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^|tb^n^n^^>a^^ein des rfseaui capillaires â
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S^^*-^* ^ip'^^'W*^^)''^' ^^ râseaux aduiiraUes trè.s-
.J'vS^!^^'^*^*'^'' ^^ corpuscules de Malpiglii,
i^*î^^fi^*vS^ci^r^^se irès-détiée, continue a
'^il. outre le sang qui leur est
parties posiÉrieures du corps.
au lieu de se joindre eoiiù-
des branches qui semblent
le manière il constituer des
.le pense Cuvier, il pourrait
Tussent elTérenles; c'est-
FiG. 162. — Gloménile rénal.
^\ll DES SÊCBÊTIONS.
à-dire destinées à emmener hors du rein le sang que les artères apportent à cet
organe.
La sécrétion urinaire a lieu dans les canalicules uriniières ; ceux-ci commencent comme Bowman Ta fait voir par un cul-de-sac renflé ou par une vésicule qui renferme le peloton vasculaire connu sous le nom de corpuscule de Malpighi. Il en
résulte que le sang apporté là donne an canalicuje les matériaux de Turine. Ce canalicule, d'abord sinueux, devient droit plus tard. Il est constitué par une membrane propre, transparente, amorphe, tapissée par un épiihélinui à cellules polygonales. C'est à l'extrémité renflée de ces tubes, et probablement dans tonte leur étendue que les matériaux de l'urine, en partie tous formés dans le sang, sont extraits. Bowman pense que l'eau sort du gioraérulc, et que l'urée, l'acide urique, les sels passent dans les radicules des veines, de là dans les parois des canalicules, et particulièrement dans leurs cellules épithéliales, d'où un travail de dialyse et d'exosmose les verse dans la cavité des canalicules urinifères. Cette filtration doit probablement s'opérer en bloc. Dans tous les cas, elle se fait sans que les épithéliums se détachent ou se déchirent^ car l'urine ne renferme pas d'éléments figurés, sauf quelques débris épiihéliques, avec* des globules muqueux. La pression sanguine a une très-grande influence sur le travail de filtration.
Le mode suivant lequel s'effectue la sécrétion urinaire a une grande analogie avec celui des autres sécrétions dépuratives. Cette sécrétion est continue, l'excrétion de son produit seule est intermittente. Pour s'en convaincre, il suffit, comme je l'ai fait sur le cheval, d'adapter à l'uretère, sans ouvrir le péritoine, un tube qui sort à l'extérieur à travers une plaie du flanc. On voit, par ce moyen, que l'urine s'échappe lentement et goutte à goutte, plus abondamment dans certaines circonstances que dans d'autres. La sécrétion devient très-active lorsque l'absorption fait pénétrer dans le système vasculaire une grande quantité de liquide ; elle diminue, au contraire, à mesure que la proportion des principes aqueux du sang devient moins considérable; cependant, elle ne se suspend jamais d'une manière complète, et s'entretient même alors que les animaux sont privés d'aliments et de boissons. Comme la sécrétion biliaire, celle de l'nrine a une rémittence manifeste qui est subordonnée aux époques de la digestion, de l'absorption, et à l'activité de la transpiration cutanée. Tout le monde sait qu'il y a un antagonisme remarquable entre l'action des reins et celle de la peau, que la première est plus abondante dans les saisons froides et humides, la seconde dans les saisons chaudes, et que les causes qui surexcitent l'une d'elles produisent généralement sur l'autre un effet opposé. Dans les conditions qui tiennent le milieu entre ces extrêmes, cette sécrétion
(*) a, artère glomérnlaire ; fr, artériole dn glnménile ; e, glomémle ; d, art^riole d'un of>q>ngcule de Malpighi ; e, i^ff««ti o^illaire. >
SÉCRÉTION UB1NAIRE. 715
fournit, terme moyen» chez le cheval, de 10 à 20 litres d*urine en vingt-quatre heures, d'après les observations que j'ai pu recueillir.
La sécrétion de l'urine s'elTcctue uniquement aux dépens du sang artériel apporté en grande quantité au rein par son artère courte et volumineuse. Les prétendues communications directes entre l'estomac et les voies urinaires n'ont jamais existé, et le reflux, dans le rein, du sang de la veine porte et de la veine cave, supposé tout récemment pour expliquer la rapidité avec laquelle les liquides sont éliminés par les urines, est une pure fiction que repoussent à la fois les notions les plus élémentaires de la physiologie et des expériences déjà fort anciennes, expériences dans lesquelles Chirac, Helvétius, Astruc, Vestromb, Krimer, ont vu la sécrétion urinaire se suspendre après la ligature des artères rénales.
La quantité d'urine produite en vingt-quatre heures par les divers animaux est très-variable. Becquerel l'a évaluée pour l'homme, terme moyen, de 1200 à 1300 grammes. M. Boossingault l'a trouvée de 7''*^2 pour la vache, et de 3 kil(^grammes pour le porc âgé de neuf mois. Sacc (1) dit qu'elle s'élève de 9 à 12 kilogrammes pour le cheval, de 7 à 9 pour le boeuf et de 0^>^9 pour le mouton. D'après Lehmann, elle serait, en vingt-quatre heures, par kilogramme du poids du corps, de 26 grammes chez l'adulte, et de kl grammes chez l'enfant. Cette quantité, suivant mes évaluations, serait, pour le cheval, terme moyen, de 22 à UU grammes. Les matières salines qui se trouvent dans la masse totale du liquide, pèsent, chez l'homme adulte, de ZiO à 80, et chez le cheval à peu près de 108 à 135 grammes.
La quantité d'urine augmente considérablement chez les herbivores mis au pâturage ou au régime du vert, comme chez ceux qui reçoivent des pulpes, des racines. Le froid qui survient brusquement, l'humidité, Tingeslion de divers sels et de la plupart des diurétiques, l'accroissent dans une proportion considérable. Au contraire, elle est plus ou moins réduite par les influences qui activent l'exhalation de la peau, par les maladies aiguës, la fièvre, les affections du cœur, l'irritation des reins, etc.
L'urine est un liquide jaunâtre chez la plupart des animaux; d'un jaune-citron sur les solipèdes, plus pâle chez les bœufs, plus foncée chez les carnassiers. La nature de l'alimentation et divers états de l'organisme en modifient la nuance.
Son odeur a quelque chose de particulier dans chaque espèce. Elle est extrêmement prononcée chez les carnassiers, notamment chez le chat. Quelque temps après l'extraction, elle devient généralement ammoniacale. Sa saveur est salée, amère; elle devient sucrée dans le cas de glycosurie très-prononcée. Sa densité oscille généralement entre 1,01/i à 1,037. Sa réaction est variable suivant les espèces et les conditions dans lesquelles se trouvent les animaux. Elle est alcaline che^ les herbivores, et acide chez les carnassiers, suivant la remarque déjà ancienne de Reil et de Burdach. Chez l'homme, dans une journée, elle peut être tour à tour acide, neutre ou alcaline; mais l'acidité s'observe en général pendant les deux tiers d'une période de vingt-quatre heures. Comme cette réaction dépend de la nature des aliments, ses variations sont réglées. L'urine de tous les jeunes mammifères est acide pendan la période de l'allaitement. Celle des herbivores, habituellement alcaline, devient
(1) Sacc, Précis élémentaire de chimie agricole , 2* édit., p. ,348.
acide si on les soumet à l'usage de la chair, comme je l'ai coastalé sur le taureau it plusieurs peiils ruminants. Elle passe à l'aicalinité chez les carnatoîers dès qu'ils sont nourris de substances végétales: enûn l'urine de tous les animaux, quel que soit leur régime antérieur, est acide dès que la digestion est suspendue par la maladie ou par l'abstinence, car alors les matériaux de l'urine sont empruntés à la propre substance de l'organisme. L'alcalinité est due au bicarbonate de potasse, aux phosphates de soude et de potasse. L'acidité paraît tenir non à l'acide urique, qui n'agit pas sensiblement sur le papier bleu de tournesol, mais aux phosphates acides de chaux et de soude.
L'urine, examinée lors de son émission^ est généralement transparente; elle peut néanmoins'présenter alors des cellules épithéliales, des globules de mucus, des corjjs cylindriques provenant d'une desquamation des tubes urinifères, méine quelquefois des globules de sang et des cryptogames. Si elle a été exposée au cooiaci de l'air elle a pu donner lin dépôt grisâtre ou rougeâtre formé par diiïéreots sels, notamment l'urate de soude, l'urate d'ammoniaque, le phosphate ammoniacomagnésien, les carbonates et phosphates calcaires, et exhaler une odeur ammoniacale résultant d'un commencement de décomposition. Le tableau suivant donne sa composition chimique chez l'homme, le cheval, le bœuf, le veau, le porc et les carnivores :
Urine de Vhontme^ cTaprès Lehmann (1).
Urée 32,91
Acide urique ' 1,07
Acide lactique 1 ,55
Extrait aqueux et extrait alcoolique 10, AO
LActate d*ammoiiiaque ^ 1 « 96
Mucus 0,10
Sulfates alcalins 7,29
Phosphate de soude 3,66
Phosphates de chaux et de magnésie 1,1S
Chlorure de sodium et d'ammoniaque 3,60
Eau 931,A1
1000,00 UHne du cheval (2), de la vache (3), du jwrc (4), d'après M. Boussingault.
CHEVAL
Orée 31,0
Hippurate de potasse à, 7
Lactates alcalins 20,1
Bicarbonate de potasse 15,5
Carbonate de magnésie â,2
Carbonate de chaux 10,8
Sulfate de potasse* 1,2
Chlorure de sodium 0,7
Silice 1,0
Phosphate 0,0
Eau et matières indéterminées. 910 ,8
(1) Régime indéterminé.
(2) Trèfle vert et avoine.
(3) Au régime du regain et des pommes de terre.
(4) Au régime des pommes de terre cuites.
VACHE
POBC.
indét.
traces
traces
SÉCRÉTION URlNÂtRE. 717
Urine du veau, d'après Braconnot (1).
Urée, matière urinaire 2,36
Chlorure de potassium 3,22
Chlorure de sodium traces
Sulfate de potasse 0^44
Phosphate ammoniaco-magnésien 0,17
Oxyde de fer, chaux, silice traces
Eau 993,80
Urifie du lion et du tigre, d*nprcs Hicronymi.
Urée, extrait alcoolique, acide lactique 132,20
Acide urique 0,22
Mucus 5,10
Suirate de potasse 1 ,20
Sel ammoniac et chlorure de sodium 1,16
Phosphate terreux 1,76
Phosphate de potasse et de soude 8,02
Phosphate d'ammoniaque 1,02
Lactate de potasse 3,30
£au 846,10
La com|K)sition moyenne des ariues, d'après les analyses ci-dessus et quelques autres, a été eiprimée comme il suit par M. Is. Pierre.
ÉLtHEMTS DU LIiîUlDE.