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brusques, les ell'orts, la secousse (|ui accompagne le dépari de la pelote loi's de la rumination, activaient notal)leiiien! Texciétion du litpiide, qui alors s'échappait par petites oiulé(>s à l'orilice du tube.
On conçoit que cette expérience peut servir i'i déterminer la quaiililé de bile qui est détournée dans la vésicule, suivant les diverses circonstances relatives à
la digestion, et qu'elle donne un moyen fort simple d'étudier les effets des substances diverses introduites dans les voies digestives, des purgatifs par exemple» l'influence des nerfs vagues sur la sécrétion, l'élimination de certains principes introduits dans l'économie, etc.
Chez le mouton, il est facile d'établir une fistule à la vésicule ou au canal cholédoque. Celle que je fis au conduit biliaire, tout près de son insertion, sur un petit bélier, donna 18 grammes dans la première heure, 15 grammes dans la seconde, 14 grammes dans la troisième, 10 dans la quatrième, 9 dans la cinquième, 10 dans la sixième, 16 dans la septième et 12 dans la huitième. Pour avoir de la bile pure sur ce petit ruminant, il faut placer le tube au-dessus de l'insertion du conduit pancréatique, ou bien lier ce dernier, si on fait la fistule tout près de l'intestin. Sans cette précaution, on recueillerait le mélange des deux liquides, et, de plus, on observerait une intermittence qui tient à la sécrétion du fluide pancréatique.
Chez le porc, la sécrétion biliaire, fort abondante, revêt encore les mêmes caractères que chez les solipèdes. Un appareil fixé au canal cholédoque d'un animal de cette espèce adonné 160 grammes dans la première heure, 110 dans la seconde, 106 dans la troisième, 96 dans la quatrième et 74 dans la cinquième, et elle a continué ainsi à diminuer progressivement pendant toute la journée et le lendemain jusqu'au moment où le pachyderme a été sacrifié.
Le chien ne donne en moyenne que de 8 à 15 grammes par heure, et, bien que l'application d'un appareil se fasse sur lui par une très petite incision à l'abdomen, on voit la sécrétion diminuer rapidement et descendre à un chiffre excessivement faible. Toutefois, sur cet animal, lorsque la fistule est établie au canal cholédoque, la vésicule demeurant intacte, on peut, s'il ne se développe pas d'irritation intestinale, observer des oscillations très marquées, une abondante sécrétion quelques heures après le repas, c'est-à-dire à compter du passage du chyme dans l'intestin et tant que dure la digestion intestinale. Dans ce cas, l'abondance de la sécrétion est tout à la fois en rapport avec l'activité du travail digestif et avec la quantité de matériaux que l'absorption a introduits dans les vaisseaux et accumulés dans le foie.
Depuis la publication dece livre, les expériences faites surlechienù Wurtsbourg, par Kolliker et H. Miillcr, et par Dalton en Amérique, ont confirmé mes observations ; elles ont fait voir que la sécrétion s'activait considérablement de la troisième à la huitième heure de la digestion, et plus tard encore si celle-ci se prolonge.
Cette sécrétion paraît s'effectuer, d'après les expériences de plusieurs physiologistes, sous une très faible pression. Elle se ralentit, et la bile est réabsorbée, si on en croit Heidenhain, dès que la pression augmente dans les canaux hépatiques ou dans les vaisseaux sanguins du foie, ce qui explique le développement de l'ictère dans le cas de ligature du canal cholédoque, ou d'obstruction de ce canal par des calculs.
Il est facile, en com[)arant au poids du coi'ps le liquide obtenu, de calculer la quantité de bile j)ro(luite en vingl-quatr(i h(;ures pour un kilogramme du poids de l'animal; mais les calculs doivent être basés sur des expériences de longue durée