DE PÏIIIÉNOLOC.ÏE. SI
servationme paraît bien exprimée par la pose du chien qui vient près de son maître pour recevoir une correction. La tête et les oreilles sont pendantes , tout le corps est affaissé , les yeux sont fixes et ternes , la queue se trouve abaissée et fortement rapprochée du derrière, tout annonce un état de prostration , mimique la plus propre à exciter la pitié.
La mimique de l’organe qui préside au choix des alimens , consiste principalement dans l’expression des yeux, la contraction des muscles qui servent à la mastication et à la déglutition. La tête se trouve ordinairement inclinée du côté où se trouve l’aliment que l’on convoite ; j’ai eu un jour occasion d’observer celte mimique chez un curé très-partisan de la bonne chère. A l’aspect d’un beau gigot, ses yeux devinrent fixes , la tê(e se porta en avant . et un peu de côté , le corps s’inclina un peu vers la pièce succulente : à l’instant où le couteau fit jaillir le jus du rôti , deux ruisseaux de salive inondèrent les côtés de la bouche et plusieurs mouvemens de déglutition eurent lieu.
Chez les animaux très-voraces , la mimique de l’organe de l’alimentation est caractérisée par un mouvement précipité de la tête, d’arrière en avant et de haut en bas; c’est ce que l’on peut observer chez le cochon dans les quadrupèdes , les goélands , les cormorans et les canards chez les oiseaux.
La mimique du penchant à détruire varie, suivant le degré d’intensité d’action de cette faculté : elle peut consister seulement dans un rapprochement des mâchoires avec contraction des muscles qui servent à la mastication, on bien , et c’est ce qui a lieu lorsque celte faculté est très active , dans cette contraction et celle des muscles fléchisseurs des doigts, qui rapproche fortement ceux-ci de la face palmaire. Le premier cas a lieu lorsque les hommes avalent ou broyent les alimens qui servent à leur nourriture ; l’autre cas est celui où nous sommes en colère contre quelqu’un , au point de vouloir combattre avec lui ; ici nous serrons fortement les mâchoires , les poings sont fermés , et deviennent ainsi un instrument propre à remplir le but de la faculté; il y a pour peu que la lutte s’engage, une tendance à mordre son adversaire. Les chiens, lorsqu’ils se jettent sur le gibier, elles oiseaux de proie, expriment parfaitement par leurs mouvemens la mimique du penchant à détruire. Les yeux étincellent , l’animal saisit sa victime avec sa gueule ou son bec et secoue fortement la tête de droite à gauche, afin de la mettre plus facilement en lambeaux.
Quelque grande que soit la dissimulation dont s’enveloppent les personnes rusées, il existe des signes extérieurs qui annoncent une grande activité de la faculté qui les domine. Ils consistent surtout dans le geste et le langage. Elle est fréquemment accompagnée d’un sourire difficile à rendre, mais que j’ai observé plusieurs fois chez les détenus, lorsqu'ils ne croyaient pas avoir de motifs pour se' cacher.
Une personne rusée regarde ordinairement au-dessous et de côté. Ses regards se fixent ordinairement sur vous lorsqu’elle a l’intention de voustrom-