‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 144 sur 239 · DÉSIGNATION DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION DES ANIMAUX

Cheval de 12 ans, vi^ureux, musclé

Cheval entier, très-musclé.

Jument très- vigoureuse.

Cheval entier, de trait

Cheval noir, très-vigoureux

Cheval gras, petit

Cheval vieux

Jument vigoureuse, vieille

Cheval gras, musclé é

Jument blanche, maigre

Cheval gris, entier

Cheval maigre • . . . .

Cheval vieux, maigre

Cheval vieux

Jument grasse, très- vigoureuse

Cheval entier, de gros trait

Cheval entier, de trait

Jument grise, grasse *

Cheval hongre noir, gras

Cheval gris, musclé

Cheval vieux, maigre ,

Cheval vieux (saignée faite à — 2<* centigr.)

Cheval vieux, encore gras

Cheval vieux» faible

Jument de trait, vieille, usée •

Cheval morveux

Cheval à maladie de pied

Cheval à eaux aux jambes

Cheval à emphysème pulmonaire

Cheval castré la veille

Cheval affecté du charbon 5 heures avant la mort

Cheval de trait, émacié

Cheval hongre, vieux, anémique

Cheval vieux, faible

Cheval légèrement galeux

Cheval gras

Cheval morveux, maigre

Cheval poussif.

Cheval de 12 ans

Mule vigoureuse, de 20 ans

Cheval de 6 ans, souffrant des extrémités

Cheval boiteux

Cheval couvert de poux

Jument débilitée

Cheval de trait, de 14 ans

Cheval à gale généralisée ancienne

CERTlftim,

à mesare qu'elle se forme; d'autre part, en fibrioesoluble qui se maiaUent à l'état de dissolution dans le sérum du sang.

Le dédoublement est très-rapide chez le mouton, les oiseaux, plus lent chez les Bolipèdes; il commence, suivant les espèces, une demi-minute, une minute ou

denx après Textraction; mais il ne s'achève qu'en un quart d'heure, vingt minutes et même plus encore. Si i'on vient à retirer ou à exprimer le caillot formé pendant les premières minutes, le sang en donne un second, comme nous l'avons vu déjà pour le chyle et la lymphe. Ce dédoublement est retardé par les acides organiques ou minéraux étendus; il est empêché par l'action du sulfate de soude, parles plus faibles doses d'alcalis, un millième, par exemple.

Les causes du dédoublement de la plasmine, et partant de la coagulation, ne sont pas bien connues. Les uns supposent que ce phénomène est dû à l'action d'une substance contenue dans les globules et associée à l'hémato-cristalline, substance qui, d'après Schmidt, est la globuline précipitable sous forme de matière blanche amorphe, lorsqu'un courant d'acide carbonique passe dans une solution faible de cristaux du sang; mais cette explication tombe devant ce fait que la lymphe et le chyle, dépourvus de globules rouges, se coagulent parfaitement. Quelles que soient ses causes, toutes les fois que le dédoublement se trouve ralenti comme dans les maladies inflammatoires et dans les états du sang appelés anémie, hydrémie et quelques autres, le sang se maintient longtemps fluide, et la précipitation des globules peut se faire (rès-complétement. Alors il se forme une couenne épaisse dans le sang de l'homme et un caillot blanc énorme chez les solipèdes, ou plutôt il y a dans les deux sangs un caillot fibrineux très-abondant, car la couenne et le caillot blanc sont parties similaires qui devraient recevoir une dénomination commune.

Il n'est pas facile d'expliquer comment le dédoublement de la plasmine ou la conversion de la matière fibrinogène en fibrine ne s'effectue qu'à compter du mo^ ment où le sang est extrait des vaisseaux. On dit bien que les parois vasculaires vivantes maintiennent l'élat liquide en neutralisant l'action coagulante attribuée à la globuline; on fait bien jouer, sous ce rapport, un rôle important au chlorure de sodium, à l'acide carbonique, à Tammoniaque, qui contribuent à tenir la fibrine en dissolution, et retardent la coagulation ; mais, quoique le premier de ces corps soit fixe et que le dégagement des deux autres soit empêché, la coagulation ne s'en fait pas moins dans le sang extrait des vaisseaux.

La rapidité ou la lenteur du dédoublement de la plasmine sont les deux circon-* stances qui ont le plus d'influence sur le mode de coagulation. Dans les cas les plus ordinaires, la rapidité du dédoublement a pour conséquence une coagulation prompte en caillot homogène. Dans les autres, au contraire, le dédoublement ralenti permet à la couenne de se former ou au caillot de se diviser en deux parties. En effet, si la conversion de la matière fibrogène en fibrine s'opère très-vite, la coagulation rapide du liquide ne laisse pas aux globules le temps de se précipiter, et ceux-ci demeurent dispersés dans la totalité du coagulum, qui est alors sans couenne. Mais, si celte conversion est ralentie, comme dans les maladies inflammatoires, les globules, avant que le sang se prenne en gelée, peuvent descendre en vertu de leur pesanteur spécifique dans les couches inférieures, et laisser la zone supérieure décolorée sous forme de couenne. Si, enfin, le sang demeure très*longtemps fluide, comme chez les soli* pèdes, les globules qui pèsent 1088 alors que le plasma ne pèse que 1050, les globules abandonnent la moitié supérieure du caillot, et descendent totalement dans la moitié inférieure, d'où la distinction nette entre le caillot blanc et le caillot rouge, le premier n'étant que l'exagération de ce qu'on appelle la couenne dans le sang humain.

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