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Os occipital de l’homme.
L’os occipital , fig. 2 , pi. X et XI , et pi. X et XI bis, est impair, situé à la partie inférieure moyenne et postérieure du crâne. Vu par sa face externe, fig. 2 , pi. X bis , il présente les objets suivans, en procédant de bas en haut. 1° Une surface presque quadrilatère , o , o , o , o , donnant attache aux muscles grands et petits droits de la tête. 2° le trou occipital , p. , par lequel passe la moelle alongèc , ses enveloppes , les nerfs spinaux et les artères vertébrales. Sur les parties latérales de ce trou , deux saillies , q , q , dirigées de dehors en dedans et recouvertes dans l’état frais par un cartilage : elles s’articulent avec
TRAITÉ
l’atlas ou première vertèbre. Plus en dehors de ces apophyses, deux gouttières ou dépressions ,8,8; plus en dehors encore , de légères crêtes destinées à l’insertion de muscles. Nous diviserons toute la face externe de cet os , qui se trouve correspondre aux parties du système nerveux cérébral qu’elle recouvre, en huit régions : 1° deux supérieures , 1 , 1 ; 2° deux moyennes ,2,2; deux latérales , S , â , et deux inférieures ,6,6. Tout l’espace compris entre les deux lignes, m , m , m , b , b , répond aux sinus latéraux.
La surface interne de l’os occipital , pi. XI his , fig. 2 , répond au cerveau et au cervelet dont elle se trouve séparée par la dure-mère , elle est concave ; on y remarque , mais seulement dans les espaces indiqués par les numéros 1,2, g , les empreintes des circonvolutions cérébrales, tandis que les deux régions marquées, 6^ 6, présentent une surface lisse. La différence dans l’aspect de ces deux surfaces de l’occipital se voit encore mieux sur le dessin fini , pi. XI, fig. 2 ; elle résulte do celle que présentent les organes qui s’y trouvent logés : la région supérieure 1,2, S , offre des empreintes , parce que le cerveau qui y répond présente des reliefs ou circonvolutions à sa surface ; tandis que le cervelet , formé de lamelles sans anfractuosités , ou , pour mieux dire , n’ayant entre elles que de légers sillons presque oblitérés dans l’état frais, par la présence des liquides contenus dans les vaisseaux , présente un aspect lisse , comme la région inférieure et interne de l’occipital où elle repose : les lettres et les chiffres marqués sur la fig. 2 répondent exactement aux divisions que nous avons remarquées à la face externe. Au milieu , se remarque une crête , v , v , v, qui part du trou occipital pelle donne attache à la faulx du cervelet. Sur les côtés, se voient deux gouttières , m, m , m , m, logeant les sinus latéraux : une autre gouttière, k, k, k, renferme la fin du sinus longitudinal supérieur. Devant le trou occipital se voit un appendice osseux appelé basilaire ; c’est sur sa face interne ,9,9, que repose la protubérance annulaire et le commencement de la moelle épinière. L’occipital s’articule avec cinq os du crane et la première vertèbre. Ces cinq os sont les pariétaux , les temporaux et le sphénoïde.
Les variétés de conformation de l’occipital , sont aussi remarquables que celles des os dont nous avons déjà fait l’histoire. Elles se remarquent dans les diverses races , les nations et les individus de la même espèce. Chez l’homme et dans toutes les espèces où la femelle est plus attachée aux petits que le mâle, la région , 2 , 2 , se trouve plus développée , d’où résulte une augmentation du diamètre longitudinal du crâne dans ce point. Que l’on compare sous ce rapport la tête du sajou mâle, pî. III , fig. A , avec celle du sajou femelle , id. pl. , fig. 3. C’est ordinairement à la réunion du bord supérieur de cet os avec l’os pariétal , que se voient les os surnuméraires connus sous le nom de vormiens ; os que nous n’avons rencontrés chez aucun quadrupède , à moins que l’on ne veuille considérer comme tels une petite portion osseuse que nous ferons connaître lorsque nous décrirons les os du crâne de ces animaux.