‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie rurale (volume 2)Chapitre 41 sur 287 · FONCTIONS DLÎ GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

FONCTIONS DLÎ GRAND SYMPATHIQUE

FiG. 29. — (Jrand sympathique de rhoinme, cl'ai)rès Dourgery et Manec (').

(*) 1, facial; 2, ganglion otique; 3, ganglion ophthalraique; i, ganglion sphéno-palatin : 5, lingual; (i, piieumogustrique ; 7, branche antérieure de la cinquième paire cervicale; 8, première branche antérieure intercostale; fl, première branche antérieure lomb;iirc ; lu, première branche antérieure sacrée- Il Dle\us brachial ; il, plexus lombaire; i:!, lilet cervical du sympalhi(|iio; I i, i;anglion cervical moven- l'i canflion cervical iuf.-rieur; lli, plexus cardiaque ; i:, ganglion thoracique ; 18, grand splauchuique ; 10, ganglion semilunaire; 20, plexus solaire; li, plexus méseutérique supérieur; 21, plexus aortique; 23, plexus mésentérique iqférieur; .'1, anastomoses entre les plexus; i:., plevus hyp^gaslrique ; li\, ganglion lombaire; 11, ganglion

elles comme Meissner et d'autres en ont trouvées à l'état de réseaux sous la muqueuse ou entre les deux plans de la tunique charnue de l'intestin, cellules qui constituent de véritables ganglions, notamment au cœur, dans les poumons, l'utérus, etc. Toutes ces fibres, quelles qu'elles soient, se terminent dans les organes, les unes en se subdivisant, les autres par de simples extrémités libres dépourvues de substance médullaire.

Le système du grand sympathique n'est ni une simple émanation du cérébrospinal, ni un système indépendant; par des échanges fréquents, il se lie au premier, lui emprunte des fibres et lui en envoie, tant à ses cordons qu'à ses parties centrales. La méthode expérimentale de Waller a permis de constater la réalité de ces échanges, et de montrer que les branches de communication entre le sympathique et les nerfs cérébro-spinaux sont formées de filets dont les uns se rendent à la périphérie en s'associant à ces derniers nerfs, et dont les autres remontent vers les ganglions spinaux et vers la moelje en se mêlant surtout aux fibres des racines inférieures. Il en résulte que, si, à l'exemple de Waller, on coupe un nerf spinal en dehors du canal rachidien, on trouvera bientôt toutes ses fibres altérées, sauf celles qui proviennent des rameaux de communication du grand sympathique, lesquelles n'ont pas leur centre de nutrition dans la moelle épinière.

Propriétés. — Les propriétés des ganglions et des filets du grand sympathique n'ont pas été jusqu'ici très bien déterminées. Bichat a irrité le ganglion semi-lunaire du chien sans provoquer de douleur appréciable. Wutzer, Lobstein, disent avoir obtenu le même résultat. Haller, qui a mis tant de soin à distinguer les parties sensibles des insensibles, s'est à peine occupé du système ganglionnaire. Il n'a guère fait que deux expériences sur les nerfs des plexus viscéraux, et encore ont-elles donné des résultats contradictoires : « Je cherchai, dit-iP, sur un chien les nerfs qui accompagnent l'artère cœliaque et la veine porte ; je les irritai ou du moins je crus les avoir irrités ; l'animal ne parut pas sentir ce que j'avais tait. » Puis il ajoute : « Je cherchai encore une fois le plexus des nerfs qui accompagnent l'artère cœliaque et la veine-porte. Je les irritai; l'animal parut avoir senti de la douleur, mais il n'en résulta aucun mouvement dans le foie ni dans l'estomac. » Flourens ^ a, le premier, établi, d'une manière précise, que les ganglions comme les nerfs du sympathique sont sensibles à divers degrés, mais toujours moins que les nerfs du système cérébro-spinal. Il a constamment observé que le pincement du ganglion semi-lunaire du lapin excite de vives douleurs et que celui des ganglions cervicaux donne lieu, de loin en loin, à des manifestations d'une sensibilité obscure. Depuis, Mayera reconnu que la section du ganglion cervical supérieur ou l'irritation du plexus solaire détermine de la douleur. Millier a vu aussi que l'irritation mécanique du semi-lunaire ou la ligature des nerfs rénaux est douloureuse. Enfin, Longet^ a fait naître également des ma-

1. Haller, Mém. sur la nnt. sens, ef irrit. des part, du corps animal, 1. 1, p. 218, exp. 170, 171.

2. Flourens, Ilecherches sur les propr. et les fond, du système nerveux, 2" édit.,

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