MOMENT
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des batlomciits
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OBSERVAT! OXS.
• d'ordre
des auitnanx.
du CiBUT.
à découvert.
il. min.
Cheval
adulte .
2" minute.
Âne.
adulte.
Chien .
adulte.
Chien .
adulte . -
Chat.
adulte .
Chien .
1 an.
Chat.
3 mois.
Chien .
3 jours .
Chien.
3 jours .
Chien .
3 jours.
» âO
Chien .
3 Jours.
Chien .
3 jours .
Chien .
1 jour.
Chat.
1 jour.
Souris .
très- jeune.
Souris.
très-jeune.
lOc *
Souris .
très-jeune.
Couleuvre .
adulte .
Grenouille.
adulte.
Grenouille.
adulte .
3<^ heure.
Or, la section dos deux nerfs vagues ou même celle d*un seul détermine deux effets très-remarquables : 1® elle accélère les mouvements du cœur ; 2*" elle les affaiblit progressivement
L'accélération des battements du cœur à la suite de Finterruption de l'influence des nerfs vagues se produit aussitôt apr^s l'opération, et augmente à mesure que cette influence s'éteint, puis elle atteint bientôt un degré qu'elle ne dépasse plus. Le fait, constaté par Yalsalva, par Petit, par Mayer entre autres, est d'autant plus remarquable qu'il coïncide avec un ralentissement considérable des mouvements respiratoires, mais il est trcs-diflicile à expliquer. On ne saurait rationnellement Fattribuer à la difficulté que le sang éprouverait à traverser le poumon, puisqu'il arrive avant le développement des troubles de la circulation pulmonaire ; il tiendrait plutôt à la nécessité dans laquelle se trouve le cœur de se rx)ntracter d'autant plus souvent, qu'h chaque contraction il lance une moindre quantité de sang dans les artères. L'affaiblissement des contractions cardiaques est très-prononcé, comme on peut en juger par la faible distension des arières, la petitesse du pouls et l'application de la main à la surface de l'organe, à travers une ouverture faite aux parois abdominales et au diaphragme ; il peut de même être apprécié exactement, au moyen du cardiomètre adapté à une artère d'un certain calibre, cardiomètre dans lequel, d*après les observations de M. Bernard, le mercure ne s'élève plus qu'à une faible hauteur. L'affaiblissement des contractions cardiaques me parait être le ré* 0. coLm. — Physiol. comp.^ 2** édit. n — 28
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sultat le plus imporlant de la section de ces nerfs, et il peut se comprendre en admettant qu*une partie de la force contractile ou du principe de l'activité du cœur, dérive de la moelle allongée et se transmet par rinlermédiairc des nerfs vagues ; ceux-ci, une fois divisés, ne communiquent plus cette partie de force active et les mouvements cardiaques perdent plus ou moins de leur énergie habituelle.
Mais cette interprétation est-elle rigoureuse, et peut-elle subsister en présence des résultats que produit la galvanisation appliquée au bulbe ou aux nerfs vagues?
£. Wœbcr, Budge et, depuis, beaucoup d'autres expérimentateurs ont constaté qu'en galvanisant la moelle allongée, soit directement, soit par l'intermédiaire du bout central d'un nerf vague, on arrête sur-le-champ les mouvements du cœur, l'organe demeurant relâché et flasque. Ils ont vu aussi qu'en galvanisant les nerfs vagues on produit le même résultat. Ces deux faits sont très-exacts, et on peut les reproduire aisément M. Mandl et moi, en opérant à l'aide de l'appareil à induction, nous avons vu que le courant, d'abord faible, réduit les battements à 30, à 20, à 10, à 5 par minute, puis que ce courant, suffisamment intense, les arrête tout à coup et tue l'animal. Le cœur est alors flasque, relâché, comme il Test sur les grenouilles, d'après lés observations de Poletti, à la suite de la division de la moelle allongée, et aussi comme il l'est sur les animaux au moment des secousses convulsives qui se manifestent vers la un des hémorrhagies mortelles. Il est à noter que, dans le cas de galVanbation du bulbe, si l'on vient à couper les vagues, les battements du cœur qui étaient arrêtés se rétablissent, et que, dans celui de galvanisation de ces nerfs, les battements reprennent d'eux-mêmes au bout d'un certain temps, quoique le courant soit maintenu. De ces faits intéressants on a cru pouvoir conclure que la moelle allongée exerce sur le cœur, par l'intermédiaire des nerfs vagues, une influence non excito-motrice, mais négative, modératrice, ou mieux une action qui donnerait lieu au relâchement de l'organe à la suite de chacune de ses contractions.
Il y a quelques années, £. Cyon (1) a décrit, sous le nom de nerf dépresseur du cœur, un rameau du pneumogastrique naissant de ce nerf et du laryngé supérieur, et s'accolant au filet du gfand sympathique pour se tendre à la surface du cœur, avec des filets ganglionnaires. C'est par lui que serait transmise à l'organe l'influence négative de la moelle allongée. La galvanisation de son bout central donne lieu à de la douleur, à un ralentissement des mouvements du cœur et à une diminution considérable de la tension du sang dans le système artériel. Dans cette théorie^ l'action nerveuse qui fait contracter le cœur émane de la moelle épinière et des nerfs ganglionnaires. Elle alterne avec celle de la moelle allongée et des vagues destinée à produire le relâchement. Ainsi se trouverait réglé le rhythme des mouvements de l'organe central de la circulation. Mais la théorie, d'après laquelle les vagues transmettraient au cœur une influence négative ou une influence modératrice, si séduisante qu'elle paraisse, ne découle pas rigoureusement des faits sur lesquels on l'étaye.
D'une part, si la moelle allongée exerce sur le cœur, par l'intermédiaire des Vagues^ une action qui le fait relâcher après chaque contraction, comment se fait-il
(1) £. Cyon, Comptes rendus de V Académie des sciences, mars 1867.