‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 202 sur 239 · SENSATIONS RELATIVES AUX ACTES REPRODUCTEURS · texte numérisé non relu

SENSATIONS RELATIVES AUX ACTES REPRODUCTEURS

La séparation des sexes commence à s'opérer déjà -dans les classes inférieures, comme parmi les polypes et les écbinodermes : elle existe dans une grande partie des mollusques^ dans la généralité des articulés, notamment chez les arachnides, les crustacés et les insectes, enfin chez les vertébrés. Elle entraîne de. toute nécessité le concours de deux individus de sexe différent pour la reproduction : mais ce concours, qui a pour but unique de mettre le sperme en rapport avec les œufs, s'eiïectue de trois manières biep distinctes. Par la première, qui est celle des poissons, le mâle et la femelle répandent dans le milieu ambiant les œufs et le sperme, dont la rencontre fortuite donne lieu à la fécondation ; par la seconde, qui appartient aux batraciens, le mâle se fixe à la femelle et en arrose les œufs à mesure qu'ils sont pondus; par la troisième, qui s'observe chez la généralité des animaux, il y a accouplement: le mâle introduit dans les cavités sexuelles de la femelle le fluide qui féconde les œufe avant leur élimination.

Chez les animaux dont la fécondation résulte d'un accouplement, l'œuf se développe : 1^ ou après avoir été éliminé ; 2** ou en parcourant ses voies d'élimination, soit sans y contracter des connexions vasculaires, soit en tirant de la mère, à l'aide de rapports vasculaires, les matériaux formateurs du nouvel être; dans le premier cas, les animaux sont ovipares; dans le second, ovo-vivipares, et dans le troisième, vivipares.

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