V.VERiUCRUKEftJ
Via. 130, — Infusoires intestinaux du cheval.
antérieures du côlon replié, vivent huit à dix espèces d'infusoires autres que celles des estomacs des ruminants, qiioi(]iie leur origine el la nature du milieu où elles se dévelojqicnt paraissent les mêmes. Les mieux caractérisés sont des kolpodes (6, 7, 8, 10), reconnaissables à leur forme ovoïde avec une échancrure latérale au fond de laquelle se trouve la bouche; ils se l'eproduisent comme les kolpodes des
MUTATIONS DES ALIMENTS DANS l'iNTESTIN.
infusions de foin, en présentant les formes transitoires que M. Goste a décrites il y a quelques années. D'autres (11, 12, 13) ont le corps ovoïde presque symétrifjue, et sont analogues au\ précédents, mais manquent décliancrure latérale. Quelques-uns, tels que le 1, à l'orme rectangulaire allongée; les 2, 3, 4, à cor[ts insyinétriquc, représ(;nt('nt des types dont on pourrait peut-être faire des genres nouveaux. Tous ces infusoires meurent dans les-dernières portions de l'intestin et ne laissent plus que des débris de carapaces dans les matières excrémentitielles.
Indépendamment de ces infusoires de grande taille et d'organisation déjà compliquée, l'intestin montre des myriades d'autres organismes microscopiques très petits dont la plupart semblent identiques à ceux des matières en décomposition plus bu moins avancée ; granules simples ou géminés, en chaînettes ou en chapelet, bâtonnets à un seul segment ou à plusieurs articles, les uns immobiles, les autres à mouvements oscillatoires ou rapides. Leur groupement présente des variantes nombreuses suivant les animaux, leur mode d'alimentation et les régions de l'intestin où ils se trouvent. J'ai eu l'occasion de les décrire et de les (igurer dans diverses communications académiques '. Aujourd'hui on voudrait faire jouer à ces microbes un rôle important dans les élaborations intestinales : celui de ferments organisés qu'ils semblent remplir souvent hors de l'économie.
Le côlon, qui, chez les animaux carnassiers, constitue un simple réservoir ou