‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 113 sur 239 · INFLUENCE DU SYSTÈME NERVEUX SUR LES MOUVEMENTS DU COBUR · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU SYSTÈME NERVEUX SUR LES MOUVEMENTS DU COBUR

queiues que la masse du sang est plus faible proporiiouiieileiuent à la masse du corps; mais rien ne prouve jusqu'ici que, par exemple, les |)etiis mammifères, qui onl trois, quatre fois autant de pulsations que les grands, aient relativement au poids du corps moins de sang que ceux-ci.

On prétend, d'autre part, que les contractions du cœur sont d'autant plus fréquentes que le sang éprouve moins de résistance dans les vaisseaux. Mais il faudrait démontrer que lors de l'excitation produite par l'exercice, par la fièvre, par le travail inflammatoire ou vers les derniers moments de la vie, la circulation est plus facile que dans les conditions ordinaires. Le contraire parait et a toujouraparu plus vraisemblable.

En troisième lieu on dit que la fréquence de ces battements est en rapport avec la vivacité des animaux. En eflet, le cœur à titre de muscle doit se contracter plus souvent et plus vite chez les animaux dont les mouvements sont incessants, comme chez les petits mammifères et les petits oiseaux, mais il n'y a là qu'une simple relation.

Enfin on ajoute que cette fréquence est subordonnée à celle des mouvements respiratoires, autre relation qui n'indique pas plus la cause que la précédente. Estce l'accélération des mouvements respiratoires qui provoque celle des mouvementsdu cœur, ou, au contraire, la seconde qui devient la cause de la première? Il me semble qu on l'ignore. Peut-être même ni l'une ni l'autre n'est cause ou effet par rapport à sa congénère et toutes les deux sont le résultat d'une action nerveuse régulatrice.

Page 1