‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 118 sur 287 · ETAT · texte numérisé non relu

ETAT

du membre

antér. gauche.

ÉTAT du membre po.stèr. droit.

ETAT du membre pi>st. gauche.

l'er

Latéral driiif.

Latéral gauche.

Levé (premier moment).

Appuyé (premier moment)

Levé (deuxième moment.

Appuyé (deusièmemom.).

Diagonal droit

Diagonal gauche

Levé (deuxième moment).

.Vppiiyé (deuxième mom.}.

.\ppuyé (premier mom.).

Levé (premier moment).

Latéral gauche.

Latéral droit.

.appuyé (premier moment)

Levé (premier moment).

Appuyé (deuxième mom.).

Levé (deuxième moment).

te

Diagonal gauche.

Diagonal droit

.\ppuyé (deuxième mom.).

Levé (deuxième moment).

Levé (premier moment).

Ai)puyé (premier mom.).

Reprenons maintenant les particularités principales relatives à l'appui, aii\ oscillations des membres, à leurs battues, à l'impulsion qu'ils communiquent au corps et aux déplacements du centre de gravité.

Pendant la durée de son appui, qui est égale à deux temps, chaque membre supporte le corps en faisant partie, dans l'un de ces temps, d'un bipède latéral et, dans l'autre, d'un bipède diagonal. Ces deux temps ne sont |»eut-étre pas parfaitement égaux. D'après M. Loco(\\ le temps de l'appui sur le bipède diagonal est plus court que celui de l'appui sur le bipède latéral. Aussi il y aurait deux

1. Lecoq, Traité de rextcr. du cheval et des priucip. anim. domest., 2' éd., IHÔG, p. 426.

battues plus rapprochées, celles du membre postérieur et de l'antérieur du même côté, qui sont séparées par le temps d'appui sur un bipède diagonal, et deux battues plus éloignées, celles de deux membres en diagonale qui sont séparées par le temps d'appui sur un bipède latéral. Il résulte de cette inégalité, supposée réelle, que les deux temps de l'oscillation du membre levé, isochrones aux deux temps de l'appui, ne sont pas exactement de même durée. Cela tient, très probablement, à l'intermittence de l'impulsion, laquelle est donnée seulement en deux temps sur quatre, ou au second temps de l'appui de chaque membre postérieur. En effet, si l'espacement des battues est tel, le second temps de l'appui du membre postérieur, coïncidant avec l'impulsion, serait le plus long, de même que le second temps de l'oscillation en l'air du membre postérieur opposé, tandis que pour le membre antérieur, soit levé, soit à l'appui, le premier temps serait le plus long. C'est aussi pendant ce temps plus long que le centre de gravité doit parcourir son trajet le plus étendu, et il correspond précisément à l'appui sur le bipède latéral. Dans ses expériences, M. Marey * a vu que tel cheval reste appuyé un temps égal sur les bipèdes latéraux et les bipèdes diagonaux, tandis que tel autre reste plus longtemps sur les appuis latéraux que sur les diagonaux ou inversement.

Si les intervalles des battues, la durée des temps d'appui et des temps d'oscillation ne sont pas égaux, l'étendue des bases de sustentation participe aussi à l'inégalité. Lorsque l'appui est donné par le bipède latéral, les deux membres sont à leur maximum d'écartement, soit environ à 1™,65 pour un cheval de taille moyenne. Au contraire, lorsque c'est un bipède diagonal qui donne cet appui, ces deux membres sont à leur minimum d'écartement, soit à la mo^itié de 1™,65, comme le montre la mensuration des intervalles entre les empreintes laissées sur le sol. Cette différence indique que le centre de gravité doit parcourir, pendant l'appui sur le bipède latéral, un trajet double de celui qu'il peut faire lors de l'appui sur le bipède diagonal.

L'écartement observé entre les membres levés qui oscillent simultanément est inverse à celui qui existe entre deux membres à l'appui. Lorsque ces deux membres levés forment un bipède latéral, ils sont à leur minimum d'écartement, soit à la moitié de la longueur du pas. Au contraire, lorsqu'ils forment, un bipède diagonal, leur écartement est à son maximum.

Il en est ainsi, non seulement chez les solipèdes, mais encore chez les ruminants, même le dromadaire, chez le rhinocéros, etc.

Tel est le rythme du pas ordinaire. Les modifications légères qu'il éprouve par le fait du ralentissement ou de l'accélération extrême de l'allure sont faciles à constater.

Si, par exemple, « l'animal remonte un plan incliné, le pas se trouvera nécessairement d'autant plus raccourci que la montée sera plus rapide, puisque le centre de gravité, rejeté en arrière par la position du corps, ne pourra plus être porté aussi en avant avec la même dépense de force musculaire. Le pied postérieur n'atteindra plus la place laissée par l'antérieur, et nous verrons, comme

Page 1