‹ Traité de phrénologie humaine et comparéeChapitre 35 sur 87 · QUEMMENT DANS LES FONCTIONS QUI EN DÉPENDENT · texte numérisé non relu

QUEMMENT DANS LES FONCTIONS QUI EN DÉPENDENT

Une des études les plus intéressantes pour le physiologiste , est, sans contredit, celle du développement du système nerveux cérébro-spinal ; elle le devient encore davantage si l’on y rattache celle des fonctions dont il est le siège. Nous possédons déjà quelques travaux sur ce sujet mais ils sont loin , selon nous, de répondre aux intentions des auteurs qui les ont entrepris, soit par le peu d’étendue des recherches ou par .le peu de soin apporté dans les observations anatomiques et physiologiques. Il est surtout une chose à laquelle ces savans n’ont pas donné assez d’attention, nous voulons parler de la connaissance exacte des actes psychologiques qui devait accompagner celle du système de l’organisation qui y préside.

Nous allons présenter ici quelques remarques que nous avons faites chez l’homme et les vertébrés, et , bien qu’elles soient loin de comprendre l’histoire complète du développement du système cérébro-spinal et toutes les modifications que l’âge lui fait éprouver, nous les croyons cependant trop importantes pour les passer sous silence.

Il ne sera point question ici de ce système dans l’état embryonique ; nous le prendrons à la naissance , et suivrons les principales phases de son développement et de sa diminution ou décroissement jusqu’à la décrépitude.

Chez l’enfant naissant , le système cérébro-spinal présente peu de consistance ; sa couleur est généralement rosée , et la distinction de couleur des deux substances qui le composent est peu sensible. La moelle épinière et son renflement supérieur sont assez développés ; leur résistance m’a paru aussi plus prononcée que celle du cerveau proprement dit. Celui-ci est,. très-mou ; aussi est-il presque impossible de déplisser l’encéphale à cet âge. De toutes les circonvolutions cérébrales , celles qui se trouvent logées dans les fosses moyennes latérales de la base du crâne , sont celles qui m’ont offert le plus de résistance. Les parties profondes, vulgairement connues sous le nom de corps striés , couches optiques et bandelettes demi-circulaires , se voient distinctement chez l’enfant à terme , mais sont loin de présenter ni la couleur , ni la consistance qu’elles ont chez l’adulte.

Nous avons déjà démontré , chapitre VII , que le crâne acquérait un développement très-remarquable dans les premiers mois qui suivent la naissance,

Page 1