‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 279 sur 287 · ilîS · texte numérisé non relu

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non visqueux avec de rares parcelles de fourrages. Sur un second, au bout d'un temps égal, il y avait 1 405 grammes de liquides dans l'estomac, 3 215 dans l'intestin grêle et 10 200 dans le Ccecum , avec une centaine de grammes de fourrages secs.

Tous ces faits prouvent que chez les solipèdes la digestion est à peu près continue, tour à tour dans l'estomac et les diverses parties de l'intestin, et qu'elle offre constamment des matières à l'absorption intestinale. Il doit en être ainsi à cause de la masse énorme des substances ingérées et des fluides sécrétés destinés à rentrer dans la circulation.

Chez les herbivores ruminants, la répartition des matières sur lesquelles portent les élaborations intestinales est très différente de celle qui existe chez les solipèdes. La masse des matières de l'intestin y représente le huitième, le dixième, le douzième du contenu de l'estomac ; elle est toujours faible, aussi bien par rapport aux solides que par rapport aux boissons, qui demeurent ensemble en dépôt dans l'estomac. Et, chez eux, dès que la rumination se suspend, la digestion intestinale n'opère plus que sur de très petites quantités d'aliments, comme on peut le voir par les quelques chiffres du tableau suivant :

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