DÉSIGNATION DES ANIMAUX
Cheval de 12 ans, vi^ureux, musclé
Cheval entier, très-musclé.
Jument très- vigoureuse.
Cheval entier, de trait
Cheval noir, très-vigoureux
Cheval gras, petit
Cheval vieux
Jument vigoureuse, vieille
Cheval gras, musclé é
Jument blanche, maigre
Cheval gris, entier
Cheval maigre • . . . .
Cheval vieux, maigre
Cheval vieux
Jument grasse, très- vigoureuse
Cheval entier, de gros trait
Cheval entier, de trait
Jument grise, grasse *
Cheval hongre noir, gras
Cheval gris, musclé
Cheval vieux, maigre ,
Cheval vieux (saignée faite à — 2<* centigr.)
Cheval vieux, encore gras
Cheval vieux» faible
Jument de trait, vieille, usée •
Cheval morveux
Cheval à maladie de pied
Cheval à eaux aux jambes
Cheval à emphysème pulmonaire
Cheval castré la veille
Cheval affecté du charbon 5 heures avant la mort
Cheval de trait, émacié
Cheval hongre, vieux, anémique
Cheval vieux, faible
Cheval légèrement galeux
Cheval gras
Cheval morveux, maigre
Cheval poussif.
Cheval de 12 ans
Mule vigoureuse, de 20 ans
Cheval de 6 ans, souffrant des extrémités
Cheval boiteux
Cheval couvert de poux
Jument débilitée
Cheval de trait, de 14 ans
Cheval à gale généralisée ancienne
CERTlftim,
à mesare qu'elle se forme; d'autre part, en fibrioesoluble qui se maiaUent à l'état de dissolution dans le sérum du sang.
Le dédoublement est très-rapide chez le mouton, les oiseaux, plus lent chez les Bolipèdes; il commence, suivant les espèces, une demi-minute, une minute ou
denx après Textraction; mais il ne s'achève qu'en un quart d'heure, vingt minutes et même plus encore. Si i'on vient à retirer ou à exprimer le caillot formé pendant les premières minutes, le sang en donne un second, comme nous l'avons vu déjà pour le chyle et la lymphe. Ce dédoublement est retardé par les acides organiques ou minéraux étendus; il est empêché par l'action du sulfate de soude, parles plus faibles doses d'alcalis, un millième, par exemple.
Les causes du dédoublement de la plasmine, et partant de la coagulation, ne sont pas bien connues. Les uns supposent que ce phénomène est dû à l'action d'une substance contenue dans les globules et associée à l'hémato-cristalline, substance qui, d'après Schmidt, est la globuline précipitable sous forme de matière blanche amorphe, lorsqu'un courant d'acide carbonique passe dans une solution faible de cristaux du sang; mais cette explication tombe devant ce fait que la lymphe et le chyle, dépourvus de globules rouges, se coagulent parfaitement. Quelles que soient ses causes, toutes les fois que le dédoublement se trouve ralenti comme dans les maladies inflammatoires et dans les états du sang appelés anémie, hydrémie et quelques autres, le sang se maintient longtemps fluide, et la précipitation des globules peut se faire (rès-complétement. Alors il se forme une couenne épaisse dans le sang de l'homme et un caillot blanc énorme chez les solipèdes, ou plutôt il y a dans les deux sangs un caillot fibrineux très-abondant, car la couenne et le caillot blanc sont parties similaires qui devraient recevoir une dénomination commune.
Il n'est pas facile d'expliquer comment le dédoublement de la plasmine ou la conversion de la matière fibrinogène en fibrine ne s'effectue qu'à compter du mo^ ment où le sang est extrait des vaisseaux. On dit bien que les parois vasculaires vivantes maintiennent l'élat liquide en neutralisant l'action coagulante attribuée à la globuline; on fait bien jouer, sous ce rapport, un rôle important au chlorure de sodium, à l'acide carbonique, à Tammoniaque, qui contribuent à tenir la fibrine en dissolution, et retardent la coagulation ; mais, quoique le premier de ces corps soit fixe et que le dégagement des deux autres soit empêché, la coagulation ne s'en fait pas moins dans le sang extrait des vaisseaux.
La rapidité ou la lenteur du dédoublement de la plasmine sont les deux circon-* stances qui ont le plus d'influence sur le mode de coagulation. Dans les cas les plus ordinaires, la rapidité du dédoublement a pour conséquence une coagulation prompte en caillot homogène. Dans les autres, au contraire, le dédoublement ralenti permet à la couenne de se former ou au caillot de se diviser en deux parties. En effet, si la conversion de la matière fibrogène en fibrine s'opère très-vite, la coagulation rapide du liquide ne laisse pas aux globules le temps de se précipiter, et ceux-ci demeurent dispersés dans la totalité du coagulum, qui est alors sans couenne. Mais, si celte conversion est ralentie, comme dans les maladies inflammatoires, les globules, avant que le sang se prenne en gelée, peuvent descendre en vertu de leur pesanteur spécifique dans les couches inférieures, et laisser la zone supérieure décolorée sous forme de couenne. Si, enfin, le sang demeure très*longtemps fluide, comme chez les soli* pèdes, les globules qui pèsent 1088 alors que le plasma ne pèse que 1050, les globules abandonnent la moitié supérieure du caillot, et descendent totalement dans la moitié inférieure, d'où la distinction nette entre le caillot blanc et le caillot rouge, le premier n'étant que l'exagération de ce qu'on appelle la couenne dans le sang humain.