‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 210 sur 239 · II. — De l'ovulation · texte numérisé non relu

II. — De l'ovulation

Pendant que, dans le mâle, les glandes spermagènes préparent un élément essentiel à la production d'un être nouveau, les ovaires^ dans la femelle, sont le siège, d'un travail par lequel se forme un second élément contenant le germe de ce nouvel être, c'est-à-dire un œuf dont le développement pourra s'opérer sous l'influence vivifiante du fluide séminal.

L'ovulation et la sécrétion spermatique sont deux phénomènes parallèles et cor-^ rélatifis dans tous les animaux, à sexes réunis ou à. sexes séparés. Tons les deux sont spontanés^ et coexistent à partir de l'âge de la puberté jusqu'à celui où cesse l'aptitude à la reproduction. Tous les deux jouissent de leur maximum d'activité à l'époque du rut dans toutes les classes animales.

L'ovaire,* appelé par les anciens le testicule de la femelle, avant que Sténon et de Graaf eussent reconnu sa nature et soupçonné l'identité de sa structure dans la généralité des animaux, se compose chez les mammifères d'une gangue cellule^ fibreuse pénétrée de vaisseaux, et au milieu de laquelle sont disséminées des vésicules qui elles-mêmes contiennent les ovules. La gangue ou le stroma, pins abondant pendant le jeune âge et dans les intervalles du rut,, existe en proportion

(i) s. Arloing, Études sur les organes génitaux du iièvre^ du lapin et du léporide (Jour- )ial de fanât, et de la physioLtiSQS, p. 460).

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î|ime la vache, la )aptne, ta jreinière vue compacle et ho- ^^e de Cavier, le stroma est i*nombreuses et très- grandes, iHe parenchynialeuse, mais la Il : aJDsi, chez la civetle, le

I, albnmlDeux, transparent,

fk'niËes par trois ineiBbranes

lleconde ou tunique propre,

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luitaal aussi de l'association

â séparer et pleines de gra-

s observateurs, dans l'épais-

t'onchet, entre celle-ci et la

1 cellules granuleuses auquel

'proligèn. Son diamètre est

tie exlérieure du slroma ou ffient les œufs en quanlité proies protège et factliie ultérieu- !n, monlre leurs divers états

LiSïaiiBliuie; 4, 5, 6, T, B, follical» À dinn [(SB/ilot pnligtnj la. EDlllonle imd ounni

■.m în?4iioiqae plus simple qtie celai d«t tioD. Le siroina, très-peu abonllulaire Gn, mélË ii des yaisseaox.

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^:igjC^ présente dans l'ovaire, oITre une

*~" "' 1* les diverses classes animales, et

Terlfbrés. Il se compose cliez les

h^i^^k^e millimËirc de diamètre, de trois

i^w^&f^GQSc, le vitellus et la vésicule ((ermi-

le nom de zone trampa-

•e jiir Ju[iKll> i'op*r¥ra li

rente y forme à i*OYule, d'après Bischofr(l), une enveloppe membraneuse épaisse, hyaline, transparente, élastique, sans texture déterminée. Ses contours externe et interne ont Taspect de deux lignes circulaires entre lesquelles se dessine un anneau diaphane. Quelques observateurs la croient constituée seulement par une couche d'albumine déposée à la surface de Tovule, mais la résistance qu'elle présente lorsque l'œuf est soumis à i;ne pression assez forte, et l'apparence de sa déchirure quand l'ovule a été dilacéré, éloignent l'idée d'un simple enduit albumineux.

Le vUellus ou sphère vitelline, l'analogue du jaune dans l'œuf des oiseaux, est contenu dans l'enveloppe transparente dont il vient d'être question. C'est un fluide épais, visqueux^ mêlé à une grande quantité de granulations fines, et, chez beaucoup d'animaux^ ce n'est qu'une masse de granules avec fort peu de liquide dans son épaisseur. Celui des oiseaux est constitué, d'après Pouchet, par des vésicules polygonales pleines d'un liquide dans lequel oscillent avec rapidité des granules très-ténus, granules qui sortent lentement des vésicules, lorsque cellei-ci éprouvent dans leur paroi une solution de continuité; mais cette dernière organisation, qui paraît assez générale parmi les ovipares, n'appartient pas à l'œuf des mammifères.

La vésicule germinative, découverte par Purkinje dans l'œuf des oiseaux, et par M. Coste dans celui de la femme et des mammifères, est une petite vésicule hyaline, à parois minces, occupant dans le principe à peu près le centre du viiellus, mais se rapprochant insensiblement de la circonférence de celui-ci à mesure que Tovule parvient à maturité. Elle renferme un liquide incolore dans lequel on trouve souvent des granules plus ou moins fins, qui manquent dans beaucoup d'oiseaux et de poissons. Ces corpuscules, en s'accumulant en un point de la face interne de la vésicule, y forment une tache que Wagner a appelée germiuative. Cette tache, très-variable aussi quant à son étendue et à son aspect, a été trouvée multiple dans divers animaux, notamment chez la brebis et la lapine. Elle semblerait ne pas avoir, d'après les recherches de M. Coste (2}, l'importance que lui ont attribuée les premiers observateurs.

L'œuf des oiseaux,* ptis comme type des ovipares, présente, tant qu'il est daus l'ovaire, les mêmes parties essentielles que celui des

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