux-mêmes, ils ont, pour ainsi dire, tourné lotir attention en cied:«ns , étudiant 1rs phénomènes do leurs propres facultés et fondant sur eux la science de la métaphysique. Mais l'esprit n'a pas la conscience des organes, il ne peut pas nous fournir ia connaissance de l'existence des muscles, dos nerfs du mouvement, pas pins que des nerfs du goût, de l'odorat, do l'audition, de la vue, ni enfin d'aucun des organes intellectuels. Tout rt: que la rnuscience leur révèle, c'est que l'esprit a son siège dans la tûte, mais elle no peut pas les amener fi comprendre quelle est la nature de la matière qu'elle contient ; ainsi donc, il sera toujours impossible aux métaphysiciens de parvenir a la découvert des organes de l'esprit par celte méthode de philosophie ; aussi aucun d'eux n'a la prétention d'y aïoir réusii. L'imperfection de ce mode d'io- K s:i^.itn"i n s-nit il i.lkurs de- idées cunlrailif iniros que les dilTn -ente* sectes philosophiques ont omises rcl:ili ïinucnt à l'esprit liumain. Supposoos qu'un naturel de la Piuuvelle- Bollande se livre a l'étude de la philosophie; puurruit'il jamais, en reliée hissant sur sa jirnjirc oipiu^itii.n, conra:*oir le sentiment de Injustice? Non sans doute; il faudra donc qu'il l'exclue do son système, tandis qu'au contraire un homme lieu reu sèment oi ^aiiisr ne nmipiviiilra pas que son semblable puisse êlrr. démié de ci: sfiitiiiie.iil élevé.
Si nous portons notre attention sur les travaux des physiologistes, nous voyons qu'ils n'ont cessé de faire de vainselforts pour découvrir quelles sont les différentes parties du corps qui ont les rapports les plus intimes avec les facultés intellectuelles. Un grand nombre d'entre eux ont disséqué le cerveau dans l'espoir d'y découvrir quelque indice des fonctions qu'il exécute de concert avec l'esprit, mais jusqu'à présent ces cil'oris ont été iiifi'iidui'iix. Quand on examinerait avec la plus scrupuleuse attention la forme, la couleur et la texture du cerveau , pourrait-on jamais y découvrir la trace d'un senti-
ment, d'une idée àmoitiéforméct Les yeux ne peuvent apercevoir qu'une masse de matières formant de curieuses circonvul niions, mais l'entendement ne peut pénétrer leurs rapports intimes avec la pensée; et, dans le Tait, il n'est pas un seul des organes du corps dont nous puissions dénmvrir les fonctions par la dissection. Pendant des si Mes, les anatomistes ont disséqué les nerfs du sentiment et du mouvement, et aucun n'a aperçu dans leur texture la différence des fonctions qui leur sont assignées. Si les nerfs du goût et de l'audition étaient présentés isolés des parties qu'ils animent, personne, & coup sûr, ne pourrait, en les examinant, découvrir la nature de leurs fonctions. Ce n'est donc pas par la simple dissection qu'on pouvait arriver a découvrir les fonctions de ces différentes parties (1).
Ainsi donc, les obstacles qui se sont opposés à. l'appréciation (1rs forces intellectuelles étaient iinniUreux cl ilillieiles à suriiuiiiiiTi en (.'iMiséiiiii'iii'i 1 , riiin^inutioii suide créa des systèmes de philosophie , et des théories furent inventées pour tenir lieu des principes futidejs sur les faits ci établis par une sage induction. Quelques physiologistes, tout eu plaçant l'entendement dans le cerveau , faisaient dériver les affections et les passions des viscères abdominaux et thoracuiques des ganglions et des nerfs. Mais une masse de faits démontre l'erreur de ces théories. On pouvait leur opposer que le cœur, le foto et les intestins ont des fonctions entièrement différentes
doit pas être entendu pour ce qui a rapport a ses fonction! mécaniques , mais seulement |n>ur m-i fom liuns litalei. Ilarvr-v a été amené ii la découtcrle des fonclttiiis <!n cœur cl îles vaisseaux sanguins en observant ['■-iiiii'iii'.' .le m- tainc viiviiïm < : , 1 1 . l h : , de permettre, an sang de couler dans une direction et non dans la direrlimi <i|i]ins«:. t'.cp™dont i! cal vrai que tes fonctions vilates ne peuvent et» reconnues par l'examen anatomlquc, et que les pbjsiologistes n'ont pn jusqu'à prisent déterminer les fonctions de ta rate.
de celles qu'ils leur attribuaient , et qu'il est contraire à tous les principes de philosophie les mieux établis de supposer qu'un organe musculetix comme le cœur puisse être tout à la fois destiné a pousser le sang dans l'économie et à inspirer le courage el l'amour; ou que le foie qui siicrélc la bile, les intestins qui sont les organes de la nutrition, soient en même temps les organes de la colère et de la compassion. Ces émotions étant dos plienoiiieiii'i muraux, totil [ail présumer qu'ils doivent être rapportés, rumiui: tous lus autres plicnnméues intellectuels, an système nerveux. En second lieu, jamais ou n'a observé de rapports entra le volume du ces viscères el les affections morali'i qu'un supposait en dériver. Un grand nombre d'hommes connus par leur poltronnerie n'avaient pas le cœur petit , el le foie d'un humilie udontii! à la colère n'est pas plus volumineux que cul ni do l'homme le plus doux cl le plus pacifique. En troisième lieu, les maladies du cerveau n'influencent pas moins li s faeulii's alliviiws que les facultés ïnlolloelnelles, taudis que les viscères abdominaux el thorachiq uns peuvent être dansnnéiai morbide sans qu'aucun changement correspondant paisse être remarqué du des facultés qu'on leur attribue. <>••■,. ■■■
panions des leurs première» années ? Cinquièmement , plusieurs idiots, eu grande partie sinon tout .1 tait privés de plusieurs de ces facultés affectives, ont néanmoins les viscères Uiorachiqut'Seiabdomioaui et impiété ment développe,. Sixièmement, concevrait-on que des animaux de différentes espèces et ayant des viscères semblables manifesuissenl des farultéa opposées? que, par exemple, le cœur pourrait être l'organe de la crainie dans la brebis et du courage dans le chien (1}?
|i) Cet orpiment ne ma piralt pu noir beaucoup Je valet»; car on
Enfin l'observation prouve d'une manière évidente que les facultés affectives s'exercent avec plus ou moins de vigueur, selon que certaines punies du cerveau sont plus ou moins développées; nous dciiiouli ■( tous <■!' fiiil en Irai tant de chacune de ces facultés en particulier. Ceux qui prétendent que, parce que la crainte et la colère causent des palpitations de cœur, cet organe doil Être le siège de ces passions, prennent l'effet pour la cause. Par l'in ter média ire du système nerveux, les Tiscères abdominaux et tborachiquesoiildes connexions intimes avec le cerveau, et il existe entre eux des sympathies trèsétroites. Les émulions et 1rs maladies du cerveau produisent en conséquence des clïeis marqués sur ces viscères; et, de la même manière, les maladies do lYstoimircUlu l'oie exercent une influence très-marquée sur lecerveau. Un ét u t d'excitation des facultés intellectuelles même nll'tTie l'réqiu mmeuihisviscàresiainsi Malebranche rapporte qu'il était saisi do palpitations quand il lisait le Traité de Wommt de Descartes, et Tissot, dans son ouvrage sur les maladies des gens de lettres, rapporte un grand nombre de cas dans lesquels mie surexcitation des organes intellectuels :iv;iii mTii.sii.mié drs jual.idios des Viscères, semblables à celles que pont produire l;i trop grande violenco des passions. De même le vomissement peut être occasionné par une blessure du cerveau, et, cependant, le cerveau n'est pas le siège du vomissement ; d'un autre cûlé, des affections nerveuses peuvent, aussi bien que des affections viscérales, résulter d'une trop grande activité des passions, et c'est ainsi qu'elles donnent lieu à la paralysie, aux convulsions, a la démence et à l'épilepsie. Chacun sait que le chagrin fait couler les larmes, que la crainte occasionne une sensation de froid !i la peau, le tremblement des membres; une digestion difficile peut donner lieu à l'o doutai g in: pourrions-nous en inférer que
organe, en appaiemv le un-uu', |>eui :nuir des fonction! différente! à remplir cbci des animoui d'oipecei diversea.
les gtaudcs lacrymales sont tes organes de la douleur, que les dents sont le siège de la digestion , que la peau et les membres sont les organes de la crainte? ['afin, pour nous servir des pa rôles d'Ade Ion , qui a adopté tous les arguments de Gall: tLcs objections se présentent en foule contre toute celle doctrino Le dm/leur l'iïelianl lui-mèinc. quoique n'ayant nul
autre sïége !l assigner aux passons, aliand i; l'idée qui les
plaçaiL dans 1rs viscères itiuriii'liii[iic's ci ididiimhiaux, et reconnaît que la nu* me émotion pcnl alïccler diln'i-enls organes clic?, difiërenls individus. La crainte ou la terreur peuvent donner lieu chez une personne :i rév;u]otiissemcnl ou à des palpitations; clic* une autre, elles aUVclenl 1 ■ - fuie ou le tube intestinal; l'cll'cl qu'elles produisant m: anail-il pas uniforme et invariable si ces émotions morales dépendaient do qtlclquesuns des ganglions du nerf ;;iaud-syLii|i:Lihiqne?{ldée nvaucéc par Bichat.) Le vague du hiri^u^t populaire sur ce sujet suffirait pour prouver que les cil'eis physiques des émulions sont très- variables. Les Grecs rapportaient la plupart dos passions au foie, à la rate, au diaphonie ; les Hébreux, aux intestins et aux reins ; les modernes les < oiiccntrou!, en général, dans le cœur. La diversité des phénomènes qui ont lieu et qui varient selon les constitutions particulières prouve qu'ils ne sont que des effets secondaires produits par l'émotion au moyen des sympathies qui lient les fonctions des viscères au cerveau, chaque organe étant affecté eu raison de l'irritabilité plus ou moins grande dont il jouit (1).
Certains philosophes ont comparé le volume du cerveau de l'homme àcelui du cerveau de dilférentes espèces d'animaux, et ils en ont conclu qu'il est l'organe de l'esprit et que la supériorité de son développement dans l'homme indique sa supériorité morale sur les animaux; mais ces philosophes ne sont
(i) Prichard'i Haricw of tïo Doctrines of n vital principle, etc., p. 79.
point parvenus^ déterminer les fonctions des différente! parties lie cet organe, de sorte que leurs découvertes sont restées sans importance pour la pliiliisi'pluc ilt- l'csprïu Camper, voulant mesurer le volume tlu cerveau et apprécier, comme il le croyait , l'énergie correspond a nie des facultés intellectuelles, tira une ligne verticale pariant de la lèvre supérieure et arrivant h la partie la plus saillante du Iront; une autre ligne horizontale, croisant la première, parlait des dents de la mâchoire supérieure pour arriver ans ouvertures externes des oreilles. Camper pensait que l'homme et les brutes ont d'autant plus d'intelligence que l'angle supérieur et interne formé par ces deux lignes est plus obtus, ou bien que l'intelligence est d'autant plus obtuse que l'angle facial est plus aigu. Mais cette manière do mesurer les facultés intellectuelles n'est pas plus correcte que celle que nous avons déjà mi nimums, I/liii^Io facial ne répond qu'ans parties moyennes du cerveau situées vers le front; il ne préjuge rien pour tout ce qui a rapport atli portions latérales et postérieures ; cette mesure ne pouvait donc qu'indiquer, en supposant même qu'il n'y eût pas eu d'autres objections a faire, que les facultés des organes qui répondent à la partie moyenne du front. En outre, chez la plupart des nègres, les os des joncs sont extrêmement proéminents, ce qui rend l'angle facial aîiç» , alors même que leur front est développé et leurs facultés intellectuelles puissantes. Selon les idées de Camper, ces individus seraient même au-dessous des Européens les plus sniuijes, ay:int le tVotis in-s-pcu développé, mais chez lesquels les joues ne font aucune saillie. L'angle facial ne peut donc servir de mesure pour ce qui concerne les facultés morales et intellectuelles de l'homme (1),
Quelques physiologistes, tels que Soemmcring et Cuvier, ont comparé le volume total du cerveau au volume de la face,
(i) Plirénologlc île S[>nrzlieim.
et, selon eux, les animaux sont d'autant plus stnpides que leur face est plus largo en proportion de leur cerveau. Mais il est Facile de prouver que celle règle n'est pas infaillible. Montaigne, Lcibnitz, Ha [1er et Mirabeau avaient la Ta ce très-large et le cerveau irès-vo lumineux. Bossue!, Vollaire et Kanl avaient, au contraire, la face très-petite et le cerveau volumineux (l ) .
Les différentes parties du cerveau uni c^deincut clé comparées cuire elles, dans l'espoir d'arriver à la découverte de leurs fonctions, d'abord le cerveau avec le cervelet, puis avec, la moelle allongée cl les nerfs , etc. ; niais ces recliei'elies n'uni amené aucun résultat sa t Plaisant, Les [iliil<>s. .plies anciens, tels ijri'Aristiilc et kcs disciples, i|tii assignaient de, facultés ilill'éeentes aux différentes parties du cerveau, procédaient en imaginant des rapports supposés cmi'e certaines parties du cerveau el les puissances mlclli'cliiellcs; mais res idées sent entièrement abandonnées des métaphysiciens el dos plu losopbes. Enfin chacun sail qu'avant les déciuiverlcs de Gali aucune Ibéorie des fonctions du cerveau ne pouvait être admise ni considérée comme ayant un tel lain deyre de certitude dans la science comparable aux muions acquises sur la circulation du sang, les fonctions des muscles, des nerfs et des os{2).
m) l'iirt'iicilo^ii' lit' Sputïlieim, page 01.
(il On a pourtant essaye de ili.piitt'r .0:111 l'Iauan'iir île sa découverte en allirnianl que plu sieur.-, iriivaiiis ami.'iil .MiiTii.iit-in. Mi parlé de la pluralité îles organes i'iTi : hrau\. Kn répiHinr ii île sfiiihlalilos ansrrliuns, je
rilcrai les reinarq * «iiit ■■< euridief il'un ilr» ikTnit'rs a- dp la Revue
im'ilico-diirnrfcicalc u'I-Miniliourj: : i Aiiunrii- fcraiide dcenuicrte n'a jirona Lie meut Jamais ilé faite tant d'un emip; la plupart du lumps, des eon- Jt< lnri'K IirL'uért.'lit do limyliiups lus piviin.'f im-iiu'alil(>H[[iii I- s élahliraenl.
JiOur autant qu'un 1'. '-iilf.'Ji . -■ ]■■ .-ni i-~ .-. I .-. .[ni uni alUréîUrulle
l'allenliun publique el l'uni rendue évidente à lu us les yeux. Si llanej ou quelque» antres n'avaient pas rfrmrjiifir la l nvnlaUiui du sjnj;, loutea les ni jiposl lirait de leurs pr.-rlraesk.-mii ilapuis llq,|i.i,-rale m au rai oit servi S lion. La plupart des contemporains d'Elanoj nièrent la lérflé de sa detou-
Le docteur Roper, un des adversaires de la pbrénologie, confesse que les Tondions du cerveau sont encore aussi incompréhensibles que son anaiomic est complexe ci diflicile. Le mime écrivain , dans le N° 9-t de ta Htvue it Édimbourg, dit: iMéme de noire temps, quoique plusieurs nnalomisles célèbres aient consacré une grande partie de leur temps à la démonstration anatomiqne du cerveau, on n'est pas encore arrivé a le décrire d'une manière satisfaisante. On se contente de le soumettre à des coupes au moyen desquelles on en donne une description qui ne peut servir à rien. Le professeur et les élèves sont également embarrassés quand il s'agit de tirer quelque déduction des faits anatomiques qu'ils ont sous les jeux. La mémoircresterhargée d'une foule de noms barhares qui no se rattachent à aucune idée, et c'est ce qui a toujours rendu jusqu'à rc jour l'étude anatomiqne du cerveau fatigante et fastidieuse. Ici, c'est un r-:i.»v ovale dans la matière blanche; la, c'est une ligne grise ou une courbe rouge; ce sont des masses do matières cendrées on médullaires ; des glandes, des granulations, des ventricules, des euls-de-sac et des libres innombrables, dont l'arrangement étonne les yeux et laisse l'esprit dans le vague le plus complet.
verte, ri, plus tard. r[rijrnl il IYliI n-mlm' j.:i]]>:i!i]i-. il.i i-lriTi'luTcnl a prouver que la circulnli"!) Mail cninuie |[>i:^ii>iii|.h :»:mi ne filt or. L'envie CL la jatunnir [les l'tinli'iiijinraiiu se Finit 1 .mjniirï Ok'vrpn contre, lotîtes les rttWinvortoii (>'• 13, paae 31 , Janvier 1833). Si la pluralité; des organe» cérchraui avait été comme aistm I Ypoijiie île r.all , eninmenl pût-il élé nossildc (tue l:i pliiiin- il'iiu iihysinlii-i-ti! loi que llullen dit ikril ce qui
Jllil ■ : O'.l.ii.jliL- [Uill» ||<> ]ili:ssLf>!|:! ■ J ■ 1 1 ! 1 1 . I " .|llf IiM C. |,!'- llif.fii <W M'U.' illlll
licence do ne m lent il'iui ccrLiin travail du cerveau, toutefois ce travail a toujours échappé: à dm sens et nom n'nuonj jamaii pu savoir li trlle partir lie noire crrt'rdti fil plus rt r- trlh auirt rhiirijee <Iei npéralinni intettatittlln , m" connaître qiceffeimporlnm-c kl iHjfrrmlespartin durerveau ont dans In opération! ; ainsi, clans l'iilat actuel de la science, il est tris -ilifll elle île ilécmnrir qiH peut èlrc l'état .lit cerveau d'où dépendent les différences fuiiriimn iiiii.ll- Ui. il' s. (Practice of plivsfc , vol. 1,
s- im.)
i Sansaucun douie, les analoroistes parviennent, a force de travail, à nous conduire d'une manière assez régulière dans ce labyrinthe ; mais quand vient le tour des physiologistes et qu'il s'agit d'assigner des fonctions à ces innombrables circonvolutions de la masse nerveuse, la perplexité devient de plus en plus croissante, et la plupart se livrent aux conjectures les plus arbitraires et les moins prouvées. Quoique le cerveau soit généralement considéré comme l'organe des facultés intellectuelles, on a supposé que certaines parties donnent naissance aux nerfs des sensations générales et spécifiques, à ceux du mouvement et de la volonté ; les origines simples, doubles ou multiples desnerfs, qu'on a remarquées, ne sont pas supposées être en connexion avec ces fonctions séparées.
• Jusqu'à nos jours les théories professées dans les différentes écoles sur l'élude du cerveau étaient si vagues, si obscures, si inexactes, si peu satisfaisantes, et les impressions qu'en recevaient Les élèves étaient si confuses et si inintelligibles , qu'il semblait que le système nerveux ne pouvait être considéré que comme un assemblage inextricable, hors d'état de soutenir le parallèle- avec les autres ouvrages de la nature. (Page 447-448.) Il était réservé à Gall d'inirojuire un autre mode d'investigation que celui suivi jusqu'alors par les physiologistes et les métaphysiciens. Pour pouvoir arriver à la solution de la question.il fallait démontrer les dilfére nies parties du cerveau dans leurs rapports avec les diverses facultés mentales. Il adopta donc dans ses recherches une méthode différente ctincontestablementptus rationnelle. Wousallons tracer un tableau rapide de cellepariiedel'histoiredes progrès de la science.
Le docteur François-Joseph Gall, médecin à Vienne, et qui, plus tard, vint s'établira Paris, est le fondateur du système phrénologique (i). Doué d'un esprit essentiellement observait) Né i Tiflenhriin , prit de PCnrzlirim en Smta!*, le 9 insu 1737; mnrl :. Paris , le 11 août 4B38.
cniiE. — traité he pnntiotocrc. H
tour , il avait remorqué dès sa plus tendre jeunesse que chacun de ses frères et sœurs , de ses compagnons de jeux et d'études, se distinguait par quelque talent ou aplitude particulière. Quelques-uns de ses compagnons d'école se faisaient remarquer par la beauté de leur écriture, d'autres obtenaient de grands succès dans l'arithmétique; ceux-ci brillaient dans l'élude de l'histoire naturelle, ceux-là par leur facilité à apprendre les langues. Les cuiiipusiiiousde l'un riaient d'une élégante remarquable, le style d'un autre était sec et positif; tandis qu'un troisième se montrait essentiellement logicien et soutenait son opinion par des arguments irrésistibles. Leurs caractères étaient également dilférems, ci celle diversité déterminait leurs sympathies et leurs antipathies. Un grand nombre montraient la capacité nécessaire pour remplir des emplois auxquels ils n'étaient pas appelés; quelques-uns passaient leur journée à sculpter des ligures en bois, d'autres employaient tout leur papier à tracer des figures fantastiques ; quelques-uns employaient leurs luisirs à peindre , à cultiver des jardins, tandis que leurs camarades se livraient avec passion a des jeux bruyants ou parcouraient les bois à la recherche des fleurs, des insectes, des nids d'oiseaux, etc. Enfin, chaque individu présentait quelque trait de caractère qui lui était particulier. Gall avait observé, en outre, que ceux qui avaient montré d'abord des dispositions à l'cgoismc ou à l'astuce ne devenaient jamais, dans la suite, des amis bons et fidèles.
Son esprit observateur lui avait encore fait remarquer que les écoliers qui étaient ses émules les plus redoutables étaient ceux qui apprenaient facilement par cœur. Ces individus remportaient fréquemment sur lui dans les répétitions et lui enle-
posilions originales.
Quelques années après, ayant changé do résidence, il eut encore occasion de rencontrer des individus doués du talent
d'apprendre pareœuretde répéter facilement ce qu'ils avaient appris. C'est à celle époque qu'il remarqua que les écoliers de celle catégorie avaient les yeux proéminents, el il se souvint que ses premiers compagnons d' éludes étaient aussi remarquables par la même particularité. Entré a l'université, il observa les éludiaiils aux ïi'iix saillants, et il reconnut qu'ils excellaient tous à apprendre rapidement par cicur cl à réciter correctement ce qu'ils avaient une fois appris, quoique la plupart d'entre eux no fussent nullement remarquables, d'ailleurs, par leur intelligence. Ce fait avait du reste aussi frappé les autres étudiants, et quoique la connexion entre la faculté d'apprendre par cceur et le signe extérieur qui la décèle ne fut pas, a cette époque, établi avec assez d'évidence pour qu'on pût en tirer une conclusion philosophique, Gall ne put s'empêcher de penser que cette coïncidence n'était pas tout à fait accidentelle. En conséquence , dès cette époque, il soupçonna qu'elles avaient des rapports importants l'une avec l'autre. A force d'y réfléchir, il compwt que, si la mémoire des mots était indiquée par un signe extérieur, il pouvait en filre de même pour les autres (acuités intellectuelles; tout individu distingué par une faculté mentale bien Irauchée devînt donc l'objet de son attention, 11 finit peu a peu par se convaincre qu'il pouvait, 1 certains signes extérieurs, reconnaître cher, les individus leurs dispositions pour la peinture, la musique et les arts mécaniques. Ayant fait la connaissance de quelques personnes remarquables par l'énergie de leur caractère, il observa encore que certaines parties de leur téle étaient fortement développées : ce nouvean fait lui suggéra l'idée de chercher sur le crâne des signes indiquant la prédominance des facultés affectives, mais jamais il ne lui vint dans l'idée de croire , comme on l'a erronément soutenu , qu'il fallût attribuer à la forme du crine les talents et les propensions caractéristiques des individus, mais bien au cerveau. En poursuivant
.v- ubsi'rvalinns sur nu sujet que lu hasard lui avait fourni , il ne tarda pas i't rencontrer des difficultés d'un ordre trés-clevé. Ignorant, à celle époque, les opinions des physiologistes Surle cerveau et des méiaphysiciens sur tes facultés mentales, il s'était contenté d'observer siinplcnienl la nature. Quand il voulut étendre ses connaissances par la lecture, il trouva dans les livres le plus désespérant nui 11 il m tri: les opinions qui tour h tour avaient eu lu uipie , cl, pendant quelque temps, il douta de ses propres observations : les affections et les passions étaient par la plupart alli itmees :m\ vist-i-fcs abdominaux el tlioi'LcIihjues, et, tandis ipic l'yllni^ire, Arisl. .le, Platon, C.alieu, HaMer et quelques autres physiologistes plaçaient l'âme ou les facultés iulellcctu elles dans If cerveau , Van Helinont la faisait siéger dans l'estomac., Dcseanos cl ses disciples dans la glande pinoalo, Drelineourt et quelques autres dans le cervelet.
Un grand nombre de philosophes et de physiologistes croyaient que tons les hommes naissent avec des facultés intellectuelles égales, et que les différence! qu'on observe entra eux no dépendent que de l'éducation el des circonstances au milieu desquelles ils se trouvent placés. On ne pouvait admettre ces assenions sans en conclure qu'aucun signe extérieur ne pouvait déceler les facultés prédominantes, cl que, conséquemment, l'espérance qu'il avait conçue de découvrir par l'observation les fonctions des différentes parties du cerveau, n'était point fondée. Mais il se convainquit de leur peu de fondement en réfléchissant que ses frères, ses sœurs et ses condisciples avaient tous reçu une éducation à peu près semblable et que néanmoins lotis ciaieui. renia ripial des par des facilites du des propensions différentes sur lesquelles l'édiicaiiini el les autres cireonslancesaccidejiiellcsiravaierilparu exercer qu'un contrôle limité; et qu'en outre, assez fréquemment des personnes dont l'éducation avait été conduite avec le plus grand soin el qui avaient reçu les leçons des maîtres les plus capables et les plus
dévoués, étaient restées bien en arrière de leurs camarades. ■ Souvent, dit-il, on nous accusait de manquer de bonne volonté on de zèle, mais un grand nombre, même avec le plus ardent désir d'avancer, ne pouvaient, malgré les efforts les plus obstinés, s'élever un dessusde la médiocrité, tandis qu'un petit nombre de privilégiés surpassaient tous les autres sans efforts, et pour ainsi dire, sans s'en apercevoir. Et, en effet, nos professeurs ne semblaient pas attacher une grande confiance au système de l'égalité des facultés , car ils se montraient toujours disposés à exiger moins d'un écolier que de l'autre. Ils parlaient sans cesse de dons naturels, du dons de la divinité, et consolaient leurs élèves par les paroles de l'Évangile: « Personne ne doit compte de sa vie qu'on proportion des dons qu'il a reçus de la divinité (i). •
Convaincu par les faits que les dispositions intellectuelles et morales de l'homme tiennent primitivement a la nature de son organisation, il trouva la même obscurité dans tes auteurs relativement aux signes extérieurs indiquant ces facultés: au lieu de rechercher des sigaes extérieurs répondant aux facultés différentes du langage, do la musique, de la peinture et des arts mécaniques qu'il avait observés dans ses condisciples, les métaphysiciens no parlaient que des facultés générales, telles que la perception, !;t mémoire ou l'imagination, la conception et le jugement; et, quand il tâcha de recoanaitre sur la tête les signes extérieurs correspondant à ces facultés générales et de déterminer l'exactitude dns doctrines physiologiques établies par les auteurs dont nous avons parlé, en ce qui a rapport au siège de l'esprit, *il ne rencontra que perplexités sans lin < t des difficultés insurmontables.
Abandonnant donc toute tbéorio et idée préconçue, Gall se livra entièrement à l'observation de lu nature. Ami du
(i) Sur Ici Fonction! do Cenesn, tome V, pige 12, et préface.
doctcnrNord, médecin de l'hospice des aliénés a Vienne, il
maniaques. Il visita les prisons et les écoles, et fut admis à la cour des princes, dans les collèges, dans les cours do justice, cl chaque fois qu'il rencontrait un individu remarquable par ses talents, ses venus ou ses vices, il l'observait et étudiait avec la plus grande atlciition la conformation de sa tête. C'est ainsi iiu'iiiM'iisibli'iiii'iil il pivint à iro .miiann 1 que les facultés intellectuelles sont, jusiju'a un cenain point, indiquées par la
.ïiiii]n':ilii[ j, on n'avait tenté d'apprécier les fondions du cerveau qu'en étudiant quelque indication de la physionomie. La réflexion le convainquit que lu physiologie devait rester imparfaite tant qu'elle ne s'appuierait pas sur l'anatomie. Ayant eu l'occasion d'oltsiTYor une IVmme do l iiiquante ans, hydrocéphale dès son enfance, et qui, quoique d'une santé débile, possédait un esprit aussi actif et aussi étendu que celui de la plupart des individus do sa classe, le docteur Gall déclara qu'il croyait que la structure du cerveau devait être différente de celle qu'on lui avait supposée jusqu'alors. Tulpius avait également émis cette vérité, en observant un hydrocéphale qui jouissait de ses facultés nu'nlalcs, [I sentit donc la nécessité de se livrer à de nouvelles recherches aiiatoiniqiics sur la structure du cerveau. Chaque fois qu'une personne, dont il avait pu observer la tête pendant la vie, venait à mourir, il demandait la permission d'examiner son cerveau, et il parvint a établir comme règle générale, que cet organe, enveloppé de la duremère, présentait une forme correspondante a celle du crâne
La marelie graduelle que suivit le diiotenr fiai] dans ses découvertes mérite d'être étudiée avec attciiLiuu: il no commença pas, comme beaucoup de personnes l'ont imaginé, par diss^jpter le cerveau, dans l'espoir d'arriver ainsi à découvrir le
siège des facultés mentales; et, comme d'autres l'ont pensé, il ne traça pas sur le cnlne divers eu m parti m en ta pour leur assigner à chacun une faculté créée d'avance dans son imagination: il observa, an contraire, lu i u it'm-*' qui existe entre les dispositions morales et intellectuelles de l'individu cl la conformation de sa tête. Il s'assurait ensuite, en enlevant le crûne, que la forme on était indiquée par celte Ijoite osseuse. Ce ne fut qu'après avoir pi-fiitemenl éwiili ces faits, qu'il en vint à dis-
• Call Jan
séquer le cerveau et à jeter de si de cet organe.
Ce fut a Vienne, en 178C, q. leçons sur son système. Ko 1K0O, le docteur Je Spoi-thciin {ij commença h étudier îi pliréuoh'gie reclion de ce grand «liservaleur, au* leçims duqu i nie année pour la première luit. F.n IBUt, il s'j travaux, et depuis lors, non-*eulenjent il enrichit ; de découvertes importantes pour Tanatomie et la du cerveau, mais il contribua principalement ù jeli jour sur les vérités qu clic ru- i^i.e, cri formant d' scrutions respectives un inierossant et sublime : philosophie morale. Si la phréuiilo^ic ''SI répandue terre, c'est à ses ouvrages cl à se» eflorts pcrsoouils qu on en est redevable.
Au début de ses recherches, Gall n'aperçut pas et ne pouvait apercevoir les résultats immenses auxquels il arriverait, ni les rapports que chaque fait siirctisiir, à mesure qu'il les découvrait, pourrait avoir avec l'ensemble d'un système que le temps et l'expérience devaient seuls mettre en lumière. Ayant pesé toutes les circonstances, il proclama hardiment ses idées, sans aucune antre considération que son amour delà vérité. Remarquant, par exempt'', qui' l'intensité du désir de (1) NcàLongwv, [.r.'\> <lr Ti-kith, «ht la Moselle, le Jl octobre 1770 ; mort
n- Gaspard
r un grand - leurs ob- .yslème de
la propriété coïncidait avec lo développement d'une partin du cerveau, il annonça ce failet :i |>|h:1j cet organe [organe du vol, car il s'était convaincu qu'il est proéminent chci les voleurs. Quand il eul découvert que la propension a. caclier ses pensées était en rapport avec une autre partie du cerveau, il annonça ce fait comme une vérité isolée et nomma cette partie [organe de (a ruse, car il l'avait troiiu- irès-ilévcloppé clu-t les criminels adroits et astucieux. En poursuivant celte voie, il découvrit l'organe de la bienveillance, et successivement tous les autres. Celte manière de procéder n'avait , à coup sur, rien d'hypothétique , ri il avait si peu île disposition a iiiveulei' une théorie que, dans ses premiers cours, on lui reprocha de manquer tout à fait d'un ordre systématique ; son seul désir semblait être d'établir purement et simplement l.ts laits qu'il recueillait en observant la nilurc, laissant à l'avenir le soin d'en faire ressortir la valeur et de les appuyer par do nouvelles obser-
En conséquence, aussilot que l'observation eul consisté un grand mniibrc de faits et que les fnnclicjns des organes t érébraun furent été enneigées >>•>'"> un jour plulnsopluque. un nouveau système de pluloMipliie imellciiuelle Sembla Surgir spontanément du milieu du clans d'une foule de systèmes er-
yniiiqur les découvertes fussent déjï asset nombreuses, il fui, an premier abord, impossible dapennoir les rapports qu'ils pou v:iiciitanur entre euï, et la doctrine parut, pind;iul quelque temps, comme un assemblage indigeste de matériaux liélérogénes; le public accueillit par des quolibets l'annonce des organes du vol, de la rixe et de la ruse, et une teinte de ridicule, dont elle s'est difficilement débarrassée, fut jetée sur cette science. A celte époque, la doctrine si 1 présentait comme une espèce de science physiognomonique sans résultat apparent el n'offrant qu'un attrait médiocre aux hommes sérieux. Néan-
DigilizKi Dy Coogl
— Slaloms, après quelques années d'étude et quand la philosophie eu! éclairé de son flambeau les Cuits découverts p;ir l'observation, la phrénologie apparut comme la vérinible science de l'esprit humain, cl sa haute utilité fut comprise. Bientôt elle prit le rang qui lui était assigné dans les sciences naturelles: elle revêtit uu earacléro plus digne, et prit un nom plus scienii6que; car, rumine l'a fuit bien dit Middkloo: • Aucune vérité no pont blesser ni entraver les b»ns effets d'uoe auiro vérité, quelle qu'elle soit: mutes ont une esseore commune et se tiennent nécessairement entre elles, de la même manière que les gouttes de pluie qui tombent séparément dans la rivière s'y mêlent, s'y idcniilieiit, i l .m roisseut pal leur masse la puis- Sauce dil eotlr;lllt général (i).'
Maintenant que nous avons exposé les principes de la phrénologie et les mnycus d'apprécier les vérités qu'elle enseigne, nous réclamons l'attention du lecteur sur un point. Mous avons beaucoup entendu parler ti'mitiphrénotogites , et nous demanderons ce qu'on entend par cette dénomination? Veut-on désigner par là ceux qui, comme lord Brougham ou lord Jeffrey, nient que l'esprit, pour sentir et réfléchir, ait besoin d'organes matériels? Nous répondrons que ces personnes doivent éire désignées sou s la dénomination plus générale d'antiphysiohgïstes; car, comme nous l'avons déjà prouvé, il n'est pas un seul physiologiste en Europe qui no considère lo cerveau comme l'organe de l'esprit, et ses blessures comme pouvant troubler les facultés intellectuelles. Considère ra-t-on comme antiplirénolorjiies ceux qui, admettant que le cerveau est l'organe de l'esprit, soutien ne m qu'il a^U eu totalité pour chacune des opérations intellectuelles'.' Mais, alors, nous les prierons de concilier a vee eetle théorie le phénomène des rêves, du génie partiel, de l'idiotie partielle, des monomanies; d'ex-
(i) Middleton'» Life af Cicero. Prêt.
coxbb. — nini de pwr/.KoLnr.ii . B
plïqner comment il se fait qu'une lésion du cerveau porta atteinte à certaines fonctions intellectuelles, tout en laissant les autres iiUiirles? Comment, iml'in, se fait le développement siiJ-fc-flsir ili'h fuenliés iiili'Ili'i'Ini'U» de l'en l'.i ni- 1' ;"t lïi^e unir? Si, )>ar aiitipliréiiolugucs, on veut désigner ceux qui admettent que l'esprii nuinil'esie une |tl n i-:l1 i n- de. f;i l'.uLlc^s au moyen d'une pluralité d'organes, lout en déniant seulement que les pliréiHiUi^ui's siiieul [iLii'vi'îini ;i en déienniiHT le s i l';; t ■ , uinii leur demanderons s'ils entendent nous contester ces trois propositions fondamentales ;
1° Que l'anatomie ne peut, à elle seule, révéler les fonctions d'un organe;
2° Que lu réflexion el les sensations ne suffisent pas pour nous révéler l'existence des organes;
3" Que les aclcs moraux et intellectuels sont en raison de certains développements du cerveau.
S'ils nient ces principes , nous leur dirons qu'ils se refusent ù l'évidence; mais s'ils les udnii-iu-iit , nous leur demanderons quels sont les rapports qu'ils ont trouvés, par suite de leurs observations, entre les différentes formes du cerveau et les manifestations des actes intellectuels; car, jusqu'à ce qu'ils aientrassemblé des observations qui leur soient propres, ils no seront pas compétents pour combattre celtes des autres. Mais jusqu'à présent, nous l'affirmons baulement, jamais un antiplirénologue n'est venu fournir des faits contradictoires à ceux que nous avons établis. Celte dénomination ne semble donc devoir désigner que ceux qui, comme les Piolémées au temps de Galilée, se plaisent à nier que la phrénologio soit une vérité, sans couiiailrc suffisamment les principes et les faits sur lesquels elle repose, cl qui n'ont d'ailleurs nullement la prétention de nous combattre par des observations ou des idées nouvelles.
COUP D'OICIL GÉNÉRAL
Sun LES FONCTIONS DE LA MOELLE ÉMN1ÈHE ET DES NKnPS.
Avant d'entrer dans la discussion dos organes cérébraux , il peut élre avantageux de donner une idée générale des découvertes de sir Charles Bell sur les diverses fonctions des nerfs.
fcslé l'opinion (|n'il devait evisicr des nerfs particuliers pour la sensibilité cl les mouvements; car Ils avaient observé quo l'une de ces fonctions peui t'u e a«idciilellenienl troublée sans que l'autre éprouve le moindre dénmyrme-iit. Sir Charles Uell a démontré , avec la plus grande évidence, qu'il en était réellement ainsi, n ii, par conséquent, ét.dili sur des luises indcslruc-
teurs de celle science, savoir ; Que, dans toutes les parties de l'économie animale, un organe spécial est affecté à chacune des fonctions, et que, tontes les l'ois qu'une l'onction est complexe, on peut prédire qu'elle ne peut être exécutée quo par des organes également complexes, quand mémo l'expérience n'aurait pas encore démontré le fait.
Ce que non., allons dire maintenant est tiré de l'ouvrage de sir Charles Bell quia pour litre : Anatomie et physiologie du corps humain (Anatomy and physiotogy of t!ie kuman body, toi. n, 7= édit., 1829), et, autant que possible, j'ai rapporté les expressions mêmes de l'auteur. Mon but est do donner au lecteur étranger à la science une idée générale des découvertes de ce physiologiste, contenues et dans ses ouvrages et dans les ouvrages périodiques de médecine et de physiologie. J'ai □mis les détails dont la connaissance n'esl indispensable que pour les médecins; aucun d'eux ne peut se dispenser de lire les ouvrages de sir Charles Bell. Si quelques erreurs se sont
glissées dans les extraits que j'en ai faits, elles ne doivent être attribuées qu'à moi-même; car, quoique j'aie rapporté, amaot que je l'ai pu, les expressions de l'auteur, j'ai été obligé d'intervertir considérablement l'ordre de son ouvrage et d'y introduire des idées qui me «mit propres.
Un nerf, dit Bell, est un cordon blanc et ferme, formé d'une substance nerveuse et de lissu cellulaire. La substance nerveuse existe en libres disiincles, liées ensemble par une membrane cellulaire; elles peuvent être comparées à une mécho de cheveux renfermée dans une gaine formée d'une membrane extrêmement bue.
Fignre U'tui Nerf.
Cette planche représente un nerf considérablement grossi, formé de filaments distincts. A, nerf enveloppé de ses membranes; B, fibre nerveuse disséquée. Les nerfs varient d'épaisseur, depuis le diamètre le (dus petit possible jusqu'à celui de huit lignes. Ils sont dispersés dans tout le corps et s'étendent dans toutes les parties qui jouissent de la puissance do sentir et de se mouvoir, ou qui ont des sympathies d'actions avec d'autres parties. Quand un nerf est sain et qu'il jouit do toute l'intégrité de sa sensibilité, sa couleur est d'un blanc opaque, sa consistance est molle et pulpeuse, entre le lluide et le solide, et, si l'en incise le nerf, elle forme hernie. Par la putréfaction, elle prend une couleur verte; elle devient transparente quand le nerf est desséché. Le dculochlorure de
mercure et l'hydroclilorate do soude en solution la durcissent, les alcalis la dissolvent. Chaque Gbrc nerveuse forme des circonvolutions el s'étend dans Iris parties non en droite ligne, mais en formant des sinuosités de la infime manière qu'un fil de coton qu'un déiadm d'un 1ms irirolé; celle disposition donne aux nerfs une élast ici lé qu'ils n'uumii-iit s;iusccla. Le manque d'exercice donne lieu à une diminution Je sécrétion de la matière nerveuse; un nnnnqin: eu iiii'ino temps que le nerf devient plus transparent que dans l'état normal.
Rien, jusqu'à présent, no prouve qu'un fluide pondérable ou impondérable circule dans les nerfs; car il est impossible de (.■onsidérar Ici fibrilles qui les composent commodes tubes.
Les in; lis reçoivent des artères et des veines; et le fait que le sang sort à leur nutrition est prouvé par cette circonstance que, chaque fois qu'un membre est privé de sang, les nerfs perdent leur force et leur sensibilité. Si un nerf est partiellement comprimé, de manière a interrompre la libre circulation du sang dans sa (exturc, il cesse d'agir sur le muscle et do porter les sensations au centre commun; si le cours du sang est rétabli brusquement, on éprouve une sensation douloureuse particulière pendant un certain temps. Ce n'est pas à la compression des tubes du nerf, mais à celle qu'éprouvent les vaisseaux sanguins, qu'il faut attribuer ces phénomènes. Le cerveau , les nerfs des yeux et des oreilles, les nerfs de lu sensibilité el du mouvement, sont tous plus ou moins affectés par les changements qu'éprouve la circulation; chaque organe, scion sa fonction particulière, est diversement influencé par la même cause, c'est-à-dire par l'ulHueuce d'une trop grande quantité de sang, ou par la diminution de la quantité iiéccs-
On nerf est toujours formé de filaments à fonctions distinctes; mais, jusqu'à présent, il a été de tous points impossible de distinguer ces filaments les uns des autres; les uns
— si; -
servent il la sensation, les autres aux mouvements musculaires; d'autres , enBn , servent à l'action combinée des muscles dans l'acte de la respiration. Mais les fonctions propres il chacun de ces filaments ne peuvent êtr e découvertes qu'en les poursuivant jusqu'à leur racine, et en tes observant dans leurs rapports et surtout à leur origine dans le cerveau et dans la moelle épinière. Leur substance n'offre donc rien de particulier; tous semblent être formés d'mm matière molle, pulpeuse, enveloppée d'une membrane cellulaire cl contenue dans des tubes de la mémo membrane ijm semblent destinés a cnnJuire les Blets Je la malière nerveuse du cerveau aux extrémités des muscles et de la peau.
La clef du système nerveux peut être trouvée dans cette simple proposition, que : chaque [Marnent ou fibre nerveuse est dimë d'une sensibilité |i:iriiriilim>, iiulë|ieni[;)EL!e île relie qui concourt à former le même faisceau, et qu'elle continue à conserver cette sensibilité propre dans touie son étendue. Les différents filaments n'exercent aucune influence les uns sur les autres, car la libre la plus ténue d'un nerf de la sensibilité peut accompagner la libre lu plus ténue d'un nerf du mouvement, et chacune vient apporter aux parties dans lesquelles elle se distribue, sa part d'influence indépendante de celle qui lut est accolée.
Certains nerfs sont destinés à lu sensibilité, mais il en est d'autres, aussi parfaitement et aussi délicatement conformés, qui ne sont nullement sensibles. La sensibilité d'un nerf résulte de ce qu'il est formé d'une certaine partie du cerveau douée de celle propriété. Si on comprime le globe do l'œil, les téguments extérieurs ressentent de la douleur; mais la rétine n'en éprouve aucune, et les traits de feu qui apparaissent devant l'œil indiquent seuls son action. Dans l'opération de la cataracte par abaissement, l'aiguille qu'on introduit dans l'œil transperce nécessairement la rétine, et pourtant elle n'y fait
naître aucune sensation douloureuse; seulement le malade croit apercevoir quelques étincelles de feu. Le mime phénomène a lieu pour les nerfs de l'audition, du goût, et enfin pour ceux de tous les organes des sens externes. La sensation que ces nerfs éprouvent lire son caractère des parties du cerveau avec lesquelles ils sont en rapport par leurs racines; il en existe qui n'ont aucun rappuri :'.v.v 1rs impressions exlérienrcs. Certains nerfs n'ont d'autre destination que de régler les mouvements musculaires : ceux-ci sont destinés a irammelire la volonté, et nullement à rapporter au cerveau les sensations extérieures; aussi ne sont-ils doués que d'une sensibilité spéciale, et incapables de Ira ns meure la douleur. Chacun de ces nerfs jouit, sans aucun doute, d'une exquise sensibilité pour les fonctions qui lui sont assignées; il peut être le lien qui unit deux organes d'une éiroite sympathie- et la Cause qui les fait agir à l'unisson ; toutefois , on peut l'irriter ou le déchirer sans qu'il transmette au cerveau anciini: impression; car il n'est pas en rapport avec les parties de cet organe desiiiiées à produire l'impression générale delà iluiilrur. la chaleur, du froid, de la vision ou de l'audition. La partie du cerveau avec laquelle il est en rapport ne sert à la production d'aucune perception.
Au confluent des filaments nerveux on aperçoit de petits gonflements rougeâ 1res qui ont reçu le nom de ganglions (Ko;/, la planche de la pag. 89, lettre D). Ces ganglions ressemblent par leur forme a ros élévations circulaires qu'on voit sur des tulies de paille ou sur les bambou-, ; m." s les ganglions ne sont point disposas il dïs intervalles é^anx sur 1rs nerfs comme ces gonflements. I as g:ingbuns sunt disposés d'une manière régulière dans tout le rnrps, et dans les animant vertébrés ils fonncol une série d'élévations de clmpie coté de la moelle épimi-rc Un nerf communique avec eux , c'est le grand sympathique. D'autres ganglions existent encore dans la lOte, au
i IL, il ILS b s caillés t II- m:m Inque et .il ni Iule, u::ns ils mut
irréguliers dans leur forme et par leur position. La couleur des ganglions diffère de celle des nerfs; elle est plus rouge à cause du plus grand nombre de vaisseaux sanguins qu'ils reçoivent ; la substance qui les forme semble être identique Scelle du cerveau.
Lorsque l'on suit le trajet des nerfs du mouvement, on trouve qu'avant de pénétrer dans les muscles, ils s'envoient
fournir des rameaux nerveux est plus considérable et qu'il est formé d'une plus grande variéiù du nerfs de diverses fonctions. Les filaments nerveux qui viennent sïjKiiiuiiii à Li peau et qui ne sont destinés qu'aux sens;* lion s, se n'pumlent irrégulièrement vers leur destination sans former de plexus. A mesure qu'on s'élève dans l'échelle des êtres organisés, depuis les nageoires du poisson jusqu'au bras de l'homme, les plexus nerveux deviennent de plus en plus complexes en raison de la variété ou de l'étendue des mouvements qui doivent être exécutés par les membres. C'est par l'entre-croisement des filaments que les muscle- agissent tir manière à former des mouvements combinés.
Diverses colonnes de minières nerveuses concourent a former la moelle ipiniire ( A B, page 89). Cbacune de ces parties latérales est formée de trois colonnes, une pour les mouvements volontaires, une pour la sensibilité, une pour l'acte de la respiration, do sorte que la moelle épinière est formée do six colonnes intimement unies, mais ayant des fonctions différentes et dont la réunion forme ce qu'on appelle la moollo allongée. Les colonnes antérieures des deux divisions latérales de la moelle sont destinées au mouvement, les colonnes postérieures a la sensibilité, et les moyennes président à l'acte de la respiration. Les deux premières s'étendent jusque dans
le cerveau cl viennent se perdre dnns sa substance, car leurs fondions les mènent en rapport direct avec le centre commun (sensortum rommirnï). Les dernières, an contraire, ne dépassent point la moelle allongée, leurs fonctions étant indépendantes de la volonté et s'eiécutanl, par conséquent, sans le contrôle du cerveau et en dehors de sa sphère d'action.
A B. Moelle «prairie lue dint » partie Intérieure. La >#parstlon dpA [innir-s bl^raleieit mirgnéerar la Hpne qui l'élend entre A el B.
Le cordon nerveux C naît des colonnes postérieures et fournit des nerfs de la sensibilité. Le gonflement D est un ganglion. Le cordon nerven* E naît des colonnes latérales antérieures et fournit des nerfs du mouvement ; il n'a point de ganglions. Ces deux cordons s'unissent plus lard { lettre F ) el marchent vers leur destination réunis par la même gaine.
Sir Charles Bell , après avoir frappa un lapin d'un coup sec derrière les oreilles, de manière a le priver de sa sensibilité pût' ta commotion , met à découvert la moelle épinière. En irritant les racines postérieures des nerfs , on n'aperçoit aucun mouvement dans aucune des parties du lissu musculaire; mais, en irritant les racines antérieures, on aperçoit, chaque fois que
l'instrument les louche, nn mouvement correspondant des muscles dans lesquels le nerf se distribue.
Ces expériences prouvent que les différentes racines et les différentes colunnes dans lesquelles ces racines prennent naissance ont à remplir des fondions différentes el que les notions tirées de l'anatomic sont exactes.
Cet auteur a fait encore plusieurs expériences intéressantes sur la cinquième paire de nerfs qui naît du cerveau. Dans la planche l de son ouvrage il représente ce nerf formé de deux racines, l'une sortant des cuisses du cerveau correspondant à la colonne antérieure de la moelle épinicre. l'autre des cuisses du cervelet correspondant à sa colonne postérieure. Il existe un ganglion sur celte dernière branche; la branche antérieure en est dépourvue. Celte circonstance est aussi d'accord avec ce que l'on observe sur les nerfs de l'épine. Ces deux branches s'unissent a une tivs-pctite distance de-, leur origine et se distribuent dans toutes les parties do la tête et de la face. Sir Charles Bell considère ce nerf comme le plus élevé de ceux qui donnent le mouvement el la sensibilité. Pour prouver cette opinion, il coupa transversalement sur un âne la branche postérieure de ce nerf ou celle qui est pourvue d'un ganglion, et la sensibilité des parties auxquelles elle se distribue fut entièrement détruite; ensuite, il découvrit la branche antérieure de la cinquième paire a sa racine , et au moment même l'animal fut tué en irritant ce nerf; les muscles des mâchoires se contractèrent el elles se fermèrent avec bruit. Si on divise la racine de ce nerf sur un animal vivant, la mlchoirc tombe par le relâchement des muscles. Ainsi donc ses fonctions ne peuvent plus être mises en doute.il est tout à la fois nerf du mouvement
de la moelle sont pour les autres parties du corps, se trouve pleinement confirmée.
Les muscles ont donc deux, nerfs, et ce fait n'avait pas été prévu avant les expériences de sir Charles Bell, parce que ces deux sortes de nerfs sont contenus dans la même gaine ; mais chaque fois que ces différents nerfs, comme cela a lieu a la tête, marchent dans des gaines séparées, on voit qu'un nerf moteur et un nerf de la sensibilité viennent se distribuer dans les fibres musculaires. II faut en conclure que les branches des nerfs spinaux qui vont aux muscles sont formées de filaments sensilifs et de filaments moteurs. Les nerfs du tact ou des sensations qui se distribuent à la peau différent des uns et des
On avait d'abord supposé que les fonctions des nerfs qui viennent se distribuer dans les muscles, consistent seulement à transmettre lu volonté et à exciter l'action du muscle; mais cette théorie dénotait une connaissance incomplète de l'action du système musculaire; car avant que la volonté puisse les mettre en jeu, le cerveau doit avoir la conscience de l'état dans lequel le muscle se trouve.
Quand nous admettons que les différents états d'un muscle doivent être estimes ou perçus pour qu'ils soient convenablement soumis à la volonté, la question suivante se présente ; Un nerf, chargé de transmettre le mandat de la volonté, peut-il, tout à la fois, rapporter une impression rétrograde du muscle vers le cerveau ? Si 1rs fiiiis au.noniituies n'établissaient pas le runlriiii-i', h raison seule suHirai[ pour him l'oin^i'cndic que le même filament nerveux ne peut en même temps servir à transmettre la volonté d'agir du cerveau vers le muscle et porter, par une vibration opposée et dans le même instant, vers le cerveau, l'impression de l'état actuel de ce muscle.
Sir Charles Bell a prouvé que pour qu'un muscle jouisse de toute sa puissance, il doit posséder deux branches nerveuses de nature différente, de manière à former une espèce de cercle entre ce muscle et le centre commun, Un de ces filaments ou
nerf simple transmet l'influence île la volonté vers le muscla et ne possède pas la puissance de rapporter l'impression su cerveau. Uu autre nerf, agissant comme nerf de la sensibilité, est chargé de celle fonction, et d'avertir le ceraan (Je l'état actuel du muscle. Celui-ci n'est donc pour rien dans la contraction musculaire, et ne peut la produire quelle que soi! l'irritation à laquelle il est soumis.
H existe quatre nerfs prenant leur origine d'un ordre de colonnes de la moelle , qui m servent, ni pour les sensations, ni pour les mouvements volontaires. Des expériences ont prouvé que ers nrili sviil [haines i L'i m | >t-i rtn'i 1rs mouvements qui Ont rapport à l'acte de la respiration. Les mouvements respiratoires sont de deux espères, savoir : les mouvements instinctifs ou involontaires, et ceux qui dépendent de la volonté. Nous n'avons pas la conscience de l'état alternatif de mouvement et de repos qui caractérise la respiration de l'animal pendant le sommeil ; l'expérience ;i prniivé que celle l'uni lion des muscles s'exécute en dehors do l'action du cerveau. Mais, d'un autre tAti, on sait qne l'acle de la respiration est quelquefois un acte de la volonté, des! nul à accomplir quel qu'autre fonction, telle, par exemple, que de flairer ou de parler. Sir Charles Bell estime que c'est celle opération composée des organes de la respiration qui rend nécessaire l'état complexe des nerfs respiratoires. Le concours des nerfs de dilfércnts systèmes était donc nécessaire à l'accomplisse me ni d'une fonction qui, au premier abord , parait (ire si 6implc.
Si on coupe la branche de la cinquième paire qui se distribue aux lèvres d'un ûne, on prive ces parties de leur sensibilité; de sorte que quand l'animal porte la bouche vers le sol
de sa présence, et, par conséquent , ne cherche pas a brouter. Si, au contraire, on coupe la portion dure de la seplième paire qui se distribue également aux lèvres, l'animal reste doué de
la faculté de reconnaître la présence de l'herbe, mais il ne peut parvenir a lu brouter, par suite de la perle du mouvement musculaire dcmiit ru ctmseipiencfi de la section de ce nerf. Ainsi donc, nous voyons que dans l'action de brouter, de mémo que pour saisir un corps avec la main, c'est la sensibilité qui préside à l'action et que deux espèces de nerfs sont nécessaires a cet acte si simple.
Après ces expériences sur les nerfs de la sensibilité et du mouvement, la question qui avait si longtemps occupé sir Charles Bell , relativement aux innombrables entre-croisements des nerfs de la face , du col et de la poitrine , devenait d'une solution facile. Ces nerfs sont les agents de puissances distinctes, et leur cntnbinaison dans les muscles est en raison des fonctions qu'ils doivent accomplir.
A mesure que les animaux s'élèvent dans l'échelle des êtres, ils sont doués de nouveaux organes, et, avec ces nouveaux ornants, de iiiuivclles foiKtions leur sont attribuées. On conçoit qu'il faut également des nerfs plus nombreux pour la sensibilité et le mouvement.
Sir Charles Bell remarque que nous connaissons maintenant l'usage de tous les nerfs du corps, excepté de la sixième paire qui semble dciiiiiéu ;i senir de point d'uniini avei; un sysirnn; du iutI'o l'iul a fait ilill'-'-mit iju'ini a ji]siju';i pèsent désigné sous le nom do nerf grand sympathique ou nerf ganglionaire ; nous connaissons si pu île choses leLuiveiucui à ce nerf, qu'on ne doit pas être surpris si jusqu'il présent on n'a pu découvrir rien de satisfaisant relativement a la liaison qui existe entre lui et le nerf de la sixième paire.
PR1NCI PES
Dans l'Introduction, nousaYOnsdémontré que les physiologistes admettent, en général, que le cerveau est l'organe de l'in— [olli^i'iif e, mais ijiio deti\ i ibs l:n.' I es y ni crjcLi- 1 mljh à rdnnler la découverte des usages île ses ililt'iTcntes ini ties. En premier lieu, l'anatomic seule ne peut révéler les fonctions vitales d'aucun organe, car personne, en disséquant le nerf optique, par exemple, ne pourrait reconnaître qu'il sert essentiellement a la vision, pas plus qu'en disséquant la langue, on ne pourrait découvrir qu'elle est l'organe du goût. Les analomisles ne pouvaient donc pas iiriiviu', pal 1 la simple inspeelinn îles punies, i iji'in iiivi-ï i- les fniieiium des diffiin'H'j-i panies '.lu en veau ; en second lieu, l'esprit n'a pas la conscience des organes qui servent à son action, et les instruments matériels, au moyen desquels, dans cette vin, il accomplit sa mission et communique avec le monde extérieur, ne pouvaient être découverts par la réflexion sur soi-même.
Les pbrënoIogUCJ comparenl les développements du cerveau avec la manifestation des puissances mentales, pour arriver à découvrir ses fonctions et celles des organes de l'intellect.
Ci' mode iViiiYrsli^ilini) a été adopté en conséquence de la découverte que Gai] fil, par hasard, que certaines facultés intellectuel! es étaient d'amant plus actives que certaines portions du cerveau étaient pins volumineuses, et vice wrsd, sans tenir nn!][]i<'<lrs recherches îles anaioniisies et île; métaphysiciens, mais conformément aux principes d'une sage induction.
Aucune reclierclie ne peut faire connu lire la substance nu l'essence de l'esprit, ni apprendre si IVspril détermine la forme des organes, ou si ce sont les organes opii déterminent la constitution de l'esprit. Si l'anatomic des organes ne révèle pas leurs fonctions, et si la réflexion on la conscience ne suffit pas pour nous faire eonipreiulre la nature des liens qui unissent l'esprit à la matière, il n'existe aucun moyen d'arriver, sur ces points, à des conclusions philosophiques, cl les hypothèses qu'on pourrait former peuvent plaire à l'imagination sans pour cela satisfaire l'entendement. M. Slcwart observe , avec raison, ■ que les idées métaphysiques que nous pouvons nous être formées de la nature du corps ou de l'esprit, et des causes efficientes de leurs phénomènes, n'ont aucune connexion néphénomènes. Deux disciples de Newton, par exemple, peuvent, tout en s'enicndani parfaitement sur les lois de la physique, différer d'opinion sur la question de savoir si la cause de la gravitation est matérielle ou immatérielle. L'essentiel est qu'ils admettent ce fait général, que les corps tendent à se rapprocher sous l'empire d'une loi d'attraction variant en raison du carré de la distance. De même, dans l'étude de l'esprit humain, nous arrivons, par un examen attentif de ses phénomènes, a des conclusions qui n'ont aucune connexion nécessaire avec nos opinions concernant sa nnfure et son essence (t). Lit phrénologie fait connaître les facultés de l'esprit
(ij Ehroimii, vol. t". tnirod.
humain, Içs organes nu moyen desquels elles se manifestent , et l'influence que tes organes exercent sur ces manifestations; maïs nous ne pouvons pas arriver à prédire les actions qui en seront la conséquence.
Un organe mental est nn instrument matériel au moyen duquel, dans cette vie, l'esprit manifeste une de ses facultés. Le» découvertes de Gall nous peignent le cerveau comme formé d'un assemblage de ces mêmes organes, et, dans l'Introduction, nous avons fourni les raisons qui rendent cette proposition assez probable pour justiûer les recherches qui tendent a en démontrer l'évidence. Pour pouvoir comparer les facultés mentalesavoclesdivcrsdovelopnemcnts des organes cérébraux, il est nécessaire de démontrer que les qualités morales des individus peuvent être déterminées pendant la vie.
En conséquence, examinons d'abord s'il est possible de reconnaître les dispositions morales et Us talents. En ce qui a rapport aux sentiments, tous ceux qui ont étudié l'esprit humain ont observé que tel individu est naturellement avare, tel autre cruel, tel autre bienveillant, ou vain, ou orgueilleux, et que l'on s'habitue a considérer ces dispositions individuelles comme naturelles, uniformes et permanentes. On n'a jamais pensé qu'un homme, par nn effort de sa volonté, puisse totalement changer sa nature, eu que le naturel ait si peu de puissance, qne telle personne puisse être généreuse un jour et avare le lendemain ; que celle qui est aujourd'hui affaissée sous le poids de la honte et de l'humiliation puisse se montrer le lendemain orgueilleuse et confiante en elle-même; que telle personne prisse être nn jour sourde à la voix de la censure ou de la renommée, qni, la veille, était tremblante au moindre souffle capable de ternir sa réputation. On ne considérera pas non plus ces dispositions comme dépendantes les unes des autres et inséparables, car on a souvent reconnu que la possession de l'une n'indiquait pas nécessairement l'existence des autres.
Ainsi, dans leurs rapports individuels, les hommes ont coutume de modifier leur conduite selon les connaissances qu'ils ont acquises sur les dispositions ou le caractère de celui dont ils veulent capter lu bienveillance. L'homme avide sera dirige* dans ses actions par un motif d'intérêt personnel , l'homme bienveillant aura un bot plus noble et tendra plus à être utile aux autres qu'à lui-même; l'orgueilleux et le vaniteux seront mus par leur caractère spécial. On parlera donc au premier de son intérêt personnel, au second do plaisir de faire du bien, au troisième do la nécessite de conserver sa dignité, au quatrième de l'honneur i|ui lui reviendra de telle ou telle action.
Quant aux dons intellectuels, celui quî a entendu les ebauts de Catalani ou de Malibran ne niera pas que ces célèbres cantatrices ne dussent posséder au plus bout degré la faculté des tous. Quiconque, a entendu la limite éloquence du général l'a;' ne peut douter qu'il n'ait possédé un grand développement de l'idéalité; les écrits du docteur Thomas Brown décèlent uu grand talent analytique et dcscriptil". lCn voyant les œuvres admirables des mécaniciens, dcsiuMliéiualicicns, des pue! es, dis peintres et des sculpteurs, qui pourrait mettre en doute que ceux dont les noms brillent au premier rang n'aient pas dû avoir des qualités spéciales auxquelles ils doivent d'avoir excellé dans les sciences les lettres, ou les arts? D'un autre coté, on rcntoiiln. 1 unis lus jouis îles individus rlie/ lesquels les facultés intellectuel les sont tout a fait nulles. Ainsi donc , les difficultés qui s'opposent à ce que l'on déiermiuc l'existence des talents particuliers en consultant leur degré d'énergie ne sont pas insurmontables, surtout si ces facultés sont éminentes; car on a dû d'abord étudier les cas les plus saillants, elles observateurs qui se sont guidés sur les principes ont pu prononcer, sans hésiter et sans risquer de compromettre leur réputation de sagacité. Aucun d'eux, par exemple, n'aura voulu faire un musicien d'un individu qu'ils auront trouvé incapable de faire la
distinction enln: un biuii dhtWihnt el le son le plus mélodieux, dans l'idée que le ijénk de la musique peut être acquis par [habitude et une étutk approfandic(i).
Ils ne placeront p:is Udils ï.h\-- pusiiiuii iliilirile, exigeant une grande pénétration et beaiicmip île sriyariti'' , des individus dont l'intelligence obtuse peut à peine lier doux idées. Personne non plus n'a jamais soutenu qu'un homme d'une capacité nié' diocre pùt devenir un homme de génie , quelques cflbrts qu'il Ht d'ailleurs.
Ces observateurs ^vmïi-iiL nussi , s;ms auenu doute, constaté
que les facultés se développent successivement, que l'enfant ne possède pas les facultés intellectuelles de l'adulte, et que tel individu, lourd c-t sttipido en appui-cncc à l'ùgc de dix ans, a pu devenir un homme de génie , quand , dans un âge plus avancé , ses forces intellectuelles ont atteint leur apogée. Mais personne n'a jamais pu s'imaginer ou soutenir, avec quelque app;ireno' dt: ruisoo, que elr.upie eiif;n)l, par l'élude et l'éducation, peut devenir un homme do génie s'il n'y est disposé par son organisation. De tout temps on a observé, a la vérité, que l'éducation fortifie les organes , mais jamais elle n'a pu donner une énergie remarquable aux capacités que la nature a créées faibles. Qui pourrait , sans se rouvrir de ridicule, assurer que, par une bonne éducation, il convertira un idiot en un penseur profond? D'un autre coté, on a observé de tout temps que chaque fois que la nature a doue un individu d'une grande capacité quelle qu'elle soit, elle ne manque jamais d'exercer une inlluence puissante sur lecaractère que cet individu déploie pendant toute sa vie, quelques efforts qu'on fasse d'ailleurs pour dompter ou modifier son énergie. Toutes les fois que la nature a conféré à une personne des facultés qui constituent le génie, elle manifestera de bonne heure, et en dépit de tous les
(0 Dugald Siewirt.
obstacles qu'on lai opposera , «a supériorité native. La vie des poêles, tics peintres et des artistes de tous les siècles témoigne do la vérité de ces observations.
Un homme, il est vrai, peut, pendant un certain temps, se livrer à certaines actions cl même suivre une ligne de conduite tout à fait identique en apparence à celle d'un autre individu, quoique par des motifs tout à fait différents. Mais très-peu d'hommes peuvent dissimuler pendant toute leur vie et acquérir l'art de tromper d'une manière assez adroite et nsseï habituelle pour que les personnes à même do les observer ne finissent ]iar découvrir leur caractère véritable; ou s'il existe des personnes qui possèdent ce pouvoir de dissimulation, il forme le caractère principal de leur constitution morale; et ce pouvoir, comme nous le démontrerons plus tard, se décèle par une protubérance qui lui est propre. En outre , on doit observer que c'est seulement en ce qui concerne les proposions et les sentiment! de notre nature, que le déploiement de qualités mensongères est possible. Quant ani actes qui concernent tes (acuités réfltetirts ou aeqwiitivei, leur simulation est tout !> fait impraticable. Aucun homme ne peut écrire d'une manière logique ni développer un principe profondément abstrait, s'il ne possède pas de hautes facultés réDectivcs. Aucun homme no sera inu si ci eu -compositeur s'il n'est doué de la faculté des tons ; nul ne sera poète s'il ne possède un grand développement de l'idéalité. Enfin, quiconque parvient à une haute renommée comme artiste, possède nécessairement les facultés indispensables an genre qui le distingue de la foule.
Ces opinions sont depuis longtemps comprises par lesliommes intelligents, non par suite de déductions logiques ou d'investigations métaphysiques, mais par la simple observation des faits qui se présentent sans cesse à leurs veut. Les médecins sont surtout favorablement planis pour ('itidier les traits les plus cachés du caractère humain; chaque jour, comme l'a
remarqué Galt , ils sont forcés d'entrer dans les secrets des affaires cl des relations des ramilles; et l'homme, au moment où il lutte contre la morl, est fort peu capable de cacher son caractère. En outre, de combien de sentiments privés les médecins ne doivent-ils pas être informés, car l'homme a plus ou moins de leuduuci.' â prendre pour ami cl pnur conseiller celui qu'il considère comme spiVinlemeni l'iui^é de veiller a son salut et à celui de sa famille. Kl peut-il être un ami plus vrai et mieu\ fait pour sympa iliisci- avee les faiblesses de l'humanité que l'homme qui sans cesse étudie les plus profonds replis de 1 amc. GaM el Spiuv.lioini étaient médecins.
Je crois donc , do tout ce que je viens de dire, pouvoir conclure que le premier point en discussion est parfaitement établi en faveur de la phrénologie ; savoir : qu'il est possible, en observant, avec une nlleiiliiiii soutenue cl un esprit éclairé, les actes de l'homme, de parvenir à connaître sou véritable caractère, l'étendue et la force des qualités intellectuelles qu'il possède. Comme cette science est fondée sur la comparaison de la manifestation de ces facultés avec le développement du cerveau, nous allons maintenant examiner la seconde >!<]• ;i---a, i.'ii.'-ir $ il t: i |».-$*ibl> , ■ n gru- 1 il , r'W' uci jllri
la forme réelle du etrvtau par l'examen des parties externes de la léte.