‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 13 sur 239 · DE L'ABSORPTION PAR LES LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

DE L'ABSORPTION PAR LES LYMPHATIQUES

L'absorplîoD lymphatique, au point de Toe de la physiologie comparée, est dd phénomène moins générai que l'absorption ireineuse, puisque, d'une part, les vaisseaux de ce nom manquent dans les trois embranchements d'iuYertébrés, et que, d'autre part, chez les vertébrés, divers tissus, divers organes même en pa* nîssent dépourvus.

Mais, une fois que les vaisseaux blancs apparaissent, ils ne sont pas comme les veines chargés à titre accessoire de l'absorption : leur rôle devient spécialement et exclusivement un rôle d'absorption. Annexe et affluent du système veineux, Tensemble des vaisseaux blancs est construit tout exprès pour exécuter une fonction à laquelle le premier ne peut suffire.

Les lymphatiques ont, comme les chylifères, un rôle complexe : ils absorbent d'abord la lymphe ou les matériaux à l'aide desquels ils constituent la lymphe, et en même temps ils prennent dans les tissus ou aux surfaces les substances étran* gères éventuellement offertes à leur action. Comme les chylifères, ils apportent au sang des éléments réparateurs, sous la forme d'un liquide de transition qui doit être sanguifié par le fait de l'oxydation respiratoire.

Examinons donc en premier lieu l'absorption de la lymphe, puis nous rechercherons celle des autres matières qui peuvent être offertes à l'action des lymphatiques.

Page 1