‹ Traité de phrénologie humaine et comparée (volume 2)Chapitre 3 sur 46 · I)K I.A QUATRIEME ÉDITION · texte numérisé non relu

I)K I.A QUATRIEME ÉDITION

La cause de la phrénologie continue à faire des progrès rapides, et chaque jour accroît le nombre de ses partisans. Depuis que la troisième édition de mon ouvrage a paru, les D"Vimont de Paris, Caldwcll de Lexington et Macnish de Glascow ont jeté par leurs publications de nouvelles lumières sur la philosophie de l'esprit. Pendant le même espace de temps mon ouvrage a été réimprimé en Amérique, et traduit en allemand, avec beaucoup de talent, par le D"" Hirschfeld de Bremen; tandis que le D' Fossaii traduisait en français mes Eléments de •phrénologie. L'étude de celte science s'est ainsi répandue sur toutes les parties éclairées du globe.

De nombreuses et importantes additions ont été faites à cette ({ualrième édition; les planches ont été rectifiées, et, en traitant des parties lesplus intéressantes, j'y ai ajouté ce que j'ai trouvé de plus propre, dans les œuvres des phrénologues, à éclairer la discussion , dans l'espoir de rendre cet ouvrage le répertoire le plus complet possible de la phrénologie , au point où elle est arrivée aujourd'hui. J'y ai joint un appendice contenant de nouvelles preuves en faveur de celle science et de son utilité pour la classification et le régime moral des criminels, présentées,

en février 1856, par sir Georges S. Mackenzie à lord Gleneig, secrétaire d'État pour les colonies. Sa Seigneurie transmit les documents à lord John Russell , secrétaire au département de l'intérieur, qui voulut bien promettre à leur auteur de les prendre en grande considération.

Spurzheim, dans l'édition américaine de son Traité de phrénologie, publiée à Boston en 1832, a adopté une distribution des organes différente de celle qu'il avait jusqu'alors suivie. Mais on conçoit qu'il sera impossible d'atteindre à une bonne classification et à une nomenclature exacte des organes, tant qu'ils n'auront pas été découverts tous, et avant que toutes les facultés primitives ou élémentaires soient parfaitement connues. Un ordre rigoureux ne peut enfin être adopté , et quelque chose doit être laissé à l'arbitraire. Spurzheim a fourni la preuve de ce que j'avance, par les fréquentes modifications qu'il a fait subir à la nomenclature des organes, sans avoir pour cela enrichi la science de nouvelles découvertes. Les difficultés, qui s'opposent à une classification exacte, sont exposées dans l'appendice, n" II; je continuerai dans cette édition à suivre l'ordre admis dans celle qui a précédé, comme étant le plus convenable dans l'état actuel de la science.

Edimbourg, octobre ISôti,

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