PHOSPHATE
de magnésie.
CARB05ATE
' de chaux.
Dent d'un bœuf (ivoire)
Dent d'un bœuf (émail)
Dent d'un bœuf (cément)
tnce.
Enfin le cément, disposé en couches plus ou moins épaisses en dehors des racines, dans leurs intervalles, en divers points de la partie libre, et dans la cavité encore plus ou moins remplie de pulpe, paraît avoir, d'après les observations de Retzius, la texture intime de la substance osseuse'; il a, comme l'os, de^ canalicules et des corpuscules étoiles.
Ces trois parties constitutives de la dent ont, d'après les analyses de M. Lassaigne, de Berzelius et de M. Fremy, à peu près la même composition chez les animaux que chez l'homme. Ce dernier chimiste a reconnu, comme ses prédécesseurs : 1° que l'émail des dents, sans analogie avec la substance osseuse, renferme seulement 2 à 3 centièmes de matière organique, 3 à /^ cenlièmes de carbonate calcaire, une forte proportion de phosphate de chanx, du fluorure de calcium^ de
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la magnésie et des sels alcalins ; 2"^ que Tivoire est à peu près semblable aux os, dont il diffère seulement par un faible excédant de phosphate de chaux et de magnésie ; 3"* que le cément a, dans le bœuf, par exemple, exactement la même cooi position que l'os.
L'accroissement de la dent a lieu, de même que celui des poils, de la base vers l'extrémité libre, mais il ne s'effectue que'dans des limites assez restreintes. Dans les incisiTes et les canines, dont la racine simple est cylindrique ou légèrement conoîde, les parties de nouvelle formation ne changent point la forme primitive de la dent. Dans les molaires, au contraire, la configuration de la partie enchâssée se modîGe trèS'Seusiblement. Chez les soiipèdes, la dent, au lieu de conserver à sa base la orme primitive d'un prisme quadrangulaire cannelé sur ses faces, se découpe en trois ou quatre racines coniques creuses recevant chacune un prolongement de la pulpe. Dans ces trois espèces de dents, dont la racine se rétrécit à son extrémité, la pulpe est progressivement resserrée et éprouve une sorte de compression qui, à la longue, devient un obstacle à l'accroissement : aussi, celui-ci finit par s'arrêter, bien que l'usure continue. 11 n'y a d'exception à cet égard que pour les incisives des rongeurs, particulièrement des lapins, incisives dont l'accroissement continue pendant toute la durée de la vie, comme l'ont démontré les recherches de M. Oudet (1), et cela, en raison du diamètre uniforme de l'incisive dans tous les points de sa longueur.
Le renouvellement des dents s'opère par la formation d'un nouveau germe ou . d'une nouvelle capsule de même structure que celle qui avait donné naissance à la dent caduque. Cette capsule, placée en arrière de la dent primitive pour les incisives, en dessous pour les molaires, prend peu à peu du développement, et à mesure que la dent nouvelle qu'elle contient augmente de volume, la pulpe et la racine de la première éprouvent une compression qui en détermine l'atrophie graduelle. Une fois que la dent nouvelle a acquis une certaine longueur, elle sert de sa capsule percée et vient se montrer à l'extérieur, soit en perforant la maxillaire et la muqueuse buccale^ comme le font les incisives, soit en soulevant par sa face libre la dent ancienne, qui ne tarde pas à tomber, comme cela a lieu aux dents molaires. Cependant, ce mode d'éruption des dents nouvelles n'est pas le même chez tous les animaux. Chez l'éléphant, par exemple, qui n'a à la fois que quatre molaires de chaque côté, deux en haut, deux en bas, les molaires nouvelles se développent en arrière des anciennes, qu'elles poussent obliquement en avant à mesure qu'elles arrivent au niveau de la table de frottement, et leur éruption est tellement réglée, qu'il n'y a jamais plus de quatre molaires pour les deux mâchoires du même côté (1).
La dent, quoiqu'jelle soit privée de vaiœeaux et tout à fait insensible, n'en est pas moins une partie vivante. Les tubes ou les canalicules de l'ivoire, signalés pour
(1) Oudet, De r accroissement continu des incisives chez les rongeurs et de leur reproduc* tion. Paris, i850, in>8.
(2) Consultez, pour les détails sur ce point, G. Guvier, Leçons cCanatomie comparée, 2* éd. Paris, 1836-1846. — Fr. Cuvier, Des Dents des mammifères. Paris, 1825. — E. Rousseau, Anatomie comparée du système dentaire, Paris, 1834. — Oudet, Recherches onatomiques^ physiologiques et microscopiques sur les dents, Paris, 1862.
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la première fois par Leeawenhoeck, sont des conduits destinés à transmettre des sucs de la pulpe dans toute l'étendue de Torgane : le fait de leur coloration par la garance prouve leur perméabilité. Ils s'ouTrent dans la cavité de la pulpe et arri* vent jusqu'aux canaux du cément dans les points où Tivoire n'est pas recouvert par rémail, aux racines par exemple. Le suc qu'ils contiennent est transparent et de nature encore inconnue. D'ailleurs, dans le cas de carie^ si la lésion s'arrête, les canalicules dentaires se remplissent par la substance appelée dentine, et le tissu de l'ivoire, devenant plus dense, moins perméable, offre une plus grande résistance à l'action des agents destructeurs. Il peut même se former, dans la cavité centrale de la dent, de petites masses ou de petits osselets de dentine qui témoignent aussi de la vitalité des éléments constitutifs de la dent (1).