‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 264 sur 287 · I. 'animal est encore couché · texte numérisé non relu

I. 'animal est encore couché

Id.

I est debout.

Il refuso les aliments qu'on

lui prOsente.

Il est couché et ne rumine pas encore.

L'anipouie est renversée et

le liquide perdu.

La sécréticjri est suspendue.

Quelques ^'ranimes seulement, sécrétion suspendue

L'animal est couché.

Sécrétion suspendue.

Deuxième jour.

là -2

L'animal rumine.

Sécrétion suspendue.

.\ partir de ce moment on ces^e d'oberver l'animal.

KTAT DK L AMMAL

et

observations.

Troisième jour,

L'animal mange.

Id. (encore un peu).

Rumiue.

Ne rumine pas.

Uumiuc un peu.

Quatriètne jour.

31 il

Cinquième jour.

L'animal mange.

11 mange encore.

Il commence à ruminer.

Il continue à ruminer.

L'animal est couché.

Sixième joui

La sécrétion est à peu pré?

suspendue,

la sécrétion est suspendue.

Tel est le résultat d'une expérience qui réussit à merveille et qu'il fut possible de suivre assez longtemps pour faire une élude minutieuse de la sécrétion pancréatique. Mais les choses ne se passent pas toujours ainsi. Le pancréas est une glande dont l'action se trouble et se suspend sous l'influence d'une irritation très légère. L'expérimentateur, malgré tout le soin qu'il peut mettre à se placer dans les meilleures conditions, ne doit pas s'attendre à jouir constamment du spectacle que donne la sécrétion lorsque ses phénomènes conservent leur régularité; il est exposé à des déceptions ou plutôt à des résultats qui s'éloignent de l'état normal. Indiquons ici les principaux, afin qu'on distingue bien les caractères typiques de la sécrétion de ceux qu'elle prend dès qu'elle vient à éprouver une perturbation plus ou moins considérable.

Si l'on établit la fistule à l'un de ces moments pendant lesquels la sécrétion est suspendue ou extrêmement ralentie, on trouve le canal flasque et affaissé, et rien ne s'écoule par le tube qu'on y fixe à l'aide d'une ligature ; la sécrétion ne s'établit que quatre, cinq, six heures après la fixation de l'appareil; quelquefois même elle ne reprend qu'après plusieurs jours, bien que les animaux mangent et ruminent à peu près comme dans les circonstances ordinaires. Ainsi elle n'avait pas encore repris son activité au bout de vingt-quatre heures chez un taureau très vigoureux, et au bout de quarante-huit heures chez une vache; enfin elle ne commença à donner des quantités appréciables de liquide que le cinquième jour chez un petit taureau d'un an, dont les fonctions digestives ne furent point suspendues.

Si, au contraire, la sécrétion est active lorsqu'on fait la fistule, le liquide coule immédiatement, dès que le tube est placé, ou il commence à couler au bout d'un quart d'heure, car il peut arriver que les manipulations de l'expérience déterminent une suspension momentanée dans l'action de la glande. Alors la sécrétion présente, pendant un certain temps, les caractères ordinaires. Bientôt elle augmente graduellement et n'éprouve ni arrêt, ni oscillations marquées. Ce signe de mauvais augure indique que le pancréas s'irrite et s'enflamme. Aussi la sécrétion, après s'être exagérée graduellement pendant vingt, vingt-quatre, trente heures, s'arrête presque tout à coup, demeure suspendue deux, trois, quatre jours, après lesquels on voit s'échapper des flots de suc pancréatique, non visqueux, chariant des débris d'épithéliums.

Ce dernier résultat est assez fréquent, car l'irritation produite à la plaie abdominale et au canal excréteur se propage à la glande, dans une étendue plus ou moins considérable, bien que celle-ci n'ait été ni froissée ni déplacée. Nous verrons qu'il se reproduit avec une exagération telle chez le cheval, le mouton, le chien et le porc que les véritables caractères de la sécrétion sont tout à fait masqués, et qu'ils eussent longtemps échappé aux investigations des physiologistes sans les heureuses conditions que présentent les animaux ruminants. Enfin, dans tous les cas, soit que la sécrétion se trouve suspendue, soit que son produit s'échappe à l'extérieur pendant un certain temps, le canal se coupe au niveatj de la ligature, le tube tombe six, huit jours après l'opération; il se forme un épanchemcnt plastique qui cerne les extrémités du conduit divisé, et bientôt celui-ci se cicatrise et se rétablit avec un diamètre peu différent de celui

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