COUR. — PbytioL eomp,^ 2' édit, ii
ZU . ^^ L'ABSORPTIOEf.
qae les mêmes substances restent sans effet dans l'estomac du chef al dont le pyloreest également lié, que les nerfe soient intacts ou qu'ils aient été préalablement réséqués. Si ces substances tuent le cheval dans les circonstances ordinaires, c'est que Testomac; après les avoir reçues, les pousse par ses contractions dans l'intestin, où leur absorption s'effectue. Si , au contraire, elles ne tuent pas après la section des vagues, c'est que le viscère paralysé, ne pouvant les chasser dans l'intestin, les conserve dans sa cavité, où l'absorption n'a pas lieu normalement d'une manière
sensible.
Il est donc évident, d'après ce qui se passe chez les-carnivores, que les nerfs vagues n'exercent pas d'influence marquée sur l'absorption gastrique, mais il ne faut point inférer de ce fait que les nerfs soient sans action sur les phénomènes de l'absorption dans tous les autres cas. Après la section des vagues, les nerfs ganglionnaires nombreux qui arrivent à l'estomac, en serpentant autour des artères gastriques, peuvent suffire à exercer l'influence dont nous parlons. Il fiiodrait couper ces derniers avec les autres pour arriver à un résultat concluant : or la chose n'est possible que pour un moment, en divisant transversalement les artères et en récabliss.int la continuité entre les deux extrémités de chacune d'elles par un tube de verr« ou un tube métallique dans lequel le sang continuerait à circuler.
Les autres expériences tentées pour mettre en évidence le rôle du système nerveux dans l'absorption ne sont pas plus concluantes que celles de Dupuy : il est facile de s'en convaincre même par un examen très-superficiel.
Brodie ayant versé sur une patte antérieure d'un lapin un poison violent, après la section de tous les nerfs de cette extrémité, vit néanmoins l'empoisonnement seproduire. Collard de Martigny, après la section des nerfs et de toutes les parties molles d'un membre dont les artères et les veines étaient intactes, obtint le même résultat Enfin Panizza, après la section de tous les nerfs de la langue et des lèvres^ a constaté que l'acide cyanhydrique, appliqué sur ces parties, tue comme dans les circonstances ordinaires. Mais dans toutes ces expériences les nerfs des parois artérielles n'étaient point détruits. Quant à Pexpérience tïint vantée de l'émulsine et de l'amygdaline, elle ne prouve rien en ce qui concerne l'absorption.
Quelque incomplètes que soient les tentatives faites pour apprécier l'influence nerveuse sur l'absorption, elles prouvent cependant que les nerfs cérébro-spinaux ne sont pas nécessaires à l'accomplissement de cette fonction ; mais elles ne jettent aucun jour sur la part d'action qui peut revenir aux nerfs ganglionnaires.
Pour peu qu'on réfléchisse à la nature intime des actes de l'absorption, on voit que l'intervention du système nerveux à leur égard doit être infiniment restreinte. Cette intervention n'est nécessaire ni à la pénétration des substances étrangères à travers les tissus, ni à leur entraînement par les courants vasculaires, la première action étant toute physique, et la seconde résultant du feit même de la circulation. Seulement les nei^, en activant ou en ralentissant la circulation, et de plus en réglant la vitalité des parties organiques, influencent indubitablement l'absorption et lui impriment des modifications que les expériences ne peuvent mettre en relief» mais qui se traduisent par mille résultats divers dans les actes régulateurs de la résorption, soit des fluides exhalés, soit des éléments constitutifs des organes.
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